Pourquoi s'embêter à faire cuire les plateaux-télé ? Je les suce congelés.
Un vieux a le droit de se répéter : c'est un acquis et un privilège de l'âge.
Il y a, entre l'homme d'esprit, méchant par caractère, et l'homme d'esprit, bon et honnête, la différence qui se trouve entre un assassin et un homme du monde qui fait bien des armes.
Les gens d'affaires font entre eux des affaires extraordinaires. Ils achètent très cher des choses qu'ils ne paient pas, et les revendent encore plus cher à des gens qui ne les paient pas.
J'essaie de réfléchir à ma vie mais je suis si angoissée et perdue que je ne veux faire que dormir, la fuite du lâche.
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
S'aimer les uns, les autres, s'aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie. Aimer les pauvres gens, aimer les gens heureux, aimer l'inconnu, aimer le prochain qui est au bout du monde, aimer l'étranger qui est tout près de chez vous. Aimer.
Le temps presse de savoir avant d'apprendre, de commenter sans délai ni recul, de surfer sur l'émotion. On tend désormais le micro au trottoir, qui a opinion sur rue.
Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment - et grâce à qui- l'on pourra le surmonter.
Que le don absolu d'un être à un autre, qui ne peut exister sans réciprocité, soit aux yeux de tous la seule passerelle naturelle et surnaturelle jetée sur la vie.
Je pense à présent qu'il faut se conduire toujours en homme du monde avec les putes et souvent en julot avec les bourgeoises.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l'acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l'humanité tout entière.
Avec le pacte, il n'y a pas de tromperie.
La vie est ainsi construite, que l'événement ne correspond pas, ne peut pas, ne correspondra pas à l'attente.
Il y a une belle chose qui est magnifique, à ressembler à une femme, et pas un haricot vert.
Je pense toujours à Meryl [Streep] pour tout maintenant. Il n'y a vraiment pas beaucoup d'actrices qui sont vraiment lucides comme elle est.
Je suis mariée à ma solitude.
Ces terroristes veulent embraser le monde, ils auront gagné s'ils nous poussent à bout et réussissent à créer la discorde civile.
On fait parfois des rêves comme ça dans un demi sommeil, on émerge peu à peu, mais le rêve est toujours là, et puis on ouvre les yeux et on comprend avec soulagement que ce n'était qu'un rêve. Et bah là c'était pas du tout ça !
Vous vous retrouverez à mi chemin... vous roulerez l'un vers l'autre le coeur battant... vous coucherez à Dijon dans des hôtels sordides, vous passerez des nuits blanches dans des wagons lits, vous vous quitterez... les yeux cernée au p'tit jour, au buffet de la gare. Tu reprendras ton train... ou elle le sien.
- Vous n'avez pas peur ? Tous ces hommes en face de vous qui ne pense qu'à une seule chose ! - Ne vous inquiétez pas. Je ne les laisserai pas vous violer.
Personne ne sortira d'ici, qui pourrait porter au monde, avec le signe imprimé dans la chair, la sinistre nouvelle de ce que l'homme, à Auschwitz, a pu faire d'un autre homme.
L'homme a beaucoup appris qui a beaucoup souffert.
Quitte à aimer Aime à quitter Quitte à quitter Aime à aimer.
Les mots ?... C'est un maquis dans lequel on aime bien se mettre à l'abri.
Il y a deux moments de sa vie où tout homme est respectable : son enfance et son agonie.
Le goût est une aptitude à bien juger des choses de sentiment. Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût.
L'auteur dramatique fait des pièces comme un figuier fait des figues, c'est-à-dire sans rien y comprendre.
Les ânes préféreraient la paille à l'or.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
Certains gestes irréparables s'accomplissent avec une facilité dont on ne manquerait pas de s'effrayer si on s'arrêtait à y penser.
Nous aimons davantage ceux à qui nous pardonnons. Nous finissons toujours par mépriser ceux qui nous pardonnent.
La nature n'aime pas les mâles ; ils sont destinés à s'entre-tuer.
Il faut plonger dans une trouble ressemblance, c'est à force d'oubli que vient la connaissance.
Dès qu'il y a une femme qui parle c'est contagieux, toutes elles parlent pareil.
Chaque je n'a d'existence qu'en empiétant un tout petit peu sur celui des autres, en empiétant un tout petit peu celui des autres.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Les dialectes sont les grands trésors régionaux à l'égal des cathédrales.
Quand les chats siffleront A beaucoup de choses nous croirons.
C'est peut-être là la raison d'être des guerres. Donner un sens à la paix.
Quand on fait d'une passion un métier, on n'a pas envie que cela s'arrête.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Nul ne peut être arrêté, accusé ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites.
On avait les poches pleines de mouizka, si bien qu'on n'avait vraiment pas besoin, histoire de craster encore un peu de joli lollypop, de toltchocker un vieux veck au fond d'une impasse et de le relucher baigner dans son sang [...] ► Lire la suite
Ce n'est pas parce qu'on est prudent qu'on a peur.
Mieux vaut un petit qui a mal poussé, qu'un grand sans semence.
Le menteur a toujours quelqu'un comme confident.
Ma personnalité ressemble à mes créations dans une large mesure. Je suis en phase avec moi-même et je suis transparent, tout comme mes créations.
Les hommes qui ont changé le monde n'ont jamais réussi en ralliant à eux les principaux citoyens, mais toujours en remuant les masses.
C'est une question de prudence. Personne n'a une haute opinion des poissonnières mais qui oserait les offenser en se promenant dans le marché aux poissons