Aujourd'hui encore, je ne peux m'empêcher de faire le lien entre ce garçon, Peeta Mellark, le pain qui m'a redonné espoir, et le pissenlit qui m'a rappelé que je n'étais pas condamnée.
Il y a des coups de poignard qui se perdent.
Une femme est surtout à plaindre quand elle attend quelqu'un et qu'elle ne sait pas qui.
Nos enfants : c'est notre amour qui a pris des jambes et des bras... pour aller de par le monde.
Qui n'a pas connu la passion ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l'ivresse et l'embrasement.
L'égalité a un organe : l'instruction gratuite et obligatoire.
Ne t'attache en toi qu'à ce que tu sens qui n'est nulle part ailleurs qu'en toi-même.
D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent.
L'air frais des champs ; voilà notre vraie place ; il semble que là l'esprit de Dieu entoure l'homme de son souffle, et qu'il soit soumis à une influence divine.
Quand j'entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu'ils pourraient être à ma table.
Celui qui joue avec la vie n'arrive jamais à rien.
A force de prévoir l'avenir, on nous le rend aussi fastidieux qu'un passé.
Ce qu'il y a de plus subtil dans l'homme, c'est la sexualité.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
Quand un homme s'ennuie, il a besoin d'être stimulé. Quand une femme s'ennuie, elle a besoin d'être retenue.
La nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination.
Il y a des orateurs si terriblement soporifiques qu'on n'a même pas le temps de s'en aller avant de s'endormir.
La flatterie n'a tant de charmes que parce qu'elle nous paraît confirmer le jugement de notre amour-propre.
La liberté, c'est l'homme. Même pour se soumettre, il faut être libre ; pour se donner, il faut être à soi.
On ne s'habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra s'habituer à la nôtre !
Le problème n'est pas de savoir si notre enfant ressemblera à son père ou à sa mère. Le problème c'est de savoir qu'il ressemblera à l'un des deux.
Interpréter consiste toujours à mettre en équivalence deux textes : celui de l'auteur, celui de l'interprète.
La vie est le seul raccourci d'un néant à l'autre.
Une partie de l'art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance.
Pour se préserver de l'autre, il n'y a toujours pas de préservatif efficace.
L'opinion scientifiquement sondée accorde à peu près autant de confiance aux hommes politiques qu'aux assureurs, aux entrepreneurs de pompe funèbres et aux vendeurs de voitures.
C'est une erreur de croire qu'en parlant bas à l'oreille de quelqu'un qui travaille on le dérange moins.
C'est la superstition qui a fait immoler des victimes humaines, c'est la nécessité qui les a fait manger.
Je n'arrive pas à me rendre compte si c'est votre fils qui fait des progrès en violon ou si c'est nous qui nous habituons.
Conseils aux parents : envoyez votre jeune fille à la faculté de lettres. Comme ça, plus tard, quand elle fera la cuisine, elle pourra penser.
Le cheval porte son cavalier avec vigueur et rapidité. Mais c'est le cavalier qui conduit le cheval. Le talent conduit l'artiste à de hauts sommets avec vigueur et rapidité. Mais c'est l'artiste qui maîtrise son talent.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
Les épreuves contribuent à jeter de la lumière sur de nouvelles façons de voir les choses, qui seraient autrement demeurées invisibles pour nous.
Le chaos demande à être reconnu et vécu avant de se laisser convertir en un nouvel ordre.
J'ai un truc pour se souvenir à vie de la date anniversaire de sa femme : il suffit de l'oublier une fois !
Tu deviendras meilleur si tu penses à la mort.
t votre Seigneur dit: Appelez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M'adorer entreront bientòt dans l'Enfer, humiliés.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
- C'était quoi votre plan ? J'me sentirais si humble après m'être fourvoyé que j'serais près à revoir toutes mes valeurs, à m'intéresser à la bonté, à la notion de vérité et à m'prendre pour Cameron ? - Y a un peu [...] ► Lire la suite
Certains hommes se déshabituent si bien d'avoir des opinions à eux, qu'ils finissent pas ne plus oser avoir chaud ou froid avant d'avoir consulté le thermomètre.
Nous sommes tous venus au monde tout à fait de la même manière, or le joug que nous portons n'est pas pareil pour tout le monde.
La voix du gourou ne mène qu'à la porte du gourou.
A force de cracher dans l'assiette, on finit par y trouver du potage.
Celui qui ne voit rien d'étrange n'a jamais regardé un homard en face.
Voulez-vous nuire à quelqu'un ? N'en dites pas de mal, dites-en trop de bien.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Dieu ne nous laisse pas vivre n'importe où, n'importe comment sur terre, sans placer une parcelle du Ciel à porter notre main.
L'esprit de révolution, l'esprit d'insurrection est un esprit radicalement contraire à la liberté.
Où que vous vous tourniez, c'est face à Dieu.
La voiture est étrange : à la fois comme une petite maison et comme un vaisseau sidéral.