Un vieillard n'a plus de vices, ce sont les vices qui l'ont.
De même que les administrations fonctionneraient de façon satisfaisante s'il n'y avait pas le public, de même les théories économiques seraient relativement faciles à établir sans la présence de cet insupportable gêneur qu'est l'homme.
Personne n'a jamais fait sa dernière bêtise, puisque la dernière c'est de consentir à n'en plus faire !
L'âme et le corps de qui l'on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Il n'y a plus que la radio qui chante. La chanson a cessé d'être un art populaire pour devenir une industrie lourde, avec ses cartels, ses investissements, ses transferts de vedettes et son imposture organisée.
Entre auteurs et lecteurs, il y a souvent plus que des affinités : des complicités, des fringales.
La pub fait surtout de la pub à la pub.
Ni les hommes d'Etat, ni les acteurs ne se retirent à temps.
Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité.
De ce qu'à moi, ou à tout le monde, il semble ainsi, il ne s'ensuit pas qu'il en est ainsi. Mais ce que l'on peut fort bien se demander, c'est s'il y a sens à en douter.
Question vitale : qui a inventé les inventeurs ?
Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments.
Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire.
Dieu soutient l'homme simple dans ses bonnes intentions et abandonne l'homme éclairé à ses mauvais desseins.
Le succès est la capacité de continuer à traverser un désastre total.
A tout choisir, je préférerais encore être cocu que jaloux. On souffre moins.
Faute de composer avec le monde, il a bien fallu composer avec le mot.
Les morts passent l'éternité à dire la vérité et personne n'est capable de les entendre.
On a beau s'efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c'est pour ça qu'on n'arrive pas à éviter de se faire du mal.
Tend une main à ton voisin, un jour tu peux en avoir besoin.
Un parapluie ne sert à rien quand on a les pieds dans la boue.
À croire que l'art ne s'accouche que dans la douleur.
La grande chose à propos de mes parents, c'est qu'ils ne prêchaient rien qu'ils ne pratiquaient pas.
Il y a certaines choses que vous pouvez accomplir avec de l'argent, mais en fin de compte, ce ne sont pas les choses qui vous rendent heureux. Ce sont les petites choses qui rendent la vie belle.
Là où est l'amour, il n'y a pas de travail ; et s'il y a du travail, ce travail est aimé.
Je n'ai jamais simulé ni surjoué mon attachement aux régions, à ceux qui y vivent et y travaillent. Ceux qui m'écoutent savent que je suis profondément attaché à la nature, aux racines, au terroir, aux traditions, étant moi-même Picard et fier de l'être.
Après mon élection comme présidente, le SMIC augmentera jusqu'à 15%.
Je n'aime pas trop l'idée d'appartenir à quelqu'un. Je préfère un « tope là », plutôt que de signer un papier. Je n'aime pas les contrats.
Mes parents étaient d'extrême gauche donc tout était contre le système. Je marchais pieds nus dans les rues de Paris quand j'avais huit ans. Quand j'ai commencé à faire du DJ, ils détestaient ça, parce que pour eux, les boîtes de nuit et toute cette vie, c'était terrible et faux.
Un boeuf a une longue langue mais ne sait pas jouer du shofar.
Quand on me commande d'aimer, on me commande de restaurer la communauté, de résister à l'injustice et de répondre aux besoins de mes frères.
Je me trouve mieux maintenant qu'à 20 ans. Je me ressemble enfin.
Ma réussite, si réussite il y a, ce n'est pas une réussite de ma vie. Ma vie aurait été une réussite si je l'avais poursuivi là bas ou j'étais né.
L'Esprit de Dieu se déplace à travers nous et le monde à un rythme qui ne peut jamais être resserré par aucun paradigme religieux.
Je pense que je vais travailler beaucoup moins à mesure que je vieillis.
Tu nous enjoins à visiter malades et oubliés - Honorer son prochain, faire OEuvre de charité - Faîtes donc fortune, donnez sans compter ! - Telle fut la parole de notre bien-aimé.
Nous ne sommes pas un pays de consensus, mais un pays en proie à une sorte d'incessante guerre civile.
Il n'y a pas de règle générale pour les femmes ; elles sont toutes des exceptions confirmant une règle qui n'existe pas.
La plupart de nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d'une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité.
Le cinéma policier, tout comme le roman policier, est le meilleur reflet de l'époque à laquelle il est tourné.
Ceux qui parlent sont payés de l'applaudissement qu'on donne à ce qu'ils disent ; et ceux qui écoutent, du profit qu'ils en reçoivent.
Le rossignol reste fidèle à sa compagne, aussi longtemps qu'il est enfermé dans la même cage.
Il ne se passe pas de jours que nous menions à l'abattoir les plus purs de nos élans.
Vous vous noyez dans un verre d'eau. Il n'y a que dans les verres d'eau qu'on se noie. Quand on est dans l'océan on arrive toujours à en sortir. Même s'il y a de la tempête.
Licencié : qui a été mis à la porte avec un diplôme.
L'homme n'est bon qu'à la condition de l'être à l'égard de tous.
Comme il y a une âme de beauté dans les choses mauvaises, il y a une âme de vérité dans les choses fausses.
A l'homme moyen, cinquante années de mariage suffisent à peine pour comprendre une seule femme.
Mettre la dernière main à son oeuvre, c'est la brûler.
Quand il n'y a dans un sentiment rien que d'analysable, il n'y a rien.