Le monde répond toujours à côté de toute question. Il convient donc de ne lui poser que des questions décalées.
Si on écoutait ce qui se dit, les riches seraient les méchants, les pauvres, les gentils. Alors pourquoi tout le monde veut devenir méchant ?
Essayer de prouver à un sot sa sottise, c'est lui supposer ce qu'on entreprend de lui contester.
On a mécontenté tout le monde ? Il y a des chances pour que l'on ait dit la vérité.
Pourquoi y a-t-il de l'être et non pas rien ? Pourquoi cet être a-t-il des tendances ? Questions absurdes, mais surtout questions déplacées dans un monde où la causalité n'est que mirage : le monde est muet.
L'homme naît avec des sens et des facultés ; mais il n'apporte avec lui en naissant aucune idée : son cerveau est une table rase qui n'a reçu aucune impression, mais qui est préparée pour en recevoir.
La fin du monde est pour demain ! Je vous le confirmerai la semaine prochaine.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
Le besoin de nouveau est signe de fatigue ou de faiblesse de l'esprit, qui demande ce qui lui manque. Car il n'est rien qui ne soit nouveau.
Si l'homme pensait davantage à la fin du moi, ses fins de mois lui paraîtrait bien dérisoires.
Dire de soi plus de mal qu'il n'y en ait, c'est sottise, non modestie.
La vie vous donne ce que vous lui avez donné. Alors faites de votre mieux.
L'esclavage prend de graves proportions lorsqu'on lui accorde de ressembler à la liberté.
Vous n'aurez peut-être pas toujours une vie confortable et vous ne pourrez pas toujours résoudre tous les problèmes du monde d'un coup mais ne sous-estimez jamais l'importance que vous pouvez avoir car l'histoire nous a montré que le courage peut être contagieux et que l'espoir peut prendre une vie à part entière.
Aimer, c'est espérer pour l'autre et lui inoculer le virus de l'espérance.
Quand on lui marche sur les pieds, le serpent hausse les épaules.
Le seul voyage qui vaille est celui que nous faisons là où nous sommes, toutes écoutilles au vent, quand notre but n'est pas de conquérir le monde mais d'être conquis par lui.
Tu demandes qu'un jour mon fragile pinceau, fasse vivre pour nous un souvenir si beau. Et ma lyre aujourd'hui te répond et l'éveille.
Tout le monde veut avoir un ami. Personne ne s'occupe d'en être un.
Si le mariage apportait la paix, on devrait alors permettre aux grands de ce monde d'être bigames.
Le monde n'a jamais été un océan de paix.
Tout le monde est opportuniste, mais chacun ne le sait être avec opportunité.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
Ce n'est pas seulement le monde qu'il s'agit de changer ; mais l'homme.
Celui qui court vers la femme qu'il aime, celui-là aussi fait tourner le monde !
C'est surtout lorsqu'on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire.
Les Blancs changent sans arrêt le monde pour l'adapter à la vision fluctuante qu'ils ont de l'avenir. Les aborigènes mobilisent toute leur énergie mentale pour laisser le monde dans l'état où il était. En quoi cette conception est-elle inférieure ?
Au carnaval tout le monde est jeune, même les vieillards. Au carnaval tout le monde est beau, même les laids.
On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble ; que, chaque fois, nous surgissons même pas de l'ombre mais d'un univers indéfini, mais du néant, pour nous retrouver sur un ring, sur un podium, et moins pour nous aimer que pour nous affronter.
Celui qui a perdu un oeil connaît la valeur de celui qui lui reste.
Je veux bien tuer, moi, mais sans voir mon adversaire... ou alors de loin, qu'il soit tout petit... un point noir à l'horizon. Si je dois lui sortir les tripes, c'est plus du jeu, je retourne chez ma mère.