Le mal a deux façons de nuire : en faisant le mal, et en faisant le bien.
Un homme à qui personne ne plaît est bien plus malheureux que celui qui ne plaît à personne.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Le journalisme consiste pour une large part à dire "Lord Jones est mort" à des gens qui n'ont jamais su que Lord Jones existait.
Aussi grand que soit un trou, il y a toujours quelque chose autour.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
En tout homme gît une foule d'observations justes, seulement l'art réside à les savoir bien dire.
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
Il est, dans la vie des hommes, des heures où la tension des événements semble répondre à celle de notre âme.
Coeur qui soupire n'a pas d'yeux pour le voisin d'en face.
Pour quoi faire, l'amour, si ce n'est pas pour donner de la beauté à penser ?
Les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l'avenir des jeunes gens.
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
Le nom est plus qu'une désignation de la personne. Il est indissolublement lié à l'être. Nommer quelqu'un, nommer un objet, c'est le connaître à fond, jusque, dans ses parties les plus secrètes.
Comme ils doivent se sentir utiles, ceux qui conçoivent les cerveaux électroniques. Enfants, apprenez à concevoir des machines qui remplaceront vos pères !
Il n'y a pas de différence entre le rêve et le souvenir. Par la mémoire nous croisons devant des rivages que nos yeux ignorent mais que notre coeur reconnaît pour les avoir visités avec la chaleur et la sincérité de notre jeunesse.
Un effronté de bouc vint voir une vipère cornue couchée sous un arbre et lui demande : "De quoi vis-tu toi qui est toujours à la même place ?" - "Je vis de ce qui passe à ma portée et surtout de patience."
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans la promenade à travers la vie.
Certains critiques ressemblent assez à ces gens qui, toutes les fois qu'ils veulent rire, montrent de vilaines dents.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Qui a le droit de qualifier la croyance des autres de "superstition" ?
Saisir l'universel dans le particulier nous aide à affronter l'existence en étant à la fois concerné et détaché, capable d'alterner la tristesse et le rire.
Ecrire, c'est rendre compte de quelque chose que l'on a vécu et qui mérite de sortir du cadre personnel. En ce sens, beaucoup d'écrivains d'aujourd'hui n'ont aucune légitimité. Ils devraient arrêter d'écrire.
Qui cherche plus que le nécessaire se livre à l'erreur.
A quoi arrive-t-on, si l'on arrive : pour le peu de temps qu'on y passera.
En start-up, on apprend à gérer de manière très créative et économe...
Douane - Formalité indispensable permettant à un monsieur que vous ne connaissez pas de plonger la main dans votre linge sale en vous laissant le soin de le remettre en ordre devant cinquante personnes.
Quitte à être réincarné, autant que ce soit en moi, comme ça mes vêtements pourront resservir.
Il y a déjà longtemps qu'on a dit : « Du jour où les Romains ont cessé de croire aux poulets sacrés, c'en a été fait de l'Empire romain. »
La télévision appelle à la dramatisation, au double sens : elle met en scène, en images, un évènement et elle en exagère l'importance, la gravité et le caractère tragique.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
Je crois que nous commençons à voir nos vraies personnalités lorsque nous traversons les moments les plus difficiles. C'est là que nous devenons plus forts.
Il y a quatre besoins humains fondamentaux ; nourriture, sommeil, sexe et vengeance.
Le diable a le pouvoir de prendre une forme agréable.
Les langues malveillantes répandent leur poison à l'étranger et rien ici-bas n'est à l'épreuve contre elles.
Tout à fortes doses va vous tuer. Même le bonheur.
Elle faisait des économies de son coeur par peur d'être à découvert de sentiments.
Je pense que le goût de la vie, la joie qu'elle me procure m'entretient, et que cela a des répercussions sur mon apparence.
Plus vous faites confiance à votre intuition, plus vous devenez autonome, plus vous devenez fort et plus vous devenez heureux.
Il y a beaucoup de gens qui sont dans l'addition des colères et l'addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays.
Il m'a fallu du temps avant que je réalise pleinement que les États-Unis ont peu besoin de diplomatie; le pouvoir suffit. Seuls les faibles comptent sur la diplomatie. L'Empire romain n'avait pas besoin de diplomatie. Les États-Unis non plus.
Je suis un homme à l'esprit et au coeur ouverts.
Je n'ai pas de fortune, pas de châteaux, ma subsistance dépend uniquement d'un vieil homme lunatique et absurde. Je ne peux encore vous offrir le mariage, mais je vous supplie d'entendre ce que j'éprouve : Jane, je suis à vous. Oui ! [...] ► Lire la suite
La caricature sert aussi indirectement à sauver la vie des hommes politiques. Pendant que le peuple rigole, il ne pense pas à mettre une tête au bout d'une pique.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
On ne pardonne pas à un homme les idées qu'il défend, à une idée les hommes qui la défendent.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien. - qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer.
Dans un examen, des gens qui ne veulent pas savoir posent des questions à des gens qui ne peuvent pas répondre.
Il vaut mieux employer notre esprit à supporter les infortunes qui nous arrivent qu'à prévoir celles qui nous peuvent arriver.