Itineris a raison de ne pas se l'SFR !
Si, à votre gré, je n'ai pas encore assez de talent, supposez que je sois mort, et tout à coup votre estime et mon talent seront au pair.
La question favorite de notre époque est : "Ma vie se résume-t-elle à cela ?"
Toute tentative invraisemblable, à condition d'être entreprise avec un minimum de sens commun et sur une échelle modeste, possède une sorte de droit divin à un hasard heureux répété à une cadence régulière.
Cet oiseau, qui vit de pillages et effraie Tous les autres, pensez-vous qu'il a toujours eu des ailes ?
Que peut on faire à la beauté qui vous crève les yeux ? On lui coupe la tête. Ainsi se venge d'une rose l'imbécile qui la cueille.
Une mère doit toujours parler à son enfant, car la parole reste quand celui qui l'a prononcée a disparu.
Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes : ce sont des dactylographes.
Ma môme, elle joue pas les starlettes,Elle met pas des lunettes, de soleil.Elle pose pas pour les magazines,Elle travaille en usine, à Créteil.
Que faut-il faire lorsqu'on a vraiment tout essayé et qu'on a échoué sur tout, mais que l'on sait avoir raison ? On essaie encore.
A tous maux il est deux remèdes : le temps et le silence.
Entre à la nuit sans rivagesSi tu n'es toi qu'en passantL'oubli rendra ton visageAu coeur d'où rien n'est absent
Le merveilleux est toujours beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau.
Il n'y a pas de secret du coeur que nos actions ne révèlent.
D'ailleurs, on ne prend pas un baiser à une femme à moins d'être une brute, un goujat, ou bien à moins d'être un novice.
Mon fils de 6 ans aime jouer à Camping !
Quelque butin que vous puissiez faire, sachez que le cinquième en revient à Dieu, au Prophète, aux proches de celui-ci, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur.
À la fin de sa vie, on peut évaluer sa vie à partir de six critères : le physique, la famille, l'époque, les amitiés, l'amour, la profession.
Qu'est ce que t'as dit connasse ? Le coup de boule au nouvel ans t'a pas suffi ou quoi ? J't'en met directement un deuxième, c'est le même tarif hein !
Il n'y a rien de tel que le rire pour lutter contre l'intolérance.
J'ai peine à admettre que l'univers, comme la conscience humaine, se soit fait tout seul par la vertu du "hasard".
Il n'y a pas d'amitié possible entre deux hommes politiques, au moins dans le même parti.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
Aimer sans espoir, à blanc, ce serait parfait s'il ne fallait pas compter avec les intempéries de sa cervelle !
On rencontre beaucoup d'hommes parlant de libertés, mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été principalement consacrée à se forger des chaînes.
Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé ; il le continue.
La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu'on croit à l'intelligence de l'autre.
C'est à soi-même que chacun prétend le moins ressembler. Chacun se propose un patron, puis l'imite.
A quinze ans, vingt ans tout au plus, on est déjà achevé d'imprimer.
Il n'y a rien de plus malheureux pour les peuples que les trop longs règnes et comme Dieu est éternel, c'est la fin de tout.
Expliquer quoi que ce soit par Dieu, c'est céder à une solution de facilité. Dieu n'explique rien, c'est là sa force.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
Il n'y a que le coeur qui aille aussi vite que les hirondelles.
Je m'émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. Ces moyens d'expression permettent à ceux qui manquent de vocabulaire d'aller jusqu'au bout de leur pensée, et leur tiennent souvent lieu de raisonnement.
Le propre de l'hérétique, c'est-à-dire de celui qui a une opinion particulière, est de s'attacher à ses propres pensées.
Agresseur ou attaqué, jusqu'à votre dernier souffle, ne vous expliquez jamais à aucun prix.
La route qui mène à la misère est plane et elle est tout près.
Nous nous éprenons d'une femme libre, indépendante... C'est adorable, une femme libre ! Mais dès l'instant où nous l'avons épousée, comme elle a cessé d'être libre, elle nous plaît moins.
Sur dix hommes distraits, il y en a neuf qui pensent à une femme.
Non seulement la femme a été plus chichement pourvue que l'homme de dons intellectuels, mais encore elle les perd beaucoup plus rapidement.
Il nous faut toujours apprendre pour apprendre enfin à mourir.
Aller à l'opéra, comme se saouler, est un péché qui comprend sa propre punition.
Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose des problèmes. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai.
Je comprends enfin à quel moment les dames commencent à opter pour les deux pièces : quand elles ne supportent plus que la mode de la rue leur rappelle leur jeunesse perdue.
On a reproché aux Allemands d'imiter tantôt les Français, tantôt les Anglais, mais c'est justement ce qu'ils peuvent faire de plus fin, car, réduits à leurs propres ressources, ils n'ont rien sensé à vous offrir.
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Quand on croise son destin, le secret s'impose. La magie est à ce prix.
Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Les hommes à barbe doivent-ils ou non porter une cravate, puisqu'on ne la voit pas ?