L'aisance est exigeante et ne cherche qu'à s'accroître : la misère se partage.
Ce qui est ennuyeux, depuis qu'on a remplacé les noms des départements par des numéros, c'est qu'un élève qui avait déjà de mauvaises notes en arithmétique a, en plus, des zéros en géographie.
On a beaucoup discuté la question de savoir si la femme n'était pas un être radicalement débile. Sa débilité n'est qu'apparente ; elle a, en effet, de meilleurs principes de vie que l'homme.
Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n'est qu'après les rebondissements que l'on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
Il n'y a souvent que le blasphème pour exprimer ce en quoi on a foi.
Il n'y a pas de bons ou de mauvais juges, il n'y a que des juges médiocres ou prestigieux.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
On peut fort bien vivre sans âme, il n'y a pas de quoi en faire une histoire, cela arrive très souvent. Le seul problème, c'est que les choses ne viennent plus vers vous, quand vous les appelez par leur nom.
Si les voitures veulent se suicider, ça les regarde. Mais je ne comprends pas cette manie de vouloir le faire lorsqu'elles ont des gens à bord.
Flirt. Bien qu'il soit toujours d'une impolitesse ridicule de dire à une femme qu'on ne sera jamais amoureux d'elle, je crois pouvoir vous affirmer que je ne me sens pas troublé près de vous.
Rien n'appartient à rien, tout appartient à tous.
Il y a, par les temps qui courent, tant de personnages honorables mis en examen qu'il serait inconvenant de souhaiter "bonne santé" à quelqu'un qui risque de s'y retrouver prochainement.
La souffrance ne donne de valeur à rien.
La question du mal a constitué d'emblée l'enjeu fondamental de la pensée.
On n'attelle pas de force à un char, on n'attire pas violemment à l'amour.
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,La lune se taisait comme vous vous taisiez,en regardant au loin, en regardant dehors,Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.
Wagner : un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore...
Elevé dans un lupanar, entremetteur dès l'adolescence, outrage public à l'âge adulte, cet homme a une tendance innée à ne connaître que le droit commun.
À la différence de l'aspirateur, de l'appareil de TSF ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d'usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme une villa sur la Côte, n'a d'intérêt et d'avantage que dans la [...] ► Lire la suite
Si vous étudiez la science assez profondément et assez longtemps, cela vous forcera à croire en Dieu.
Il y a mille pensées en un homme qu'il ne connaît pas jusqu'à ce qu'il prenne un stylo pour écrire.
Les gens sont formés pour adorer les dirigeants. Alors que la liberté est oubliée par beaucoup, il y en a toujours qui ne se soumettront jamais.
Quand on est amoureux, nuit et jour on n'a aucun repos.
Chaque drame doit être votre drame, ou cela ne compte pas. D'une manière ou d'une autre, tout est à propos de vous. C'est incroyable.
Je n'ai jamais eu de problème avec ma taille. J'ai toujours été le plus petit, à l'école et dans mes équipes.
La culotte de l'un ne convient pas à l'autre.
L'expression la plus triste de la langue française : «A quoi bon ?».
Pourquoi êtes-vous si sérieuses, les filles ? On n'aura nos règles qu'a la fin du mois !
La foi n'est pas seulement religieuse. La foi est surtout une fidélité à soi-même.
Comme à tous les bons coeurs, le malheur lui avait ôté l'amertume.
Nul ne voit jamais si clair aux affaires d'autrui que celui à qui elles touchent le plus.
Je ne demande que trois choses à un homme : être beau, brutal et stupide.
Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer.
Rien ne renforce plus l'amitié entre deux hommes que lorsque chacun des deux considère qu'il est supérieur à l'autre.
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.
Il faut avoir deux cordes à son arc.
On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence.
Il y a un plaisir délicieux à serrer dans ses bras une femme qui vous a fait beaucoup de mal, qui a été votre cruelle ennemie pendant longtemps et qui est prête à l'être encore.
Pour l'athée, l'hypothèse de l'existence de Dieu n'est pas à retenir : celle de l'existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
De la vérité l'homme n'est pas capable, aussi n'y a-t-il pas d'erreur plus grave que de croire la tenir.
Qui accepte de se frotter aux renards pouilleux consent déjà à se gratter.
A trente ans, les hommes ont déjà fini de se connaître par le coeur. Le calcul leur suffit.
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
Pour un instrumentiste, un concertiste, il y a une limite dans les progrès que l'on peut accomplir, en revanche, dans la comédie, c'est illimité.
Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
Il n'y a pas de libéralité bien placée, pourvu qu'elle le soit sans calcul et sans ostentation, qui ne vaille mieux qu'une économie.
L'inventeur des dédicaces n'a pu être qu'un mendiant.
L'épée ne s'arrête pas juste à la limite du droit ; il est de sa nature de rentrer malaisément dans le fourreau quand elle s'est une fois échauffée dans la main de l'homme.