La politique dépend des hommes d'Etat, à peu près, comme le temps dépend des astronomes.
En observant on se sent plus grave et se sentant plus grave on se sent plus âgé. De là se croire plus sage, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans cesse.
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
Être libre, c'est devenir quelque peu étranger à soi-même.
L'argent que l'alcool rapporte à l'Etat, c'est énorme ; moi cette année, rien qu'en picolant, j'ai payé l'impôt sur la fortune !
L'athéisme n'est rien d'autre que l'agacement des gens sensés face à des croyances iniques sans fondement.
La raison universelle n'a plus sa place dans la philosophie multiculturaliste qui domine aujourd'hui la planète... Ce n'est plus le cogito qui est le propre de l'homme mais le credo.
Comment ne nous révélerions-nous pas profondément dans une relation aussi tenace que la dépendance ? Dans la manière dont nous conduisons une voiture, fumons ou buvons, ou mangeons, et, surtout, dans la manière dont nous traitons autrui ? C'est-à-dire dans ces constances -dépendances réciproques- qui jalonnent et enserrent notre vie.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Les vrais gentlemen pratiquent, certes, l'interruptus coïtus... le tout est de savoir qui est gentleman ? Rien ne s'affiche dans ce domaine au trombinoscope et à la vêture.
Dans l'ombre, un soir d'orage, où la chair s'électrise,Promener des doigts d'or sur le clavier nerveux ;Baisser l'éclat des voix ; calmer l'ardeur des feux ;Exalter la couleur rose à la couleur grise ;
Montrez du respect à la personne avec laquelle vous êtes en conflit ne veut pas dire que vous abandonnez vos positions et vos idées. Cela veut simplement dire que vous êtes au-dessus du problème.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Je suis fort chez les gens qui sont à la limite du vote.
Un garçon, ça va, ça vient, ça entreprend, ça assaille et ça conquiert, ça n'a pas de forteresses imprenables, mais seulement mal assiégées.
A la vue de ce qui se passe dans le monde, le plus misanthrope des hommes doit finir par s'amuser, et Héraclite doit mourir de rire.
Mon métier c'est de poser des questions. À la différence de nombreux philosophes, je ne pense pas avoir de réponse. Je ne pose pas de questions en mots, mais avec des émotions visuelles ou sonores.
Entre la femme et moi, il y a toujours une fermeture éclair qui se coince.
Ainsi l'amitié n'appartient qu'à l'homme, et l'attachement peut appartenir aux animaux.
Quand les gens me traitent d'icône sexuelle, c'est flatteur mais ça ne me monte jamais à la tête parce que je ne me suis jamais sentie sexy à l'adolescence.
Les missions impossibles sont les seules à réussir.
Le doute peut vous motiver, alors n'ayez pas peur de cela. La confiance et le doute sont à deux extrémités de l'échelle, et vous avez besoin des deux. Ils se balancent mutuellement.
Les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction.
Il arrive à un moment, où un homme raisonnable doit ravaler sa fierté et reconnaitre qu'il a fait une grave erreur... La vérité c'est que je n'ai jamais été raisonnable.
Je ne renoncerai jamais à trois choses : au cinéma, à témoigner, et à raconter des histoires.
L'annonce de ce prix m'a paru irréelle et j'avais hâte de savoir pourquoi vous m'aviez choisi.
Le pays tout entier était saisi d'une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des survivants.
Si tout le monde a bonne opinion d'une mauvaise affaire, elle est une bonne affaire.
L'amour-propre est ce qu'il y a au monde de plus inflexible.
Les gens intelligents se divisent en deux catégories : les bons et les méchants. Les sots appartiennent à une seule : celle des méchants.
L'homme est chose sacrée, à laquelle nul n'a le droit de toucher.
Mieux vaut périr à cause d'un imbécile qu'être flatté par lui.
Nous sommes confrontés à des opportunités insurmontables.
Pardonne souvent à autrui, jamais à toi-même.
On ne regrette que ce qu'on a connu.
L'ignorance a ses avantages.
À lui seul le mot Université est une stupidité prétentieuse.
« Écrivain » est celui qui accède à l'imagination principalement, sinon exclusivement, par la voie de l'écriture.
La liberté a des contraintes mais pas de frontières.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.
Je me traîne sur les mains, n'ayant plus de jambes,Car une vieille femme qui a peur, ce n'est rien et pas même un enfant.
Don Quichotte avait-il peur ? Prenait-il des précautions avant d'attaquer les moulins à vent ? Non, jamais. Son enthousiasme le faisait agir. Et quel sera le sort de Don Quichotte ?
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.
Les technologies modernes nous permettent de nous connecter aux habitants du monde entier, mais nous avons oublié l'importance de nous connecter à nous-mêmes.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
À la bonne franquette.
Toute ta vie, ô grain de raisin sec, tu portes ce pédoncule à ton derrière.
Ce que nous cherchons à faire aujourd'hui, c'est à exterminer la vie.