Les femmes ne demandent pas mieux qu'à vous être fidèles. Seulement il faut qu'elles puissent.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
La solitude est comparable à une lampe qui baisse.
Les imbéciles ne pensent qu'à partager leurs merveilles avec la multitude, ce qui est le plus sûr moyen de perdre son butin, et surtout de le voir se muer en une chose vulgaire.
Aucun homme n'est l'égal d'une femme, si ce n'est avec un tisonnier et une paire de souliers à clous. Et encore, même ainsi, ne l'est-il pas toujours.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
Les changements servent-ils à quelque chose ? A rien, si ce n'est à conserver l'immuable.
On a beau dire, le malheur, ça rapproche... Ça donne du poids aux êtres, aux choses...
Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
Il n'y a d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
Dieu que les Français aiment donc les règlements ! Ils en mettent partout, même là où ils n'ont rien à faire : dans la littérature.
La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus de la veille.
Tant que je pourrai voyager autour de ma bibliothèque, je ne me sentirai jamais tout à fait désespéré.
Si un couple marié mettait un centime dans un pot chaque fois qu'ils faisaient l'amour la première année, et puis retiraient un centime pour chaque fois après ça, ils ne parviendraient jamais à épuiser tous les centimes amassés.
Devoirs : les autres en ont envers vous, mais on en n'a pas envers les autres.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Vous n'êtes pas vivant à moins que vous sachiez que vous vivez.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Pour le caractère sadique, il n'existe qu'une qualité digne d'admiration : la puissance. Il aime et admire ceux qui détiennent le pouvoir et il se soumet à eux ; tandis qu'il méprise et veut contrôler ceux qui sont faibles et ne peuvent riposter.
Il ne sert à rien de raconter l'histoire si elle ne sert pas les combats d'aujourd'hui et de demain.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
L'activité économique n'a de sens qu'au service d'autre chose qu'elle-même.
Enculé ! S'en prendre à un bébé !
Ne crie pas vers Dieu,car la source est en toi ;Si tu n'en combles l'issue,elle coule à jamais.
La peine capitale va à l'encontre du meilleur jugement de la criminologie moderne et, surtout, de la plus haute expression d'amour dans la nature de Dieu.
Être enceinte c'est le seul moment dans une vie où tu es autorisée à crier, pleurer et à avoir des sautes d'humeur sans que personne ne te le reproche ! Profites-en bien et surtout félicitations !
On naît tous avec un certain fonds de folie à dépenser ; heureux qui le dépense en détail dans sa jeunesse !
Le cinéma, j'en ai assez. Cela me rend moins heureux. J'ai adoré faire des films mais après avoir embrassé Sophie Marceau, je n'ai plus rien à y faire...
Tom Lefroy : Oui mon oncle. Et demain, nous en rencontrons une autre : Madame Radcliffe. C'est une femme solitaire, presqu'une recluse, mais je connais son mari, il est juriste. Le juge Langlois : Juriste ? Henry Austen : Oui, juriste, William [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
La solitude est essentielle à l'homme. Chaque homme entre dans ce monde seul et le quitte de même.
Les années tombent. A partir de quarante ans, on dirait un bombardement.
Se réveiller, c'est se mettre à la recherche du monde.
Faites faire des études à vos filles. Comme ça, plus tard, elles pourront penser en passant l'aspirateur.
Les Français sont si fiers de leurs vins qu'ils ont donné à certaines de leurs villes le nom d'un grand cru.
Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
Le manque d'argent est tellement le mystère de ma vie que, même lorsque je n'en ai pas du tout, il a l'air de diminuer.
Il importe de s'accoutumer d'abord à être mal couché ; c'est le moyen de ne plus trouver de mauvais lit.
Quelque jeune qu'on soit, quand on a su bien vivre, on a toujours assez vécu.
La servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer.
Nécessité n'a pas de loi.
Pour obtenir des résultats cent fois supérieurs à ceux de la plupart des gens, il suffit de leur être supérieur de 10 %.
Même les nénuphars tremblent à l'idée qu'on puisse assainir le fond du marécage.
Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
Le génie abaisse davantage qu'il n'élève ; l'idée du génie empêche d'être simple, engage à montrer l'essentiel, à dissimuler ce qui décevrait : il n'est pas de génie concevable sans art.
Une certaine curiosité est une qualité d'homme aussi souveraine que fidélité à soi-même et disponibilité...
Pourquoi mépriser les prostituées ? Ce sont des femmes qui gagnent à être connues.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
La peur n'a de fin que quand on l'assume.