Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
Entre les astuces des femmes et l'avidité des hommes, à quoi bon chercher à discerner qui porte le plus de responsabilité ?
Il est impossible à deux époux de vivre d'accord en ne se cédant jamais rien.
L'homme est comme Dieu l'a fait en un peu pire.
Enseigner un méchant, c'est mettre le sabre à la main d'un assassin.
On a sans doute a peu près les mêmes chances de gagner à la loterie, que l'on y joue ou pas.
Quand une anthologie paraît, tout bon poète (ou mauvais) s'y précipite pour constater qu'on l'a oublié une fois de plus.
La mise en scène, c'est la chose la plus excitante à faire en dehors d'un lit.
La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant, aux lâches, aux amis des brutes et aux antisémites ordinaires peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression.
Le châtiment est passé d'un art des sensations insupportables à une économie des droits suspendus.
L' assimilation est la seule "intégration à la française" possible ; la seule conforme aux traditions historiques de la France, à ses valeurs et même à sa nature.
Je ne suis pas sûr que les années 1950 étaient particulièrement propices aux Noirs, je crains qu'à l'époque on ne m'ait pas offert la chance de pouvoir piloter.
L'homme a tout entre ses mains, et tout lui glisse entre les doigts par pure lâcheté.
Il n'y a rien à apprendre du deuxième coup de pied d'un mulet.
L'interdiction des armes à feu est une idée dont le temps est venu.
Juge tes amis dans les moments fâcheux de la vie, et en voyant la part qu'ils prennent à tes périls.
Chaque fois que la société devient trop étouffante et que les règles sont trop complexes, il y a une sorte d'explosion musicale.
Un travesti passe toute sa vie à essayer de paraître aussi féminin que possible et j'ai clairement passé la mienne célébrant ma masculinité.
La préparation à laquelle je me suis astreint a retiré tous les doutes que j'aurais pu avoir.
On ne travaille désormais dans chaque mandat que trois ans et demi, le reste du temps étant consacré soit à l'apprentissage du pouvoir, soit à la préparation de la nouvelle élection.
Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage.
Ceux qui affirment qu'une automobile rend son possesseur paresseux ne savent pas le mal qu'il faut se donner pour parvenir à en payer les mensualités.
Nous en étions à ce point dans la crise européenne qu'une révolution de plus, c'était une guerre de moins.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
Les grandes oeuvres d'art ne sont grandes que parce qu'elles sont accessibles et compréhensibles à tous.
Le silence n'a jamais trahi personne.
Ce qui complique tout, c'est que ce qui n'existe pas s'acharne à faire croire le contraire.
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Les hommes trompent souvent ; les femmes peu souvent, et, en cherchant bien, il n'y a guère de perfidies à leur reprocher.
Je me cite souvent, cela apporte du piment à ma conversation.
Il n'y a rien que les hommes aiment mieux à conserver et qu'ils ménagent moins que leur propre vie.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
Le pouvoir absolu a cela de commode qu'il sanctifie tout aux yeux des peuples.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
La destinée d'un peuple se compose de ceux qui visent à la gloire et de ceux qui visent à la fortune.
Les sociétés à castes et à classes rigides faisaient un gaspillage impardonnables de talents... Mais il faut reconnaître que de telles sociétés réduisaient les aspects nocifs de la compétition.
L'amour que l'on refuse aux uns finit tôt ou tard par manquer à tous les autres, même à celui ou celle que l'on croit adorer.
Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d'autre.
Tout événement procède de causes, il n'y a donc lieu d'accuser aucune divinité ni de récriminer contre ce qui est et qui ne pourrait pas ne pas être.
Le médecin à qui vous tirez la langue vous le fera payer cher.
C'est une manie, chez ceux qui louangent les grands disparus, de semer des références à leur propre talent et de s'applaudir eux-mêmes.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
Si les songes donnent des ailes aux insensés, ils dévoilent aussi les apparences à l'homme qui réfléchit et la vérité lui apparaît, qui se cache derrière le réel.
C'est peut-être cela, le vieillissement, une migraine perpétuelle qui s'étend à tout le corps et le gruge.
Il n'y a jamais de vrais remords derrière l'amour.
C'est con les jeux de balle quand on est à trois, Y'en a toujours un qui touche que dalle.
A travailler on s'ennuie moins qu'à s'amuser.
A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.