Quand les saucisses commencent à mordre les chiens, on peut s'inquiéter.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
Une jeune fille qui veut plaire en se faisant intéressante plaira surtout à elle-même.
Les vieux, c'est comme les enfants, ils voudraient qu'on les plaigne, mais qui en a pitié ?
On peut voir le peu de cas que Dieu fait des richesses, par les gens à qui il les donne.
Se suicider, c'est peut-être vouloir se donner une réponse à des questions qui n'en comportent pas.
En tout homme gît une foule d'observations justes, seulement l'art réside à les savoir bien dire.
On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
Je ne parviens pas à savoir quelle partie de moi-même trompe l'autre.
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
Les hommes à femmes se divisent en deux catégories : les portefeuilles et les portefaix !
On ne trouve jamais complètement désagréable ou inintéressant quelqu'un à qui l'on plaît.
Quand on use ses jours à écrire, c'est qu'on y est contrainte par je ne sais quelle force occulte. On est sommée de continuer sa mémoire comme si on était déjà morte.
Tout être humain a le droit d'être en contradiction avec lui même.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
L'innovation n'est pas un flash de génie. C'est un travail dur. Et ce travail devrait être organisé comme une partie régulière de chaque unité de l'entreprise et à chaque niveau de gestion.
Sans réponse devant l'absurde. Comment justifier l'évidence quand tout le monde la nie, et qu'on n'a d'autre preuve à opposer que sa bonne foi ?
Le génie est la capacité de maintenir sa vision stable jusqu'à ce qu'elle devienne réalité.
Il y a quatre besoins humains fondamentaux ; nourriture, sommeil, sexe et vengeance.
Elle faisait des économies de son coeur par peur d'être à découvert de sentiments.
Que sont pauvres ceux qui n'ont pas la patience ! Quelle blessure n'a jamais guéri que par degrés ?
Il n'y a pas de mauvaise chaussure qui ne trouve sa pareille.
Plus vous faites confiance à votre intuition, plus vous devenez autonome, plus vous devenez fort et plus vous devenez heureux.
Auto-éthique : résister à récriminations, reproches, ressentiment, apitoiement sur soi.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
Trump dit qu'il veut se présenter à la présidence. Pourquoi pas? Ce ne serait pas la première fois qu'il poussait une famille noire hors de sa maison.
Je pense que c'est un grand honneur de gagner un Oscar, mais je pense que si vous visez à être récompensé dans votre vie, vous n'irez nulle part. Je pense que la plus grande récompense est le travail lui-même et ce que vous en retirez et les liens que vous établissez avec d'autres personnes.
En me penchant sur ma vie, je me dis que je me suis plutôt bien débrouillée, même si je plonge de temps à autre dans les abîmes de la détresse.
Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués.
Ne passez pas tout votre temps à couper du bois au point d'en oublier d'affûter votre hache.
A cinquante-deux ans, il n'y a que le bonheur et la bonne humeur en général qui puissent rendre un homme séduisant.
Les femmes ont été assujetties matériellement aux hommes depuis des générations dans le monde entier. Elles en sont venues à se reposer sur l'homme aussi inconditionnellement qu'un enfant sur ses parents.
Dans l'imagination, il y a une révélation du Moi à lui-même.
Le temps est aussi pollué que l'espace. Je viens de passer un sale quart d'heure qui m'a convaincu.
La jeunesse n'a qu'un temps.
Le rire seul échappe à notre surveillance.
L'avenir appartient à l'Eglise qui aura les portes les plus larges.
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.
Certes Dieu n'a pas besoin de l'existence ; c'est bien plutôt l'existence qui a besoin de Dieu.
Il est un système dont nous ne parviendrons pas à sortir avant longtemps : le solaire.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
C'est utile, une révolution. Ça met des freins au gouvernement, ça le force à agir, à pencher d'un certain côté. Mais pas plus. L'état demeure.
On dit : retracer une vie. Mais les arabesques et méandres dessinent à la fin un motif plutôt indiscernable : juste une forme évidée. Peut-être ne fait-on que cela : broder sur la musique du temps, avec parfois des cassures.
Etrangement, le projet fondamental du socialisme, libérer l'homme de la Chose, semble, dans son application concrète, l'y avoir aliéné davantage. De l'ordre des Choses, il n'a rien renversé.
On oublie toujours que l'infini n'a pas non plus de commencement.
Qui a le droit de qualifier la croyance des autres de "superstition" ?
Ce qui compte dans l'homme, c'est le moulin à vent.
Le monde n'a peut-être été créé que pour réaliser le mal. Si, au lieu de contrarier le mouvement, nous le suivions, on obtiendrait un bon résultat.