L'homme n'a pas moins besoin de liberté que l'âme d'un corps.
Mais une des innombrables particularités qui distinguent l'homme de la bestiole, c'est qu'il en veut plus. Et même quand il a la quantité suffisante, c'est la qualité qu'il réclame.
Il faut écouter les vieillards : il y a toujours dans ce qu'ils disent un peu de vérité. Mais il ne faut pas leur obéir, car ils ont perdu ce qui faisait leur force : la jeunesse.
Folie : désertion à l'intérieur.
Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.
La presse a tous les droits... La défendre depuis trente ans n'interdit pas un regard critique !
Elle répondit qu'elle n'avait pas le droit de sortir une pièce à conviction.- Quelle conviction ? T'en as une ?
Quand on a un Germain, on ne va pas chercher un Deschamps.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
Ce qui me captivait avec toi, c'est que tu me faisais accéder à un autre monde.... Ce monde m'enchantait. Je pouvais m'évader en y entrant, sans obligations ni appartenance. Avec toi j'étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi même. Tu m'offrais l'accès à une altérité supplémentaire.
J'écoute, et la sueur coule à ma tempe blême,Car dans l'ombre une main spectrale m'a tenduUn funèbre miroir où je vois, confondu,Monter vers moi du fond mon image elle-même.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
S'identifier à l'esprit, c'est monter au-dessus des nuages.
Le Lido a été pour moi une chose merveilleuse. On m'a mis des plumes, il fallait que je descende très doucement l'escalier et ça m'a donné une autre discipline de moi-même.
Une grande partie de mon travail consiste simplement à jouer avec des équations et à voir ce qu'elles donnent.
Je m'amuse à chanter, j'aime la chanson et la musique, et je fais mon métier de soi-disant chanteur de music-hall, parce que je l'aime, parce que j'aime bien être sur une scène, parce que j'aime bien me raconter et raconter des histoires.
Chaque jour est incroyable, même quand c'est affreux, parce que tout a une raison. Je sais que cette chose horrible qui se passe aujourd'hui va apporter quelque chose de si incroyable.
Amour-propre : Grand luxe qui conduit trop souvent à se retrouver seul chez soi.
Le petit virus (Coronavirus) a déclenché sur la planète des chaînes d'interactions et rétroactions de tous ordres innombrables et imprévues.
À l'origine, je voulais appeler le groupe 'Guns' n Robots '. Je crois toujours que si nous nous appelions «Guns 'n Robots», nous serions toujours ensemble.
On n'a pas toujours les pensées les plus justes mais on a besoin de les sortir.
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Vous devez aimer ce que vous faites, et vous devez en avoir besoin comme si vous aviez besoin d'air. Et il n'y a rien d'autre qui me donnerait le même degré de satisfaction que d'être acteur, c'est pourquoi je ne peux pas m'en éloigner.
Je ne porte la voix de personne et je m'adresse à tout le monde.
Les gens qui s'opposent à vos idées sont immanquablement ceux qui représentent l'ordre établi que vos idées dérange.
Les malheurs sont souvent enchaînés l'un à l'autre.
Même les voleurs de grand chemin ont disparu : les uns, habitués au plein air, exercent la profession de pickpockets sur les champs de course ; les autres se sont adonnés à la haute banque.
Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout ; à peine est il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même.
Il ne faut craindre rien, quand on a tout à craindre.
Les gens moins heureux ne rient qu'à propos.
À celui qui en un certain sens a beaucoup d'intelligence, tout devient unique - Ses passions, sa position, ses événements, ses aspirations, bref, tout ce qui le touche devient absolu - se transforme en destin.
Le bourgeois qui dit ne croire à rien ne sera jamais qu'un bourgeois frauduleux.
Je le dis toujours : il y a pis que l'esclavage, dans ce monde, il y a l'étranger sans passeport.
Tous les hommes sont attachés à l'existence, même s'ils ont une vie misérable.
Je ne l'ai pas connue à ses débuts mais cela fait tout de même quarante ans que nous nous fréquentons : la télévision aura été - est encore- l'une de mes occupations favorites. J'ai pour elle plus d'amour que de détestation.
Des tentures arrachées par le vent formaient sur le plancher gondolé de petits tas semblables à des dames faisant la révérence.
C'est une fleur de ParisDu vieux Paris qui souritCar c'est la fleur du retourDu retour des beaux joursPendant quatre ans dans nos coeursElle a gardé ses couleursBleu, blanc, rouge, avec l'espoir elle a fleuri,Fleur de Paris.
Je préfère ce qui me rapproche des autres hommes à ce qui m'en distingue.
Burke s'était imbu de tous les préjugés des Romains à l'égard du commerce. Pour lui les mots de ''marchand'' et de ''voleur'' étaient presque synonymes ; et jamais il ne put séparer l'idée du commerce de celles d'exclusion, de monopole et d'avarice.
Tout est dit dans mes chansons. Seulement, ce n'est pas raconté de façon prosaïque, c'est enjolivé. L'essentiel est dedans...Alors à quoi bon en parler ? Si je me mets à parler, ça perd de son intérêt. Moi, je suggère. C'est le public qui fait le reste.
Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l'expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés.
Tes yeux me souriaient... et je marchais heureuxSous le ciel constellé, nocturne et vaporeux,Pendant que s'entr'ouvrait, blancheur vibrante et pure,Mon âme - comme un lys ! - passée à ta ceinture.
Le but de la conversation devrait être comme le but d'une flèche volante - atteindre le butn ; mais pour cela il faut qu'il y ait un but à atteindre, c'est-à-dire qu'il y ait un auditeur.
Les droits que nous voulons:Nous voulons choisir notre mariNous voulons être propriétaire de nos terresNous voulons aller à l'écoleNous ne voulons plus être exciséesNous voulons prendre nos propres décisionsNous voulons être respectées dans le monde de la politique, et en tant que chefs de file.
Revoir les lieux autrefois visités, les amis autrefois fréquentés, les livres lus jadis, est une des passions du déclin. Or, c'est précisément se comparer à soi-même; c'est éprouver si l'on a toujours autant de facultés de sentir et si l'on a les mêmes.
Le Ramadhan est un mois de recul, de pose spirituelle où l'Homme se retrouve face à lui-même, où le croyant réfléchit à ses excès de vie, aux excès des ses désirs que le poussent vers plus de frustrations.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.
Il y a dans ces planches une beauté qui permet à tous, initiés ou non, d'entrer en contact avec différents univers.
Je ris deux fois d'un bon mot, d'abord de la manière dont je l'entends, et ensuite de la manière dont celui qui me l'a dit l'explique.