Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous. Nous, on a des olivettes.
On a les branchies qui bougonnent ?
Il n'y a qu'une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
Il n'y a jamais rien eu dans son histoire et dans la nôtre qui nous ait divisé, au contraire nous avons toujours été d'accord pour tout l'essentiel de notre vie au milieu des peuples.
L'inaction est la mère de tous les maux. Si Eve avait eu à recoudre les feuilles de vigne de son conjoint, elle n'aurait pas eu le temps d'écouter le serpent.
Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
Mèche : petit morceau de coton qui sert à faire des trous, que certains portent sur le front et dont la vente est interdite.
Il n'y a de bonheur que dans la liberté et de grandeur que dans une liberté croissante.
Ce monde est un grand banquet où la nature convie tous les êtres vivants, à condition que les convives se mangent les uns les autres.
Pour la connaissance de la civilisation d'une époque, l'illusion même dans laquelle ont vécu les contemporains a la valeur d'une vérité.
Dieu disait à Moïse : Je suis celui qui est ; le capitaliste dit aujourd'hui : Je suis celui qui a.
On ne se prépare pas plus à la mort qu'on ne s'était préparé à vivre.
Police : a toujours tort.
A l'origine de l'humanité, il y avait deux catégories de gens : ceux qui se vouaient à l'agriculture et à l'élevage, et puis ceux qui étaient bien obligés de protéger les premiers, parce que les animaux sauvages et féroces risquaient de manger les femmes et les enfants, détruire les récoltes, dévorer les troupeaux, etc.
Elle est terrible la mort de celui qui n'a jamais été heureux, celui qui est venu faire un petit tour sur Terre seulement pour souffrir.
L'immobilité à laquelle est condamné le colonisé ne peut être remise en question que si le colonisé décide de mettre un terme à l'histoire de la colonisation, à l'histoire du pillage, pour faire exister l'histoire de la nation, l'histoire de la décolonisation.
On voit de mauvais généraux gagner des batailles; la chance y a autant et plus de part que le talent. On ne voit jamais de mauvais artistes faire de beaux ouvrages.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Vertu n'a pas en amour grande prouesse.
Je m'en vais dimanche à OrlySur l'aéroport, on voit s'envolerDes avions pour tous les pays.
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
On est parvenu à donner la vie à des enfants sans père, mais jamais sans mère.
Et ce soir-là, je ne sais,Ma douce, à quoi tu pensais,Toute triste,Et voilée en ta pâleur,Au bord de l'étang couleurD'améthyste.
Qui est respectueux envers les autres a de la bienséance.
Tout le monde pense que je m'appelle Jerry Laitis et ils m'appellent Mr Laitis. Que pouvez-vous faire quand vous avez un nom qui ressemble à une maladie ?
Notre travail consiste à lire des choses qui ne sont pas encore sur la page.
L'indécision, l'anxiété est à l'esprit et à l'âme ce que la question est au corps.
J'aime travailler sur un film qui laisse libre cours à votre imagination, c'est formidable d'en faire partie et de le regarder.
Les bagages perdus ne sont qu'une occasion de repartir à zéro.
Quand on commence et que tout marche, on a l'impression d'être invincible. Je ne mesurais pas la fragilité de l'acteur.
La tâche de la morale, c'est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
Je savais que je voulais chanter quand j'étais très petit garçon. Quand j'avais probablement 4 ans. Ma mère jouait de la guitare et je restais assis avec elle et elle chantait et j'ai appris à chanter avec elle.
Je n'ai pas à expliquer quoi que ce soit à personne.
Le spectacle Origines est message de soutien à tous les gens timides.
Je suis convaincu que l'art en général, la musique en particulier, nous aide à nous évader.
J'ajoute que tout mon théâtre tend à la dignification de la femme. Mon plaidoyer pour la femme est, vous le voyez, ancien et persévérant, et n'a pas eu de solution de continuité.
On renonce à ce qu'on possède plus aisément qu'on s'abstient d'envier ce qu'on manque.
L'Académie française est une étrange machine qui arrive à transformer une gloire nationale en fauteuil.
Dans l'art, il y a mille moyens d'encourager les fausses vocations, aucun moyen de décourager les vraies.
Le passage au troisième millénaire m'a toujours paru une simple opération publicitaire.
La pitié du bourreau consiste à frapper d'un coup sûr.
Ceux qui n'ont à s'occuper ni de leurs plaisirs ni de leurs besoins sont à plaindre.
L'homme habile a d'autant plus de talent qu'il n'a pas recours à de vains artifices.
Il y a ce qu'on peut faire dans un lit et le reste. Le reste ne vaut pas cher.
Ce qu'il y a de plus embarrassant quand on n'est pas né riche, c'est d'être né fier.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
On doit obliger les hommes à leur façon, non à la nôtre.
Il n'y a qu'aux riches qu'on se donne la peine de plaire.
Il n'y a rien au monde qui coure plus vite qu'une virginité qui s'en va.