Le cholestérol, ça ressemble aux westerns : il y a un bon et un méchant.
Espérer ne suffit plus à qui cesse d'aimer.
Péché, c'est le mot que l'on donne à la mauvaise conscience.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
Le purgatoire est à la fois un produit et un instrument de l'aggiornamento de l'Eglise vis-à-vis de la société.
On n'a pas vécu huit ans avec une femme sans être fixé sur son compte.
La république serait bien ce qu'il y a de plus bête au monde, si l'anarchie n'était plus bête qu'elle encore.
Exister, c'est se dresser, se détacher de l'arrière-plan. Vous ne pensez pas, vous n'existez pas vraiment si vous n'êtes pas prêts à risquer jusqu'à votre équilibre dans le jugement de votre existence.
Il n'y a pas de moments ordinaires.
Un critique, à propos d'un one-man show : "Trop de gens au générique".
Lorsqu'un problème est difficile, il faut toujours recourir à une solution compliquée.
Si j'ai jamais eu quelque chose à dire à quelqu'un, c'est cela : on peut réaliser l'impossible. Tout est possible. Et c'est tout. Rien de plus.
La présence de la mort rafraîchit toujours les expériences, c'est sa fonction : nous aider à méditer sur cette chose étrange qu'est le temps.
Nul ne peut être arrêté, accusé ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites.
Qui attend longtemps au puits finira par y trouver un seau à puiser.
Mes rêves sont mon travail. Je conçois à partir des choses que j'aime.
Dans la vie politique française, il ne faut pas toucher à ce qui concerne l'existence juive.
J'ai suivi les conseils qu'il y a dans le livre de Rika Zaraï : « Le masque pour la nuit. » Tu te mets des carottes, des olives, des oeufs, des champignons. Et, au réveil, t'as une pizza.
Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d'analyser les émotions d'une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J'ai appris cette leçon à force d'essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
J'appartiens à une génération qui était, entre guillemets, "rebelle sans raison". Nous rêvions de nous éloigner de nos parents, mener notre vie en toute indépendance.
À Canal +, pendant une bataille d'extincteurs avec Pierre-Emmanuel Barré, je me suis ouvert le crâne.
- Attend, on a pas eu des dizaines de conversations sur le fait qu'on avait toutes les deux le coeur brisé d'avoir perdu Toby et Ezra ?! - Je sais... - Il faudrait vraiment te décerner l'oscar de la meilleure actrice.
- Maman, c'est quoi ta matière préférée ? - Le cachemire, chérie. - Mais non, à l'école !
Je ne déteste pas ces gens prolixes, capables à eux seuls de mener une conversation et qui vous épargnent la peine d'y prendre part.
C'est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux
Il est aussi difficile à un poète de parler poésie qu'à une plante de parler horticulture.
Rien ne désigne l'année 2000, résultat d'une datation humaine, totalement arbitraire, à être plutôt qu'une autre celle d'un changement dans quelque domaine particulier.
C'est peu de chose qu'un homme et le meilleur se dégoûte de lui-même quand il se mesure à l'aune de la vérité.
Je n'ai qu'un conseil à vous donner : devenez quelqu'un. Seulement voilà. Qui ?
Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.
Que dix coupables échappent à la justice, plutôt que souffre un seul innocent.
Le sérieux a toujours été l'ami des imposteurs.
En regardant les gens marcher dans la rue, on apprend à distinguer les hommes des femmes : les têtes qui se tournent vers toutes les vitrines des magasins sont celles des femmes. Il existe d'autres moyens de vérification.
Dire qu'on aime n'avance à rien.
Bien des élèves sont supérieurs à leurs maîtres.
Il n'y a pas de sots métiers. Mais que d'absurdes !
Avec quelque ardeur que les hommes poursuivent la victoire, ils aiment toujours à l'acheter.
La mort suit de près ce qui a osé être.
Pourquoi ne pas chercher la vérité de la vie, même si vous ne la trouverez jamais, au lieu de chercher quelqu'un à qui crier votre désespoir de trouver le monde si stupéfiant.
Que de bégaiements d'intelligence chez autrui furent à la source même de nos plus vastes idées !
Il faut plonger dans une trouble ressemblance, c'est à force d'oubli que vient la connaissance.
Les hommes ne subsistent qu'à condition de comprendre mal le peu qu'ils comprennent.
Les société trop confiantes dans la littérature ont un rapport perturbé à la vérité ; les sociétés qui ne sont construites que sur l'alcool ont un rapport extrêmement perturbé à la vérité et à la littérature.
Si nous avions vécu avec quelqu'un cent vingt ans, et si on nous demandait ce que nous pensons de lui, pour ne pas trahir la complexité de sa personnalité, il nous faudrait répondre : "Je commence seulement à le connaître."
Notre sénilité endormie se trouve à l'aise dans l'absurde.
C'est ça le succès : être traduit dans des langues dont on ignorait jusqu'à l'existence.
Il n'y a pas de gouvernements populaires. Gouverner, c'est mécontenter.
L'erreur a créé beaucoup plus que la vérité.
La nature judicieuse en tout ce qu'elle fait, a mis plus de gloire où il y a plus de dangers.
Il y a, entre l'homme d'esprit, méchant par caractère, et l'homme d'esprit, bon et honnête, la différence qui se trouve entre un assassin et un homme du monde qui fait bien des armes.