Prenez garde à l'homme dont le dieu est dans les cieux.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
L'amour n'échappe pas à la courbe de toute crise, avec son crescendo nécessaire, son éclatement et son decrescendo.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
Il n'y a pas de vices mais des choses mal faites.
La sincérité mène à l'exactitude.
Tenter le mariage n'est pas grave en soi. Il y a de plus en plus de mariages à l'essai. Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'existe pas encore de formule pour les "enfants à l'essai".
Sans le pardon de nos fautes et de celles de nos proches autant que de celles de nos ennemis, l'avenir n'a pas la moindre chance d'approcher l'idée du bonheur véritable, à jamais perdu parmi tant d'autres illusions.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.
Mlle Andray-Fairfax imagina, pendant que se lamentait la musique, un jeu de comparaison entre le public et le lustre, qui tourna, je dois le dire, tout à la gloire du lustre.
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Les philosophes sont bien trop orgueilleux pour avouer leur peur de la mort, et trop prétentieux pour reconnaitre à la maladie une fécondité spirituelle.
Je suis prêt à un débat public, mais dès que j'ouvre la bouche, on me coupe la parole.
Je marche dans l'antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter.
Ce n'est pas parce qu'on est prudent qu'on a peur.
Si votre drap est trop petit, apprenez à vous réchauffer tout seul.
Nous sommes pauvres, nous, mais, Dieu merci, de toute ma vie vos maris n'ont jamais eu à rougir lorsqu'il s'est agi de recevoir un hôte.
Tout le monde apprend différemment et tous arrivent à un certain point dans une direction différente.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
Ne livrez pas aux incapables les biens que Dieu vous a accordés.
Il y a plein de gens qui n'ont pas compris plein de choses. Je partage le point de vue de Jean-Marie Bigard. Il est devenu l'humoriste qu'il aurait du être, qui a une aura populaire extremement large et une inspiration forte, qu'il n'a pas peur de bousculer, le tabou énorme qu'est celui du 11 septembre.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
La télévision a en tout cas ceci de bon : moins les programmes sont pour eux, plus les enfants sont sages.
L'inconfort, lorsqu'il est poussé à l'extrême, peut, en tout cas pour les moins imaginatifs, tenir lieu d'émulation.
Plus un secret a de gardiens, mieux il s'échappe.
Rien ni personne ne commande à l'amour. Et qui veut garder sa vie la perd.
L'une des chaînes les plus lourdes à porter est celle des biens matériels.
Il y a plus de foi dans un doute honnête que dans la moitié des dogmes.
Le seul homme qui peut changer d'idée est celui qui en a une.
Chacun est, dans ce monde, heureux à sa manière.
Il n'y a pas de loi plus belle que d'obéir à un père.
Il n'y a pas de problème assez énorme pour qu'on ne puisse pas le fuir.
J'ai fait six ans de psychanalyse. Cela m'a coûté cher mais je l'ai largement rentabilisé avec mes chansons.
Dans le coeur humain, il y a des cordes qu'il est préférable de ne pas faire vibrer.
Dieu a créé l'homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
Il n'y a pas de vieux messieurs, il n'y a que des femmes maladroites.
Il y a plusieurs façons de parler français, et parfois il faut choisir la bonne.
Parents : individus falots dont la fonction consiste à engendrer des étudiants.
Tous les orateurs de talent sont enclins à considérer leurs auditeurs comme des mineurs.
Une opinion commence à me gêner dès que j'y puis trouver avantage.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Il n'y a que les dettes que l'on peut payer qui sont ennuyeuses.
La pub peut tuer. C'est d'ailleurs l'un de ses objectifs : tuer le citoyen responsable, annihiler ses mécanismes de défense, le convaincre que le sens vient de l'objet, qu'il n'en a pas assez, qu'il n'en aura jamais assez.
Liberté ? Nom donné le plus souvent à tous les sentiments inutiles. Ou à une dispersion à justifier.
La drogue, c'est une catastrophe. Y'en a plus.
Un héros qui n'a pas l'occasion de faire des prouesses a l'impatience d'un coursier devant son auge.
Les idées passent mal à la télé.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.