Analyser l'humour c'est comme disséquer une grenouille. Il y en a que ça intéresse et les grenouilles en meurent.
Il n'y a que les pauvres de généreux.
L'ignorance n'a pas de pudeur : elle a l'habitude très fréquente de suppléer par la violence et l'audace à ce qui lui manque naturellement.
La légende du Juif errant est le symbole des plus hautes aspirations de l'humanité, condamnée à marcher toujours sans connaître le repos.
Les seuls regrets doivent naître des choses que l'on n'a pas pu accomplir.
On croyait qu'il était à la tête d'une immense fortune - on ne se doutait pas qu'il était à ses pieds.
Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir.
Il n'y a rien de véritable, l'opinion de tous fait l'opinion de chacun.
Les sentiments nobles poussés à l'absolu produisent des résultats semblables à ceux des plus grands vices.
Si vous oubliez une réplique, collez-vous le cigare dans la bouche et tirez dessus jusqu'à ce qu'elle vous revienne.
Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
L'intelligence est notre faculté de ne pas pousser jusqu'au bout ce que nous pensons afin que nous puissions croire encore à la réalité.
Les urnes électorales sont davantage des corbeilles à papier que des lieux de réflexion.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Dieu perfectionne l'homme en se conformant à la mesure de l'homme.
Il y a une façon nerveuse, et une façon langoureuse, de faire de la politique, comme de faire l'amour. La rencontre des deux donne les plus beaux effets, ou les plus beaux enfants.
L'agriculteur est un homme qui tire son argent de la campagne et le dépense à la ville.
La vie est un pur phénomène du hasard : on peut calculer le nombre de possibilités existant dans l'ordre des chromosomes, mais qui peut prévoir les chances qui s'offrent à un nouveau né ?
Quand quelqu'un s'en va, il a tendance à oublier ceux qu'il laisse derrière lui.
Tous les grands poètes ont écrit à dix-sept ans ; les plus grands sont ceux qui parvinrent à le faire oublier.
Le progrès est un piège à souris, plus grand, plus efficace chaque mois : bientôt, nous serons en mesure de tuer toutes les souris d'un coup.
Il y a des régions qui doivent rester obscures. Ni floues ni ignorées mais simplement privées de la mémoire des mots.
On lit plus vite quand on ne cherche pas à comprendre.
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.
Donner à un enfant une série de langues, c'est lui dire qu'il n'y a pas de monopole chauvin ni national, d'une seule formule humaine.
C'est grave que certains s'intéressent plus aux potins qu'à l'avenir économique et social de leur pays !
Il y a des appareils photo si compliqués que, quand on a fini de faire le point sur un bébé, c'est déjà un soldat.
Lorsqu'on cesse de boire à la source des rêves, le développement ne se fait qu'à moitié. En haut, quelque chose manque.
Aller à un concert, c'est de l'autoflagellation sous une forme politiquement correcte.
Aussi longtemps qu'on enseignera les mathématiques à l'école, il faudra aussi qu'on y fasse sa prière.
Il y a deux choses que l'on voit de l'espace. L'Himalaya et le déficit de George Bush.
On ne travaille pas avec quelqu'un parce qu'il a une veste cool ou des tennis sympas.
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
La grande passion de sa vie aura été la bouteille, les bars et les épiceries ouvertes toute la nuit. Il a l'alcool heureux. Jamais la bouteille ne l'a déçu, ni laissé tomber.
Combien d'années de contorsion nous faut-il endurer, avant de réussir à ajuster l'image que les autres attendent de nous à la personne que nous portons au fond de nous ?
Le silence n'a jamais nui à personne, mais la parole cause maintes fois du tort.
Il y a peut être quelque partUn bonheur dont j'aurai eu ma part.Dommage, dommage.J'aimais tant certains paysages.
Quand quelque chose a de l'importance, on le fait, même si les chances ne sont pas de notre côté.
Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble faire du bien, le bien n'est que temporaire ; le mal qu'elle fait est permanent.
Un esprit vif et à l'aise, peut se contenter de ne rien voir, et ne peut rien voir qui ne réponde.
Je ne suis pas une personne qui s'intéresse à la réalité. Je suis sur la réalité augmentée.
De quelque côté qu'un homme se tourne. Il en trouvera un autre qui a besoin de lui.
Exister, c'est ne pas se confondre avec le milieu environnant, c'est être hétérogène, c'est être différent. Chaque couleur n'est elle-même que par le contraste avec la couleur qui lui fait face. Elle n'a de valeur que dans l'opposition.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
Amadeus Mozart est à la musique quelque chose comme Jean Nicolas Arthur Rimbaud à la littérature. Ce sont des gens qui ont créé quelque chose que personne avant eux n'avait. Des génies absolus. Vous pouvez reconnaître leurs harmonies parmi des milliers.
J'respire la nuit quand y'a plus personne dehors, quand les gens heureux respirent corps contre corps.
À la Sécurité Sociale, tout est assuré... sauf la pendule. Ça on risque pas de nous la voler, le personnel a les yeux constamment fixés dessus.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
Si tu arrives à faire le vide dans ton esprit, tu trouveras une porte à ouvrir. Et alors l'univers tout entier s'engouffrera, toutes les autres choses s'arrangeront d'elles-mêmes.