Le romancier donne à voir par le trou de la serrure ce qu'on ne pourrait pas voir autrement.
Comment les hommes peuvent-ils parler à tout bout de champ de leur conscience alors qu'ils n'ont pas la moindre conscience de ce qui les entoure ?
Que peut on faire à la beauté qui vous crève les yeux ? On lui coupe la tête. Ainsi se venge d'une rose l'imbécile qui la cueille.
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Le meilleur cadeau qu'un homme puisse offrir à une femme est toute son attention.
Il n'y a aucune raison qui oblige à épouser la mère avec la fille !
Je suis bien là, et je t'aime. Je t'ai toujours aimée et je t'aimerai toujours. J'ai pensé à toi, j'ai imaginé tes traits durant chaque seconde de mon absence. Quand je t'ai dit que je ne voulais plus de toi, c'était le pire des blasphèmes.
On a mal regardé la vie, quand on n'a pas aussi vu la main qui tue en gant de velours.
Le clown érige l'imbécillité au rang d'art. Il vous invite à faire ce que vous voulez, comme vous le voulez, à la seule condition que ça plaise au public.
Il y a toujours quelque chose à faire pour adoucir la vie d'un enfant, ne serait-ce que de l'aimer encore plus.
On entend souvent la remarque : "Il parle trop", mais a-t-on jamais entendu la critique : "Il écoute trop" ?
Avoir du tact, c'est être capable de dire à quelqu'un qu'il a l'esprit ouvert quand il a un trou dans la tête.
La pitié n'a qu'un tort, regarder de haut.
Les portes de la charité sont difficiles à ouvrir et dures à fermer.
Dieu est mort, Nietzsche est mort aussi... C'est terrible, je me sens seul tout à coup.
Ce qu'on appelle une oeuvre sincère, est celle qui est douée d'assez de force pour donner de la réalité à une illusion.
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu'elle a reçu.
Le plus âpre et difficile métier du monde, à mon gré, c'est faire dignement le roi.
La foule a beaucoup de têtes et pas de cervelle.
A côté d'un très beau poney attelé, une Ferrari n'est pas très impressionnante.
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?
Les moniteurs d'auto-école à la main baladeuse ont une nette préférence pour le changement de vitesse au plancher qui permet quelques excès.
Un enfant à qui on ne demande jamais ce qu'il ne peut pas faire, ne saura jamais ce qu'il peut faire.
Dans la vie, les hommes sont tributaires les uns des autres. Il y a donc toujours quelqu'un à maudire ou à remercier.
Si tu ne peux te façonner tout-à-fait selon ta volonté, comment peux-tu attendre d'autrui qu'il soit tout-à-fait à ton goût ?
La destinée ! Mot grave et profond que les bonnes gens ont facilement à la bouche, aux heures d'inquiétude, devant les incertitudes de l'avenir.
La religion des grands consiste pour l'ordinaire à servir Dieu, sans désobliger le diable.
Etre amoureux, c'est avoir la cervelle à marée basse.
Les échanges et les voyages à travers le monde nous donnent la responsabilité de conserver nos spécificités, et non de les détruire.
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
Il y a une infinité de lois qui ne subsistent que parce qu'on n'a pas le temps de les réformer.
Les Français se masturbent plus souvent qu'ils ne se lavent les dents, car ils n'ont pas toujours une brosse à dents sous la main.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
Et qui des deux, à votre avis, fait un plus grand outrage à Jésus-Christ, ou celui qui l'abandonne dans les tourments, ou celui qui le renonce dans les délices ?
Comment vous imaginer que Dieu consente jamais à ce qu'il ne veut pas et à ce qu'il peut empêcher ?
On a besoin des nations pour lutter contre le nationalisme.
Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l'essentiel : conserver l'estime de l'autre, éviter le pourrissement dû à l'exaspération, raviver le désir qu'on éprouve pour le monde.
Faut pas prendre de but, faut pas prendre de but... Y'a qu'à diriger un club de natation, on prendra plus de but !
Le premier prédicateur qui a annoncé la gloire de Dieu est le firmament.
L'homme n'a pas de marque plus décisive de sa noblesse qu'un certain sourire fin, silencieux, impliquant au fond la plus haute philosophie.
La marchandisation gagnant tout, jusqu'à l'homme lui-même, le monde deviendra une foire parcourue de bandes rivales.
Il y a une terre des hommes, et une où vivent les femmes, et entre ces deux mondes la guerre fait rage - et elle est sans fin.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Les "cons", c'est vous, c'est moi, c'est ce qu'on fait de nous, c'est pour ça que je me pardonne. Je me dis : j'ai été à l'école, et mes déviances d'adulte c'est des carences affectives et des carences pédagogiques.
J'ai besoin de vous dans mes nouvelles fonctions. Rien n'est plus important que le contradictoire (...). Ma porte est ouverte, vous n'aurez pas à la forcer.
En tant que président, je serai comme le candidat que je suis, un candidat respectueux, un candidat rassembleur, un candidat normal à une présidence normale, au service de la République.
Depuis qu'il n'est pas venu à l'enterrement de l'arrière grand oncle d'un neveu du côté de la soeur de mon mari, pour moi, il ne fait plus partie de la famille.
En réduisant le corps féminin à l'instrument de la domination, on a contraint les femmes à dénier leur propre corporéité.
L'éternelle erreur consiste à prendre le libertinage pour la liberté.