Tous les orateurs de talent sont enclins à considérer leurs auditeurs comme des mineurs.
Expérience : nom dont les hommes baptisent leurs erreurs.
Les hommes sont libres dans la mesure où ils forgent eux-mêmes leurs propres opinions.
Un coeur qui n'est point faux doit aimer ses amis avec tous leurs défauts.
Les larmes d'un homme ne sont pas un signe de faiblesse, car il faut en être un pour avoir le courage de les laisser couler. Les guerriers les plus vaillants faisaient couler les leurs sur les champs de bataille.
Le pire de tous les auditeurs est celui qui ne fait qu'écouter.
Les parents sont des os sur lesquels les enfants font leurs dents.
Qui n'a remarqué la prudence cauteleuse, la discrétion solennelle, le morituri sumus de ces braves gens, lorsqu'ils énoncent les sentences moisies qui leur furent léguées par les siècles et qu'ils transmettront à leurs enfants ?
Les masses sont en réalité leurs propres leaders, créant dialectiquement leur propre processus de développement.
La culture des peuples primitifs est souvent intimement liée à leur faune. Ainsi les indiens des plaines mangeaient-ils les bisons, mais celui-ci déterminait aussi pour une bonne part leur architecture, leurs vêtements, leur langue, leur art et leur religion.
Il faut plaindre les riches : leurs biens les environnent et ne les pénètrent pas.
On voit évidemment que toutes les religions ont emprunté tous leurs dogmes et tous leurs rites les unes des autres.
Puis les baisers perdent leurs charmes,Ayant duré quelques saisons.Les réciproques trahisons,font qu'on se quitte un jour, sans larmes.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
"Papa" est un petit mot d'amitié que les enfants donnent aux maris de leurs mères.
Si l'on vous dit : Les terres de Crimée n'ont pas de valeur et ne paient pas de taxes. Répondez : Le profit est pour nous qui achetons du blé exempt de ces charges. - Si l'on vous dit : [...] â–º Lire la suite
Nous avions quitté le monde des femmes, de la campagne de la bienvaillance, nous entrions dans celui de la ville, des hommes, de leurs combats, de leur rage à se mesurer les uns aux autres, désormais les dangers nous cernaient de toute part.
Ce n'est vraiment pas une bonne idée de laisser les enfants seuls éloignés de chez eux parce qu'ils comprennent très vite qu'ils n'ont pas besoin de leurs parents.
Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l'on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c'est la confusion et le renversement des valeurs.
Ce n'est pas naturellement que les femmes ont de la pudeur et l'on voit bien que cette vertu fut imaginée par les hommes à l'usage de leurs vices.
Tous les paradis ont leurs frontières.
Les hommes se trompent quand ils se croient libres ; cette opinion consiste en cela seul qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés.
Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux.
Beaucoup se croient originaux parce que, sur des points infimes, ils se sentent différents de leurs congénères. Ils mesurent mal l'infinie multiplicité de ceux sur lesquels leur opinion se confond avec l'opinion publique. Sur ce conformisme, leur esprit critique n'agit [...] â–º Lire la suite
Par les chevaux de bataille haletants qui font jaillir le feu de leurs sabots,Qui, le matin, se précipitent sur l'ennemiEn soulevant la poussière,Et qui pénètrent au milieu des troupes,En vérité, l'homme est ingrat envers son Seigneur...
J'aime la simplicité qui accompagne l'humilité. J'aime les gens qui savent sentir le vent sur leurs propres peaux, sentir les arômes des choses, en capturer l'âme. Ceux qui ont la chair en contact avec la chair du monde. Car là, [...] â–º Lire la suite
En vieillissant, les hommes ne deviennent pas plus sages. Ils perdent leurs cheveux, c'est tout.
En France il y a deux sortes de gens : ceux qui cachent leurs feuilles de salaire et ceux qui ont honte de la montrer.
Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d'électeurs.
Ne pas respecter un hôte, c'est à leurs yeux commettre un sacrilège : ceux qui, pour une raison quelconque, viennent chez eux, ils les protègent, leur personne leur est sacrée ; toutes les maisons leurs sont ouvertes et ils ont place à toutes les tables.
Tous ceux qui composent des exhortations pour leurs amis entreprennent une oeuvre louable.