Lorsqu'un problème n'a pas été résolu dans une vie, il est automatiquement reposé dans la suivante.
Un dilettante s'amuse à découvrir ce qu'il pourrait faire s'il savait le faire.
L'amant a le devoir de se laisser tuer s'il tient à montrer qu'il sait vivre.
Le cholestérol, ça ressemble aux westerns : il y a un bon et un méchant.
Rien n'est plus mystérieux que nos raisons d'aimer : qu'est-ce qui motive notre choix ? Qu'est-ce qui dirige nos recherches ? Y a-t-il même des recherches et un choix ? Ou seulement le hasard de l'espièglerie des dieux...
La vie est donnée à tout le monde, mais tous ne sont pas capables de la vivre.
Depuis toujours, surtout en France où l'on a couronné Voltaire, enterré Hugo comme un roi, canonisé Proust et enrôlé Gide, Camus, Malraux, Sartre et Mauriac comme directeurs de conscience, le respect admiratif pour l'écrivain est resté vivace.
Il est rare et difficile de ne penser à rien.
Quand je pense à tout ce que je n'ai pas fait, à tout ce que je n'ai pas dit, à toutes celles que je n'ai pas eues, je me dis que c'est bien peu de choses à côté de ce à quoi je n'ai même pas pensé.
A combien peut-on estimer un être qu'on juge estimable ?
J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche habillé en jockey m'a été offert par mon oncle, gagné dans une tombola, il a dormi à mes côtés, partageant la mélancolie [...] ► Lire la suite
Il n'y a qu'une façon d'être un intellectuel révolutionnaire c'est d'abandonner le fait d'être un intellectuel.
Perdre son temps à des riens, telle est la devise des hommes.
Jamais je ne me suis demandé si je l'aimais toujours ou quels étaient mes exacts sentiments à son égard. Ca n'aurait servi à rien. Mais j'aimais la retrouver au détour d'un moment de solitude. Je dois le dire parce que c'est la vérité.
Il est très étonnant que je n'aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
Mais Amour, enfermé dans le coeur, l'exhorte et l'invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut, alors il y saute, car peu lui importe la honte, puisque c'est l'ordre et la volonté d'Amour.
Ce monde n'est je vous l'assure qu'une immense entreprise à se foutre du monde !
Je ne sais pas pourquoiCette mélodie me fait penser à VarsovieUne place peuplée de pigeonsUne vieille demeure avec pignonUn escalier en colimaçonEt tout en haut mon professeur.
Une grève qui n'embête personne équivaut à une grève de la faim.
Mars sec, avril mouillé, heureux le paysan qui a semé.
Comment on reconnait le plus riche des Ethiopiens ? C'est celui qui a la Rollex autour de la taille !
J'ai utilisé la mode pour m'exprimer autant que possible. Mais à un moment donné, cela n'a pas suffi.
Un jeu à la fois.
Lorsque vous voyez la bonne chose à faire, vous feriez mieux de la faire.
J'y vais pour gagner ! Un match n'est jamais joué d'avance, pour personne, contrairement à ce que pense la maire actuelle qui distribue déjà les postes.
La politique traite de ce qu'il y a de plus complexe et de plus précieux : la vie, le destin, la liberté des individus, des collectivités, et désormais de l'humanité.
Je préfère les hommes qui donnent à ceux qui expliquent.
À Canal +, pendant une bataille d'extincteurs avec Pierre-Emmanuel Barré, je me suis ouvert le crâne.
Aujourd'hui je trouve qu'il y a de bons comédiens, mais pas assez de bons metteurs en scène.
Si l'argent a gâché, c'est que c'était prêt à être gâché.
La liberté signifie le droit des personnes à se rassembler, à s'organiser, et à débattre ouvertement.
Personne ne fait d'erreurs volontairement Hanna. On essaie toujours de faire au mieux, on essaie toujours de faire les meilleurs choix. Ce que je n'arrive pas à me pardonner, c'est de ne plus être là pour toi quand tu en as besoin.
- Et ben, qu'est-ce que vous foutez ! Allez on décolle !! - Il nous a pété une durite. Il m'est arrivé la même chose quand je jouais Neil Armstrong dans « Pleine Lune ». On m'a ramassé dans une rue de Burbank. J'essayais de rentrer dans l'atmosphère terrestre à bord d'une machine à laver.
- Mon père est mort ! - Mort pour de vrai ? - Pour de vrai... Qu'est ce que je vais faire ? Un enterrement ça va pas bien avec un mariage. - Tu as raison, il n'a qu'à mourir dans trois jours. - Comment ça dans trois jours ? Mais mon père est mort ce matin !
Il ne suffit pas de couler à l'oreille de son maître le mot juste ou la formule idéale pour recueillir l'estime des puissants.
Il est malheureux que les gens ne voient que les différences qui les séparent. S'ils regardaient avec plus d'amour, ils discerneraient surtout ce qu'il y a de commun entre eux, et la moitié des problèmes du monde seraient résolus.
Je l'aime comme une maladie et son remède à la fois.
Le plus grand malheur que la civilisation scientifique a apporté aux hommes est l'oisiveté.
A quoi servirait d'être victorieux, si l'on n'était plus vivant pour en profiter ?
Même si je conjugue ma vie à tous les temps, sur toutes les modes, manquera toujours le mode d'emploi.
Tout le monde s'agite pour trouver enfin le repos ; mais il y a des hommes si paresseux qu'ils mettent le but au début.
Il faut toujours étudier la nature des autres avant de donner libre cours à la sienne.
L'expérience est dans les doigts et dans la tête. Le coeur n'a pas d'expérience.
Ce qui est seulement presque vrai est tout à fait faux.
Chacun a les gris-gris de son âge. Les peuples aussi, sans doute.
Dieu a créé l'homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
Il y a des sots qui sont de toutes les opinions, positivement parce qu'ils ne comprennent les conséquences d'aucune.
Un recueil de pensées ressemble à ces lignes militaires trop étendues que l'ennemi peut percer en mille endroits.
Autant d'individus, autant d'avis : à chacun sa règle.
Nous devons le prix de nos plus belles minutes à leur évanescence...