Le malheureux accuse, invoque la fortune ; L'heureux n'en reconnaît aucune, Et ne veut rien devoir qu'à ses propres talents.
Comment la femme pourrait-elle échapper à ses penchants serviles et perfides quand l'éducation l'a façonnée dès l'enfance à étouffer son caractère pour se plier à celui du premier venu que le hasard, l'intrigue ou l'avarice lui choisiront pour époux ?
Perds une heure le matin, et tu passeras ta journée à essayer de la retrouver.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
Les soucis d'une fortune à édifier entraînent presque fatalement la dureté du coeur.
L'auteur toujours aime à voir imprimés Et livrés au grand jour les vers qu'il a rimés.
Donnez-moi une bonne digestion, Seigneur, Et aussi quelque chose à digérer.
Marcher seul, sac au dos, c'est se livrer entièrement aux dangers et aux hommes. Il n'y a nulle possibilité de fuite comme à vélo, ou d'abri comme avec une voiture.
Le désert est une nonne, aucun homme ne le courtise, il a fait voeu de silence à travers les âges, serein, immuable, au-delà de toute poursuite, et de tout abandon. Le désert ne connaît pas les larmes.
Déprimer les spectateurs, c'est les inciter à la passivité. Les amuser, c'est retenir leur attention.
Une civilisation n'a pas vocation à être un miroir.
Les choses ont changé. A notre époque, si on aimait faire chier le monde, on faisait du X, mais aujourd'hui porter le voile suffit.
Je n'ai cessé de me demander jusqu'à quel point l'environnement peut influencer et façonner l'homme, sa vie et sa personnalité et quelles sont les limites de son action.
Dans le vélo, il y a ceux qui font les cons, et ceux qui ne font pas les cons. Moi, avec la force que j'avais, je pouvais faire partie de la deuxième catégorie.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.
Il y a une sorte de brigand que la loi ne frappe pas, et qui vole ce qu'il y a de plus précieux aux hommes : le temps.
C'est une cruelle injustice de dire à un homme sans bottes de se relever par ses bottes.
La métaphore que je préfère, même si elle est un peu provocatrice, décrit les systèmes de droit comme des nuages dont la forme change à tout moment.
Quand on est amoureux, nuit et jour on n'a aucun repos.
L'argent a la queue courte.
Vous êtes le seul à pouvoir décider de ce dont vous vous souviendrez.
Etre le premier à entrer dans le cosmos, à se lancer seul dans un duel sans précédent avec la nature; Que pourrait-on rêver de plus ?
J'ai perdu trop d'années en guerre avec moi-même, le médecin m'a dit que ce n'était pas bon pour ma santé.
Mais quelles étaient les conséquences sur la santé mentale d'une musique, probablement âpre et violente, qui résonnait non-stop dans les oreilles ? Isolement auditif, murailles solitaires du son, pour paraphraser Elton John, et aucune échappatoire possible. Aucun bruit de la vie ne filtre jusqu'à vous. Aucune parole vivante. Votre existence se déroule sur bande-son artificielle.
Le Seigneur du Levant et du Couchant. Il n'y a point de divinité à part Lui. Prends-Le donc comme Protecteur.
- Plutôt dur pour un valet, ce gars-là. Il ressemble plus à un flic. - Je crois qu'il l'a été. [Le valet en question les rattrape] - Oh merde merde !!
J'hésitais, j'ai changé trois fois de robe, je voulais être élégante, j'aurais pu être là plus tôt, mais j'arrivais pas à choisir la robe que j'allais mettre. [...] Toute à l'heure il me demandait en mariage, et maintenant il va [...] ► Lire la suite
- Tu m'aimes ? - ... Oui. - Alors veux-tu faire quelque chose pour moi ? - T'a qu'à le dire ! - Veux-tu m'épouser ?
Le véritable pouvoir, c'est de ne jamais avoir à s'excuser.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
Céder à un ami sans être pour autant convaincu qu'il a raison ne fait honneur à l'intelligence ni de l'un ni de l'autre.
Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c'est ce qui épice la vie
Il n'y a qu'un vrai silence : celui de la mort
L'amour est la vraie "morale" du christianisme qui s'oppose à l'égoïsme.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Je n'ai pas peur des ordinateurs. J'ai peur qu'ils viennent à nous manquer.
Je voudrais bien être la lettre que j'envoie ce matin à celle que j'aime.
Rendons au rire son authentique signification ! Enlevons-le à ceux qui en font une raillerie sacrilège, frivole et mondaine !
La poésie ne mène à rien - à condition de ne pas en sortir.
Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister.
Ne donne pas de conseils à moins qu'on ne t'en prie.
Dieu dit à Eve : "Tu enfanteras dans la douleur."
Les hommes trompent souvent ; les femmes peu souvent, et, en cherchant bien, il n'y a guère de perfidies à leur reprocher.
Tout comme nos amies les entreprises ne consacreraient pas des milliards à la publicité si elle ne rapportait pas encore plus, la classe politique fait rarement dans la gratuité.
Les sentiments nobles sont devenus moins suspects depuis que la psychanalyse en a dégagé les racines ignobles.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Oui, la chance joue un rôle dans les procès mais elle n'arrive que vers 3 heures du matin... Vous me verrez la chercher dans la bibliothèque à 3 heures du matin.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
A frotter, jour après jour, les barreaux de sa cage pour la rendre plus attrayante et à s'y cogner le nez le reste du temps, l'oiseau finit-il par en oublier sa chanson...