Il n'y a si petit métier qui ne nourrisse son maître.
Les gens reprochent souvent aux médias de ne pas rapporter de bonnes nouvelles, oubliant commodément que plus on carbure à la catastrophe, plus on vend.
La joie de l'homme doit être inépuisable, aucune vie ne serait jamais assez longue pour dire ce qu'à elle seule elle en peut contenir.
Laisse faire les autres. A scruter les êtres et les choses de trop près, ils finissent pas n'en plus voir la vérité ni le reflet.
A force de mettre de l'argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l'attraper et le dépenser.
Quand un homme déclare sa flamme, il doit s'attendre à ce que celle qui en est l'objet s'intéresse à sa braise.
C'est à la culotte de ses filles qu'on juge un pays.
La première vertu révolutionnaire, c'est l'art de faire foutre les autres au garde-à-vous.
Toute réalité ne prend son sens qu'à partir de l'instant où l'homme lui en donne un, elle ne devient absurde que quand l'homme enlève le sens qu'il lui avait attribué précédemment.
Le véritable mal c'est de vivre, non pas de se tuer ou de mourir, c'est de vivre son mal jusqu'à la fin.
La société n'est-elle pas autorisée à ne jamais souffrir dans son sein celui qui se déclare contre elle ? Et l'individu qui s'isole, peut-il lutter contre tous ?
Est-ce qu'il y a besoin de se mettre la cervelle à l'envers pour être heureux dans l'amour ?
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
La manière dont une personne s'habille montre à la fois la manière dont elle se voit et la manière dont elle veut être vue.
Le seul à être moi, ici, c'est moi.
Si femme soûle frappe à ta porte, n'ouvre pas, fais la morte.
Le plus compliment que je puisse faire à une femme est de lui dire : Je suis aussi bien avec toi que si j'étais tout seul.
Changer de métier n'est rien, mais renoncer à ce qu'on sait, à sa propre maîtrise, n'est pas facile.
La puissance nucléaire doit être autorisée pour tous ou interdite pour tous. Elle ne doit pas à chaque occasion être un moyen de menacer un autre pays.
Dans les affaires du monde, l'honnête homme est sans parti pris : il se range à ce qui est juste.
Au départ y a mes potes quand c'est plus l'école qui les choisit: On s'crée une deuxième famille.
La pauvreté, tout d'abord, n'a jamais été un malheur pour moi; c'était radieux avec la lumière du soleil.. Je le dois à ma famille, avant tout, à qui tout manquait et qui n'enviait pratiquement rien.
C'est une étrange berceuse, mais c'est ainsi ; c'est la mienne. Il est un silence où il n'y a jamais eu de bruit. Il est un silence où aucun bruit ne peut être. Dans la froide tombe sous la mer profonde... profonde.
Tu sais, à chaque fois que quelqu'un sort un truc vraiment drôle, un truc qui me fait rire, je me retourne pour voir si ça te fais rire aussi, même quand t'es pas là, à chaque fois...
S'il y a plus de femmes que d'hommes sur la Terre, c'est parce qu'il y a plus à nettoyer qu'à réfléchir.
Là où régne la puissance, il n'y a pas d'amour ; où règne l'amour il n'est pas besoin de puissance.
Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en rêve votre philosophie.
Il faut affronter la réalité avec une pointe d'humour ; autrement, on passe à côté.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
L'homo sapiens postmoderne fait face à un dilemme de taille : être blasé ou s'étonner constamment.
Traduire : transvaser un liquide d'un vase à col large dans un vase à col étroit. Il s'en perd toujours.
Dans le secret des dieux. Les dieux avaient des secrets ; Dieu n'a que des mystères.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Un artiste, c'est celui qui a le don d'éclairer une chambre noire.
La peinture, c'est la course à l'absolu et à l'inconnaissable.
Si l'adversaire vous envoie le ballon directement sur la main et que l'arbitre, impitoyable, considère qu'il y a faute, ce sera dans votre surface de réparation.
Le livre n'est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l'homme.
Les êtres humains, qui sont remarquables de par leur capacité à tirer des leçons de l'expérience des autres, sont également remarquables pour leur inclination à ne pas le faire.
Un homme d'affaires est un croisement entre un danseur et une machine à calculer.
Vagabonder à la surface des océans est souvent source de sérénité et, parfois, permet de tutoyer ses rêves. S'y immerger, c'est s'ouvrir à son observation et à sa compréhension.
La force du temps, c'est celle du boeuf : lent à démarrer dans la jeunesse, impossible d'arrêter au seuil de la vieillesse.
A quoi servent les cartouches dans une bataille ? Moi, à la place, j'emporte toujours du chocolat.
Celui qui a du toupet se rassasie, celui qui est timide crève de faim.
A quoi bon essayer de tuer le temps ? Il finit toujours par se venger.
Ce qu'il y a de bien avec l'hiver, c'est qu'il fait disparaître non seulement les feuilles des arbres, mais aussi les touristes de Montmartre.
Les mondains sont des êtres solitaires perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée.
On peut juger de la beauté d'un livre, à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met ensuite à en revenir.
La crainte est de toutes les fêtes : Jamais un jour calme et serein Du choc ténébreux des tempêtes N'a garanti le lendemain.
La dignité s'immole à la tolérance.