Les auteurs modernes font des livres tellement petits qu'on ne peut plus mettre des fleurs à sécher dedans.
T'échappes à la police, pas aux statistiques.
Si vous aimez vos amis, n'en faites pas vos amis, vous les condamneriez à aimer votre femme !
Le ciel par les travaux veut qu'on monte à la gloire.
Les Blancs changent sans arrêt le monde pour l'adapter à la vision fluctuante qu'ils ont de l'avenir. Les aborigènes mobilisent toute leur énergie mentale pour laisser le monde dans l'état où il était. En quoi cette conception est-elle inférieure ?
Et nous boirons à nos maîtresses dans les crânes de leurs amants.
L'indignation doit toujours être la réponse à l'indignité. La réalité n'est pas une fatalité.
Je dois être entré dans la phase de cristallisations des souvenirs, dont parte Stendhal. Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur n'est pas très sur, je préfère conjuguer l'irréel du présent.
La pluie nous a debués et lavésEt le soleil desséchés et noircis;Pies, corbeaux nous ont les yeux cavésEt arraché la barbe et les sourcils.
- Pourquoi tout le monde part en vacances en famille ?- Parce que c'est le seul moyen qu'on a trouvé pour être content de rentrer.
Quand l'hypothèse est soumise à la méthode expérimentale, elle devient une théorie; tandis que si elle est soumise à la logique seule, elle devient un système.
On appartient au monde qu'on a fait, pas à celui d'où l'on vient.
Lâche évident, chourineur probable, empoisonneur par principes, mais incendiaire frigide, il offre à l'observateur la lividité sébacée d'un homme sur le visage duquel on aurait pris l'habitude de pisser...
La plupart des hommes passent la meilleure partie de leur vie à rendre le reste misérable.
Et les enfants ? Ici, pas question de les inscrire à l'école, car il n'y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais.
En cela, notre âge d'infamie L'homme n'a d'autre choix que d'être un tyran, un traître, un prisonnier: il n'a pas d'autre choix.
Il n'y a pas de religion mais du sexe et de la musique.
Je me sens plus terre à terre quand je suis brune et plus légère quand je suis blonde. C'est inexplicable. Et aussi je me sens plus italienne quand je suis brune.
Dieu a répandu nos chemins avec des merveilles et nous ne devrions certainement pas traverser la vie avec les yeux fermés.
Tout ce qui a changé pour moi, c'est ma consommation d'alcool. Je peux maintenant me permettre de boire deux fois plus qu'avant.
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches. Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous..Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches.Et qu'à vos yeux l'humble présent soit doux.
Mais ce que j'aime en vous surtout, c'est que vous n'êtes pas seulement un professeur, qui se grise à expliquer les choses mais vous les montrez, vous les faites voir, et pour cela vous devenez poète et visionnaire.
Une femme renonce à attendre ce qu'elle ne peut avoir.
Le sucre ne se borne pas à rendre agréables d'autres aliments qui ne le seraient point sans lui ; il les rend encore plus sains.
Une cuiller de sucre aide à avaler le médicament.
Il faut mentir s'il n'y a que du mal à attendre de l'aveu d'une vérité.
De nombreux hommes doivent leur succès à leur première femme et leur seconde femme à leur succès.
Je ne demande que trois choses à un homme : être beau, brutal et stupide.
La liberté de la presse, c'est le droit de dire ce que ne pense pas le propriétaire du journal à condition que ça ne gêne pas les annonceurs.
L'illusion est au coeur ce que l'oxygène est à l'appareil respiratoire.
Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt.
Les cloches appellent à l'office et n'y vont jamais.
Il y a bien moins d'ingrats qu'on ne croit, car il y a bien moins de généreux qu'on ne pense.
La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
Ces yeux qui ont l'air de penser quelque chose et qui ne pensent même pas à rien.
Dans la lutte pour la vie, Celui qui est à bout de souffle, A bout d'arguments, A bout de tout, N'est heureusement et par contre Pas au bout de ses peines.
Qui n'entend rien à la création du monde ne comprend pas le besoin social !
L'habitude est plus forte que l'homme, et réussit toujours à l'asservir.
L'impuissance et l'athéisme ont cela en commun, ils conduisent tous deux à la provocation.
La jeunesse est heureuse parce qu'elle n'a pas de passé.
Il n'y a que deux sortes d'auteurs : les bons et les mauvais. Les mauvais font de mauvaises pièces et les bons ne foutent rien.
L'aisance est exigeante et ne cherche qu'à s'accroître : la misère se partage.
En se plaignant du peu qu'on a on ne l'augmente pas. On se le gâte, on le perd.
Les faits n'ont aucun sens pendant qu'ils se font, ils en prennent un avec le temps, quand on les oppose à d'autres faits.
En amour comme en autre chose, il faut se soumettre. La passion du coeur, c'est une chose que tu peux conduire mais que tu ne peux empêcher d'être, à certains moments.
Un sot, c'est généralement un homme du monde. La raison en est bien simple. Il n'a rien autre chose dans la tête, et il passe son temps à chercher des poses : des idées, c'est trop fatigant.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
La tragédie de l'amour tient à ce qu'il n'échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d'un être aimé, il y a une cruauté toute spéciale à constater combien nos anciennes amours nous sont devenues indifférentes.
Tout homme qui exerce un art, et quel que soit cet art, et même tout homme qui acquiert une oeuvre d'art, cherche à prolonger sa durée biologique, à se rattacher au passé et à se projeter dans l'avenir.
L'écriture est une occupation solitaire qui accapare votre vie. Dans un certain sens, un écrivain n'a pas de vie propre. Même lorsqu'il est là il n'est pas vraiment là.