La vie, c'est apprendre à surmonter les marées qui menacent de nous engloutir, surnager toujours.
J'ai toujours traité mes enfants comme des êtres à part entière. Je respecte entièrement leurs sentiments et leurs aspirations.
Je voudrais écrire comme je fais mes peintures, c'est-à-dire, comme la fantaisie me prend, comme la lune le dicte.
Je crois, j'espère, que la Nouvelle Année apportera un message de rédemption pour tous les peuples : bonne année à vous, à vous tous, bonne année aux Israéliens et aux Palestiniens, bonne année à tous nos amis américains qui désirent également la paix et nous aident à la réaliser.
Les thèmes de la disparition, de l'identité, du temps qui passe sont étroitement liés à la topographie des grandes villes.
Le terrorisme vise à créer des amalgames et à fédérer des sensibilités différentes, en s'appuyant sur des sympathies, un sentiment d'humiliation, de rejet.
L'art de vivre consiste à sacrifier une passion basse à une passion plus haute.
L'amour, c'est quand l'univers à découvrir se ramène à la dimension de nos deux personnes.
Il vaut mieux être trompé tout à fait que d'avoir le moindre soupçon.
Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants.
Si les animaux n'existaient pas, ne serions-nous pas encore plus incompréhensibles à nous-mêmes ?
J'aime peu les proverbes, parce que ce sont des selles à tous chevaux ; il n'en est pas un qui n'ait son contraire.
Comment t'égaler à toi-même quand tu ne connais que ton coeur. Tu dois demander à Dieu les clefs de ta maison.
Qui a jamais demandé à la thèse et à l'antithèse si elles étaient d'accord pour devenir synthèse ?
La poésie cesse à l'idée. Toute idée la tue.
La peinture, c'est la course à l'absolu et à l'inconnaissable.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
La géographie, ça sert à se repérer quand on voyage dehors.
Il y a deux sortes de femmes : celles qui vous rasent et celles qui vous tondent.
On a besoin de beaucoup d'énergie pour articuler le mot bonheur, surtout conjugué rétroactivement et à tous les temps, le futur allant toujours de soi.
Qu'est-ce que la vie tout court si on la passe à examiner ses fondements.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
En faisant attention à la cuillerée, on perd tout le pot.
L'intempérance a tué plus d'hommes que la faim.
N'essayez pas d'apprendre quelque chose à un homme en public. Les hommes ne peuvent apprendre qu'en privé. En public, ils sont censés tout savoir.
La télévision publique a une spécificité irréductible. Sa participation à l'équilibre de la vie démocratique structure l'ensemble de son organisation.
Etre heureux, c'est un travail à plein temps.
Aussi difficile et douloureux soit-il, nous devons avancer dans les jours à venir avec une foi audacieuse dans l'avenir.
La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre.
Mon métier m'amène à côtoyer l'horreur, la violence, l'inhumanité. J'ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.
C'est dans une prison que la musique a le plus de sens. On en a besoin pour ne pas oublier. Ne pas oublier qu'il y a des endroits dans le monde qui ne sont pas faits de mur et de [...] ► Lire la suite
L'appel à la VIe République n'a pas d'autre sens qu'un retour vers le désordre.
Nos défauts sont parfois les meilleurs adversaires que nous opposions à nos vices.
L'amour vient aisément à celui qui ne veut pas le prendre au sérieux.
Il y a déjà dans toute sensibilité humaine une immanence de la raison.
Il est bien rare que les petits osent attenter aux droits des grands. Il est bien naturel que l'orgueil des grands tende à méconnaître le droit des petits.
Il y a tant de femmes qui, le lendemain de leur mariage, sont veuves du mari qu'elles avaient imaginé.
On devient naturel à force d'expérience.
Il y a toujours une disproportion immense entre le désir et son objet. L'illusion nous porte à trop demander à la vie.
A quoi peut servir un livre sans images ni dialogues ?
Un acteur, on peut lui faire faire n'importe quoi, alors, automatiquement, on a une idée de mépris.
On ne parle de clonage qu'en termes biologiques. Or il a déjà été précédé par un clonage mental : le système de l'école permet de fabriquer des êtres qui deviennent une copie conforme les uns des autres.
La peur engendre le besoin de sécurité, celle-ci étant à son tour une des conditions du bonheur.
Je juge les actes à l'aune de la jouissance qu'ils donnent. L'extase voluptueuse est le but souverain de l'existence.
Il n'y a rien de plus agréable que de dérouter les gens.
Ces petites choses, ces détails unissant les familles prennent de l'importance à l'occasion des enterrements.
La douceur a fait pacte avec la vérité ; elle est une éthique redoutable.
Les gouvernements ne tiennent leurs promesses que lorsqu'ils y sont contraints ou lorsqu'ils ont intérêt à le faire.
Anniversaire : Le plus désolant n'est pas d'avoir l'âge qu'on annonce mais de penser qu'on n'aura plus jamais moins et qu'à partir d'un certain âge on dit n'importe quoi sur l'âge.
Pour la marche à pied, le meilleur des chapeaux de paille ne remplacera jamais une bonne paire de chaussures.