Il prit le métro jusqu'à Wapping et y passa une des semaines les plus réussies de toute sa vie, à boire. Sa soif et son argent, par une coïncidence heureuse, prirent fin ensemble.
Accroupi sur l'amas des siècles révolus,Immobile au soleil, dardant ses seins aigus,Sans jamais abaisser sa rigide paupière,Il songe, et semble attendre avec sérénitéL'ordre de se lever sur ses pattes de pierre,Pour rentrer à pas lents dans son éternité.
Il n'y a pratiquement aucune entreprise qui prend de bonnes décisions lentes. Il n'y a que des entreprises qui ont de bonnes décisions rapides.
Je n'ai jamais considéré que mes rêves gaspillaient de l'énergie; elles étaient invariablement liées à une certaine forme d'action. Quand j'ai rêvé d'avoir un stand de limonade, par exemple, il n'a pas fallu longtemps avant que j'installe un stand de limonade.
Et pourtant à chaque mal il y a un pire.
La philosophie, comme la médecine, a beaucoup de médicaments, peu de bons remèdes et presque pas de remèdes spécifiques.
La vague de bacheliers a été anticipée : nous accompagnons les candidats sans proposition et travaillons à ouvrir des places dans les filières les + demandées. L'ambition du gouvernement c'est, comme chaque année, que chaque jeune ait une proposition à la rentrée.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
Le cinéma m'a montré ce que c'est qu'aimer.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
C'est paradoxalement quand ils entrent dans la réserve que les généraux commencent à commettre des indiscrétions.
L'ordre conduit à toutes les vertus mais qu'est-ce qui conduit à l'ordre ?
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Qu'elle est admirable la jeunesse de l'homme ! Elle est toute d'angoisse et de féeries, et il n'arrive jamais à la connaître sous son vrai jour, que lorsqu'elle l'a quitté pour toujours.
A l'endroit du public, répéter c'est prouver.
On n'a que l'âge de ses obsèques.
Vous ne pouvez pas le faire à moins que vous ne puissiez l'imaginer.
Quand on a besoin de bras les secours en paroles ne servent de rien.
Je ne songe pas à nier que l'on peut opposer à la théorie de la descendance, modifiée par la variation et par la sélection naturelle, de nombreuses et sérieuses objections que j'ai cherché à exposer dans toute leur force.
Cette prétendue franchise, à l'aide de laquelle on débite des opinions tranchantes ou blessantes est ce qui m'est le plus antipathique.
Il y a des choses, voyez-vous, qu'on ne trouve pas dans les livres.
Si un oiseau transportait chaque grain de sable, grain à grain, de l'autre côté de l'océan, quand il aurait tout amené de l'autre côté, ce ne serait que le début de l'éternité.
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Nous avons le droit, en tant qu'individus, de donner autant de notre propre argent que nous le souhaitons à des oeuvres de charité; mais en tant que membres du Congrès, nous n'avons pas le droit de s'approprier un dollar de l'argent public.
S'opposer à la Turquie pour soutenir l'Europe
Le monde est paritaire qu'on le veuille ou non, à vous de comprendre.
Avec Nulle Part Ailleurs, j'éatais le conducteur du train, on m'a demandé de mettre des rails et le probléme c'était d'aller de plus en plus loin avec ces rails.
J'ai déjà essayé le Botox et ça m'a fait loucher !
Il n'existe point en ce monde, ni dans l'air, au milieu de l'océan, ni dans les profondeurs des montagnes, d'endroit où l'on puisse se débarrasser du mal qu'on a fait.
Si on dit quelque chose à un homme, ça entre par une oreille et ça sort par l'autre. Si on le dit à une femme, ça entre par les deux oreilles et ça sort par la bouche.
C'est sur les sympathies et les antipathies que la raison a perdu ses droits.
Les poètes nous aident à aimer.
L'observation est active et volontaire. La contemplation involontaire et passive. Dans l'observation, le courant principal va de l'esprit à l'univers. Dans la contemplation, c'est le contraire.
Celui qui n'est jamais parti, le matin, au petit jour, tout son bagage à l'épaule, et la canne en main, ne sait pas ce que c'est que de partir. Il ne sait pas davantage ce que c'est d'arriver.
Emotionner coïncide avec notre impuissance à nous laisser émouvoir.
On s'est échappé dans une rencontre, on a parlé, agi mal à propos.
On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.
À qui fait tort, tort arrive.
À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
Je pense que le seul guide ultime que nous ayons est notre conscience, et si la loi du pays va à l'encontre de notre conscience, je pense que nous devrions désobéir à la loi.
Pour son premier sommet européen à Bruxelles, François Hollande part en train, mais revient en voiture : Ne froisser ni la SNCF ni son chauffeur.Même chose pour son régime. François veut ménager son cuisinier et son diététicien, alors il choisit d'être gros six mois sur douze.
Charles Aznavour m'a donné des critiques honnêtes.
Les enfants doivent se rappeler que lorsque vous mettez quelque chose sur Twitter, ce n'est pas comme si vous chuchotiez à votre ami, vous l'avez mis sur un panneau que le monde entier, y compris vos propres enfants, peut voir un jour.
La plupart des gens sont si difficiles à plaire que s'ils rencontraient Dieu, ils diraient probablement oui, il est génial, mais.
J'ai travaillé deux fois avec Woody Allen et il m'a dit: "Peu importe ce que vous voulez changer, c'est à vous de décider si vous voulez changer les mots, faites-en les vôtres".
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
Votre corps vous dira ce dont il a besoin.
C'est émouvant d'avoir des lecteurs. C'est merveilleux, on a l'impression qu'on peut communiquer.
Le vingtième siècle parle à l'oeil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des images désespérantes à force d'être gaies.