Henri Bergson réclamait déjà au début du XXe siècle un amour du genre humain, et notre civilisation n'a fait aucun progrès de ce côté-là.
Le plat du jour c'est bien, à condition de savoir à quel jour remonte sa préparation.
Dieu préfère toujours la clémence à la justice.
Il faut que cet homme soit un grand ignorant, car il répond à tout ce qu'on lui demande.
L'amour ressemble étrangement à la mer : il n'y a que ceux qui ne l'aiment pas qui trouvent que c'est toujours pareil.
Entre l'amitié et l'amour, il y a une différence énorme : du jour à la nuit.
Je ne demande que trois choses à un homme : être beau, brutal et stupide.
Tout le secret des armes ne consiste qu'en deux choses, à donner et à ne point recevoir.
On aime si bien les yeux fermés. A quoi bon les ouvrir ?
La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
On n'a jamais tant parlé de Dieu depuis qu'il est mort.
Moins on s'y attend, plus on a de chances de prendre un but.
Une guerre comme tout autre spectacle, se visionne mieux à distance.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
Tous les hommes sont formés dès la naissance à accepter les agressions verbales des femmes et à s'en remettre rapidement.
Quelque soit ses opinions, son parti, sa formation... un ministre est automatiquement plus compétent que son prédécesseur. Ce qui explique que chaque ministre fait une réforme destinée à annuler toutes les dispositions de celle de son prédécesseur.
Le progrès n'a que l'âme de celui qui s'en sert.
Ce qu'il y a de plus difficile : le quotidien.
Toutes les choses sont reliées entre elles. Quoiqu'il arrive à la terre, cela nous arrivera à nous qui sommes ses enfants.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
Il y a trois sortes de personnes : celles qui refont toujours les mêmes erreurs, celles qui ne refont plus les mêmes, puis celles qui utilisent les erreurs des autres pour ne pas en faire.
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans la promenade à travers la vie.
Les païens arrivent au ciel en passagers clandestins, à l'insu des théologiens postés aux frontières.
Une fille qui, par le peu qu'elle laisse voir à un homme, le fait devenir curieux de voir le reste, a déjà fait trois quarts du chemin qu'il lui faut faire pour le rendre amoureux.
Il ne faut pas confondre partir et fuir. On n'échappe pas à sa condition humaine.
Avec de la paresse et de l'entêtement, on est toujours sûr d'arriver à quelque chose.
Tu ressembles à la musique que tu dansesTu es violence, cadence et décadenceRobot, rebelle, madone des décibelsDeux grands yeux métalComme un ciel sans étoileDeux scotch, un rock, on parle, on rit, on danseSuper gadget de discothèque qui danse, danse.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
Familles, je vous hais ! disait Gide (qui pourtant en fit une). Disons plus simplement, à deux lettres près : Familles, je vous ai.
Une entité abstraite ne saurait avoir de droits concrets. Voilà qui suffit à discréditer l'idéologie des droits de l'homme.
Je suis comme un boxeur sonné, K.O. debout. Un boxeur qui s'accroche, qui veut absolument tenir jusqu'à la fin du round.
Si vous étudiez la science assez profondément et assez longtemps, cela vous forcera à croire en Dieu.
Le diable a le pouvoir de prendre une forme agréable.
Qui n'est pas misanthrope à quarante ans n'a jamais aimé les hommes.
D'échelon en échelon, on grimpe à l'échelle.
Amadeus Mozart est à la musique quelque chose comme Jean Nicolas Arthur Rimbaud à la littérature. Ce sont des gens qui ont créé quelque chose que personne avant eux n'avait. Des génies absolus. Vous pouvez reconnaître leurs harmonies parmi des milliers.
Orbán utilise un vocabulaire et une rhétorique nationalistes, il mobilise la haine contre l'étranger, mais cela n'a rien à voir avec le populisme...
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Je ne suis pas l'une de ces personnes qui entrent dans les détails de ma vie personnelle à la télévision pour attirer l'attention.
Je veux travailler avec un réalisateur qui devient mon frère, mon père, pendant deux mois. Vous vous donnez à cette personne.
Ou vous effacez ou vous êtes le seul à être effacé.
Evidemment qu'il y a un lien entre immigration et délinquance.
On est toujours persuadé qu'il n'y a qu'une personne au monde à aimer et on en trouve une autre pourtant un jour. Et ça à l'air dingue de s'être autant inquiété pour ça au début.
On rend bandant les rêves les plus tartes, à force de billets verts, de toc, de plaqué, de paillettes, jusqu'à ce que le dernier des humains se prenne pour un empereur et devienne son propre dieu...
Provoquer, au sens artistique du terme, oblige à ouvrir les yeux, à casser le monde dans lequel on vit pour réfléchir.
Je crois que si les gens parlent d'eux-mêmes à longueur de vie c'est parce qu'ils ont été très seuls.
Le pouvoir est un but où presque toujours on arrive plus vite à plat ventre que debout.
Il faut encore et surtout m'être très fidèle de corps, de coeur et d'âme ; en regards, en paroles et en action. Ma santé, ma vie et mon bonheur, si tu y tiens, dépendent de tout cela à la fois.
Un homme ne doit jamais être plus occupé que quand il n'a rien à faire.