Ce qu'il y a de bien quand on devient vieux, c'est que toutes ces choses que vous n'avez pas pu avoir quand vous étiez jeunes, vous n'en avez plus envie.
Fanatique. Celui qui s'obstine à soutenir une opinion qui n'est pas la vôtre.
Qu'elle est admirable la jeunesse de l'homme ! Elle est toute d'angoisse et de féeries, et il n'arrive jamais à la connaître sous son vrai jour, que lorsqu'elle l'a quitté pour toujours.
Nous ne manquons pas d'occasion de contempler les hommes hors du monde - et aussi avant et après le monde - des stamina destinées à être des hommes et à ne pas en être. Pour ceux-là - des enfants - pour ceux-ci, des anciens.
Dire seulement leurs noms à ces combattants, dire seulement leurs noms c'est les défendre, c'est les sauver.
Le grand premier rôle de la femme et qui va grandissant du XVIe au XVIIIe siècle, c'est celui de la favorite. Deux noms, deux types se présentent aussitôt à l'esprit: Mme de Maintenon, Mme de Pompadour.
La vie l'épouvantait à présent; il se sentait faible et désarmé devant elle, et il pleurait, pleurait.
Un jour, je n'entrerai pas à l'Académie.
J'ai lu de nombreuses définitions de ce qu'est un écologiste, et j'en ai moi-même écrit quelques-unes, mais je soupçonne que la meilleure d'entre elles ne s'écrit pas au stylo, mais à la cognée.
N'avouez jamais! L'adage du louchebem guillotiné au siècle dernier. Ce qu'il a gueulé sur la bascule: N'avouez jamais! Son cri, d'écho en écho, dans les taules, nous parvient toujours.
Progresser, sans être ligoté à un but, voilà le défi.
Ici, que la poésie morte revienne à la vie.
Un journaliste qui n'a pas de pressions, c'est qu'il fait mal son boulot !
Je dois me comporter d'une manière qui amènera les gens à me prendre au sérieux.
Je m'habille tout seul, je fais la cuisine tout seul... Et j'ajouterai 'hélas' pour la cuisine. En revanche, je ne sais pas voyager tout seul, parce que j'ai commencé à voyager comme acteur, en étant pris en charge.
Je connais très bien l'importance de l'élevage laitier au Wisconsin. J'ai passé la nuit dans une ferme laitière ici au Wisconsin. Si je suis confié à la présidence, vous aurez quelqu'un qui connait bien ce qu'est l'industrie laitière du Wisconsin.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Tant qu'on entend gémir la liberté, c'est qu'on n'a pas trop à s'alarmer pour elle.
L'espoir, une des rares choses que l'on entretienne à peu de frais - souvent même pour rien.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
Si c'est vers une plus grande réalité que nous nous tournons, c'est à une femme de nous montrer le chemin. L'hégémonie du mâle touche à sa fin. Il a perdu contact avec la terre.
Je ne sais pas, en vérité, pourquoi l'homme tient tant à la vie. Que trouve-t-il donc de si agréable dans cette insipide succession des nuits et des jours, de l'hiver et du printemps ?
Il n'y a point d'accidents si malheureux dont les habiles gens ne tirent quelque avantage.
A ma première confrontation avec la mort et son caractère irréversible, j'avais 7 ou 9 ans.
Nous apprenons tous les jours davantage que les peines en ce monde sont inévitables, que nous ne sommes pas placés ici pour y être heureux et qu'en nous résignant à notre destination, nous trouvons en nous d'inépuisables forces.
Dans le fond des tiroirs y'a des chansons qui dorment,Et des mots que jamais on n'a dits à personne,Qui auraient pu changer le cours d'une existence,Mais qui ont préféré rester dans le silence.
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.
Le FN qui se dit anti-système, ne s'emmerde pas du tout, se protège avec les lois du système, l'immunité parlementaire, pour ne pas se rendre aux convocations policières [...] Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.
Il est très facile pour un couple d'éprouver de la joie ensemble. Mais lorsque vous ressentez la douleur ensemble, cela peut conduire à une telle profondeur et à une telle union. C'est à ce moment-là que vous fusionnez.
Lorsque nous combattions les Sauveurs, vous m'avez dit que bientôt vous seriez celui qui me suivrait. Mais vous ne l'avez pas fait. Parce que je n'étais pas quelqu'un à suivre. Cela change maintenant.
Moïse a libéré les Juifs. Lincoln a libéré les esclaves. J'ai libéré les névrosés.
Il faut s'engager pour la liberté, ça a un sens.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
Un acteur doit interpréter la vie, et pour ce faire il doit être disposé à accepter toute l'expérience que la vie a à offrir. En fait, il doit chercher plus de vie que la vie met à ses pieds.
Rien de fastidieux comme des larmes qu'on n'a pas fait couler à dessein.
La plupart des éditeurs persistent à considérer que l'auteur est un individu auquel on rend suffisamment service en publiant son bouquin, pour qu'on n'ait pas besoin de lui verser un peu d'argent.
Le vingtième siècle parle à l'oeil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des images désespérantes à force d'être gaies.
Le monde a sa carte de famines nombreuses.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
À l'intérieur du cerveau tu vois pas d'intelligence, comme à l'intérieur du réveil, t'as pas l'heure...
On m'a vu dans le VercorsSauter à l'élastiqueVoleur d'amphoresAu fond des criquesJ'ai fait la cour à des murènesJ'ai fait l'amour.
J'aimais conduire. Vite. En rupture avec la raison. Nuit et jour. Au petit matin. À l'heure du blues crépusculaire. Avec des bouts de lumière qui te pètent dans l'oeil, avec Marvin Gaye qui chante à la radio. Des courbes qui s'engouffrent dans le noir des longs tunnels. Faut pas lâcher le pied.
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Je suis seul. C'est de moi que mon rire se moque ;Il a mangé la lune, ainsi font les vautours.L'ancre perce mon crâne : on dirait une coqueQui tourne, se retourne et n'a plus de contours.
Mai 68 nous a confirmé que le meilleur organisateur d'un travail est, quand il le veut, celui qui l'exécute.
L'argent n'a pas d'odeur et une serviette bourrée de biffetons ne sent que le cuir.
Autrefois, on faisait des disques qui marchaient très fort et qui passaient beaucoup à la radio. Et puis on allait faire des salles, à Montpellier ou ailleurs, et il n'y avait personne. Maintenant, c'est le contraire.
Quand il n'y a pas de vision, il n'y a pas d'espoir.