Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
Certains maris admirent davantage leur femme à mesure qu'ils sont plus trompés. A côté des cocus honteux, il y a les cocus émerveillés.
Ce n'est pas le cierge qui fait la flamme, c'est la flamme qui a fait le cierge.
Tout n'est pas perdu quand on a fait une grosse bêtise. Il reste a en tirer vanité.
Et le vent n'est-il pas la voix de Dieu, autant que celle du poète qui ne l'a que par Lui ?
Réduit à son être social, quelle misère que l'homme !
Moins un journal a d'abonnés, plus il est libre.
En apprenant à connaître les maux de la nature, on méprise la mort ; en apprenant à connaître ceux de la société, on méprise la vie.
Le temps est un fleuve où l'homme va à contre-courant. Il croit avancer tant qu'il peine sur la rame, Car ce qui flotte à l'entour le dépasse vers l'arrière.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
L'argent, pour les personnes âgées, c'est tout le contraire des maladies : on ne veut en parler à personne.
Il n'y a pas de libéralité bien placée, pourvu qu'elle le soit sans calcul et sans ostentation, qui ne vaille mieux qu'une économie.
Tout le monde peut séduire. La preuve, il y a des enfants partout...
L'almanach nobiliaire est le seul livre qu'un jeune Londonien devrait connaître d'un bout à l'autre, car c'est la meilleure oeuvre de fiction que les Anglais aient jamais écrite.
Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.
Aider un homme est une entreprise solitaire, à chacun particulière, chaque fois irremplaçable.
Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'ils la portent à leur oreille pour vérifier qu'elle n'est pas arrêtée.
Un critique, ce n'est jamais qu'un individu qui a des goûts personnels.
Mon pire cauchemar, mon cauchemar fondamental, absolu, c'est la vision du futur que propose Bill Gates, un futur où il y aura une caméra à chaque coin de rue et où chaque conversation sera enregistrée. Je préférerais m'enfoncer une fourche dans les yeux q
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Le dernier siècle de notre existence a laissé dernière lui plus d'ordures que nous n'en avions produites en plusieurs millions d'années.
La mission éducative du cinéma, documentaire et scientifique, a si peu été accomplie. Tout a été axé sur le côté spectaculaire, alors que le côté spectaculaire devrait en être la plus-value.
Quand y gèle à pierre fendre, dans les squares, ça écarte les fesses des statues...
Les Allemands guettaient du haut des miradors,La lune se taisait comme vous vous taisiez,en regardant au loin, en regardant dehors,Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.
Provençaux, voici la coupe,Qui nous vient des Catalans,Tour à tour buvons ensemble,Le vin pur de notre cru,Verse-nous la poésie,Pour chanter tout ce qui vit,Car c'est elle l'ambroisie,Qui transforme l'homme en Dieu.
Or, les actions particulières sont contingentes ; par suite, le jugement rationnel qui porte sur elles peut aller dans un sens ou dans l'autre, et n'est pas déterminé à une seule chose. En conséquence, il est nécessaire que l'homme ait le libre arbitre, par le fait même qu'il est doué de raison.
Mais si le sport fortifie, il apaise également. À condition de demeurer un adjuvant et de ne point devenir un but, il sait produire l'ordre et clarifier la pensée.
L'eau, le conseil et le sel ne donnent pas à ceux qui ne vous le demandent pas.
Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n'est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, d'être des sous-fifres.
L'amour vainc tout - l'amour est la grâce qui transcende toute forme d'injustice à la fin.
Tendre les bras à son destin est de tous les moyens le plus infaillible pour en adoucir les rigueurs.
Si le destin souhaite votre rencontre, vous vous retrouverez. Fussiez-vous séparés par des milliers de lieues. Mais si le destin s'oppose à la rencontre, vous aurez beau être là, face à face, vous resterez étrangers l'un à l'autre.
Essayez d'être oublié. Allez vivre à la campagne. Restez en deuil pendant deux ans, puis remariez-vous, mais choisissez quelqu'un de décent.
En tant qu'actrice, j'aime beaucoup les gens comme Anna Magnani et Debra Winger. Je pense aussi qu'il n'y a personne de mieux que Meryl Streep.
Tout ce qui n'est pas parfait jusque dans les moindres détails est voué à périr.
Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime. - Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah -. Voilà l'énorme succès!
Les partisans de M. Mitterrand ont attaché son nom au concept de génération. Mon ambition serait d'attacher le mien à celui de régénération.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
Ne pas se faire d'illusions. Dans "amis" il y a l'idée d'âmes. Dans "relations" l'idée que tout est relatif.
Croire à la parole humaine, parlée ou écrite, est aussi indispensable aux humains que de se fier à la fermeté du sol.
On ne ressemble pas à ceux qu'on admire en imitant leurs oeuvres.
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
Il est plus facile de résister au premier de ses désirs qu'à tous ceux qui le suivent.
Nous nous efforçons de donner à nos enfants tout ce qui a manqué dans notre jeunesse et nous négligeons de leur donner ce dont nous avons bénéficié.
Le peintre doit tendre à l'universalité.
On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence.
Il y a deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer.
On est fidèle à soi-même, et c'est tout.
Ne vous hâtez jamais. Ainsi vous ne rendrez le soupir qu'à la dernière minute.
On n'a jamais tant parlé de Dieu depuis qu'il est mort.