Le plus difficile c'est d'être fidèle à soi-même.
Un gouvernement, de par sa nature, a intérêt à élargir son champ d'action, restreignant par là même la liberté des individus.
La tragédie russe a ceci de spécifique que d'abord elle suscite le rire, ensuite l'horreur, et enfin une indifférence obtuse.
L'innocence est toujours impossible à démontrer.
Y a-t-il quelque chose de plus insignifiant que la vérité ? Oui : être obligé de la raconter.
Tout le monde a un ennemi à l'intérieur de soi.
Les idées qui bouleversent le monde marchent à pas de colombes.
N'essayez jamais d'impressionner une femme ! Parce que si vous le faites, elle s'attendra à ce que vous mainteniez le rythme tout le restant de votre vie. Et le rythme, mes amis, c'est la dévastation.
A tous les hommes échoit de se connaître eux-mêmes et d'avoir l'esprit clair.
En art, c'est-à-dire en amour, il faut que l'intelligence suive comme un suiveur suit une femme avec l'idée de l'entretenir.
La lune serait habitée, on n'oserait plus bronzer à poil sur les balcons.
Parfois je pense que tous les gens (même ceux qui collectionnent des papillons) ont envie de mourir et que si on nous apprenait à voler nous partirions illico vers n'importe quel autre pays.
L'appel au combat s'adresse d'abord à ceux qui ont été vaincus sans même avoir commencé de combattre.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
A voir ce que l'école exige aujourd'hui de nos fils, je me demande combien de pères seraint capables d'être des enfants.
Ne cherchons pas à être l'exemple, soyons le devoir.
Au fond d'une grande déception, il y a encore de quoi se faire un petit bonheur.
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Le cadeau de Dieu à ses créatures endeuillées est une joie digne de leur destin.
Regarde le sol, regarde le ciel et vit à être bon.
Ma faiblesse est le chocolat noir. J'en porte de petites boîtes dans mon sac à main.
Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
Chuck Norris a écrasé une vieille dame avec son pick-up. La famille s'est excusée.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
En Nouvelle-Zélande, nous répugnons à être impliqués dans les complications du monde, nous restons paisiblement avec nos moutons, nos vaches, nos livres.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !
Un chien, quand il reçoit un caillou, cherche plus à mordre le caillou que celui qui le lance.
Dans un large fauteuil, près du foyer béni, Comme on peut voyager, l'hiver, à l'infini !
Ne faites pas rire au point de prêter à rire.
On dédaigne volontiers un but qu'on n'a pas réussi à atteindre, ou qu'on a atteint définitivement.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
Il y a des jugements dans la vie qui jugent celui qui les prononce.
Quand un homme a connu l'enfer, il lui faut bien des ciels pour n'avoir plus envie d'y retourner.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
A quoi reconnais-tu un bourgeois ? Quand tu commences à prendre ton ombre, bien aplatie au sol, pour un socle vu d'en haut...
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
Une femme, c'est le mystère à portée de la main.
Ayez toujours quelque chose à désirer ; sinon votre bonheur vous rendra malheureux.
Celui qui vénère le pouvoir est un homme en péril et celui qui révère les signes du pouvoir est un homme à sa fin !
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
Seule nous appartient la part qui suffit à nos besoins. Le reste n'est que du luxe.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
Le théâtre, c'est un petit peu comme les rêves : ça n'a pas de sens.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
A gagner un beau bien on gagne une louange, Mais on en gagne mille à ne le perdre point.