La peur peut-être plus grisante que le whisky ; une fois qu'on y a pris goût.
Il fait bon d'ouvrir la porte au rêve : on cherche la magique extase de la poésie dans la lecture des chef-d'oeuvre qu'elle a produits.
À force de ne jamais réfléchir, on a un bonheur stupide.
La poésie est au théâtre une dentelle délicate impossible à voir de loin.
Je ne suis pas d'une beauté suprême. Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit.
Au pôle Nord, au pôle Sud, à l'équateur, l'homme s'acclimate partout, il n'y a qu'en banlieue qu'il ne s'acclimate pas.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Ce qu'est le charbon à la braise et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer des disputes.
L'inégalité des sexes reste en fait le plus grand démenti à l'universalité des droits de l'homme dans leur sens le plus fondamental. Il faudrait pouvoir lutter partout dans le monde contre l'apartheid sexuel.
Grâce à la passion des femmes, il faut que l'homme le plus honnête soit ou un mari, ou un sigisbée ; ou un crapuleux, ou un impuissant.
Le véritable réel ne se limite pas à l'aspect chatoyant de l'extérieur.
Telle la nuit d'été, qui n'a pas de rives, De branche en branche passe le feu léger.
On a la foi ou on ne l'a pas, mais moi, je refuse de désespérer de l'Afrique. Ce serait refuser d'espérer, tout simplement. C'est enraciné, fondamental.
Je ne pourrais pas vivre sans écrire. Enfant, adolescente, les livres m'ont sauvée du désespoir ; cela m'a persuadée que la culture est la plus haute des valeurs.
Dans le monde du travail, la capacité à jouer son rôle compte souvent beaucoup plus que celle à faire réellement le boulot.
Le courage m'a appris quelle que soit la gravité d'une crise... tout investissement judicieux finira par porter ses fruits.
C'est seulement à l'individu qu'une âme est donnée.
C'est un méchant homme que celui qui ne se fie à personne et à qui personne ne se fie.
On profite jamais de ce qu'on a.
Essayez de rester un enfant aussi longtemps que vous le pouvez. Ne forcez pas à l'âge adulte.
Certaines personnes ne sont pas habituées à un environnement où l'excellence est attendue.
Comme l'amour, la guerre ne se fait pas toute seule. Il y a une réciprocité de la violence qui demande à être considérée.
Qu'est-ce que provoquer ? C'est avoir le courage d'affronter des idées reçues, de s'opposer à la pensée majoritaire.
Seul, j'appartiens à la tristesse, dès que ne m'accapare plus le travail.
Commencer à "foule" et finir à "solitude", n'est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l'histoire de tous ?
L'esprit est difficile à maîtriser et instable. Il court où il veut. Il est bon de le dominer. L'esprit dompté assure le bonheur.
Notre destin, quand nous voulons l'isoler, ressemble à ces plantes qu'il est impossible d'arracher avec toutes leurs racines.
La religion fût elle fausse, est un élément nécessaire à la vie d'un peuple.
Un gentleman est un monsieur qui se sert d'une pince à sucre, même lorsqu'il est seul.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Un optimiste est un monsieur qui croit qu'une dame a terminé sa conversation téléphonique parce qu'elle dit "au revoir".
Ce doit être une femme qui a inventé la reconnaissance du ventre.
Notre pays est la seule nation au monde où il y a autant de problèmes qu'ailleurs.
L'avènement du cyberespace a eu pour principale conséquence d'abaisser le seuil de patience de l'humain postmoderne à un dixième de seconde.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
Avec les baisers profonds et les caresses de la langue, nous revenons à notre lointain passé, à la nourriture transmise de bouche à bouche.
L'amour ne se manifeste pas à deux personnes de la même façon, l'expérience des autres dans ce domaine est de peu de secours...
Rien ne ressemble plus à la pensée mythique que l'idéologie politique.
Les femmes sont si avides d'émotions que la plupart d'entre elles préfèrent le malheur à la tranquillité.
Le ciel se gagne, l'épée vaincue à la main.
Refuser et accorder, c'est ce que les femmes savent faire à la perfection, et elles seules.
La peur incite à la cruauté. Et il vaut mieux être le bourreau que la victime.
Les riches ont besoin des pauvres pour continuer à se croire riches.
C'est cela le chemin difficile, incompréhensif, rebutant : renoncer à soi-même quand on n'avait que cela à offrir.
Les femmes cherchent l'homme de leur vie, mais parfois il ressemble à l'homme de leur mort, c'est le même, parfois.
Le riche est sage à ses propres yeux, mais un pauvre intelligent le démasque.
Le temps, c'est un peu comme le vent. Le vent, on ne le voit pas : on voit les branches qu'il remue, la poussière qu'il soulève. Mais le vent lui-même, personne ne l'a vu.
Sans l'amour, si difficile à pratiquer, la vie n'est qu'un combat incessant pour posséder et se défendre des autres.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
- Je te le jure sur la tête de mon père. - Oh, qu'est-ce que tu risques, il a été guillotiné !