Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
La poésie est l'art de ne pas comprendre. Elle ne s'adresse pas à la raison, et n'est pas faite de sentiments, mais parle au vent et provoque des sensations.
Nous nous étions fait don de l'innocence,Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps,Et nos pas allaient nus dans l'herbe sans mémoire,Nous étions l'illusion qu'on nomme souvenir.
Comme il est facile de pardonner le mal que l'on nous a fait quand nous l'avons oublié !
La paix brille plus que le feu pendant cinq nuits entre des amis mauvais ; mais elle s'éteint quand le sixième approche, et l'amitié fait place à la haine.
Personne ne comprend et n'apprécie mieux le rêve américain du travail acharné menant à des récompenses matérielles qu'un non-Américain.
J'ai toujours défendu, dans mes chansons, les causes ou les vérités qui me tiennent à coeur, quitte à me tromper.
Il n'y a pas de mauvaise chaussure qui ne trouve sa pareille.
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
La façon dont vos parents essaient de vous parler de politique et de vous entraîner à leurs côtés est un moment passionnant dans votre famille.
Quant à devenir reine, ce n'était jamais dans mon esprit lorsque j'ai épousé mon mari. Elle était loin, cette pensée.
On pardonne plus ses rides à un homme qu'à une femme.
L'homme, en tout temps et en tous lieux, doit à son père et à sa mère le culte d'amour.
Il n'y a que les hommes de Bien qui peuvent aimer véritablement la liberté. Les autres n'aiment que la débauche.
On m'a dit que j'étais la troisième personne la plus connue au monde. J'en suis encore étonné. Je dois avoir une tête qui marque!
Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.
L'homme compense le poids du mal dont on lui a écrasé l'échine par la masse de sa haine.
La civilisation est-elle distincte de la barbarie ou bien en est-elle à un stade avancé ?
Plus on les fait languir, plus elles filent doux. A moins qu'elles ne filent ailleurs.
L'être humain a besoin d'être flatté, sinon il ne devient pas ce qu'il est destiné à devenir, pas même à ses propres yeux.
L'intelligence est la qualité permettant à ceux qui la possèdent de trouver d'excellentes raisons aux bêtises qu'ils font.
Le mot "concret" a ceci de particulier que plus on l'évoque, plus il est "abstrait".
Nous les hommes, quand nous sommes heureux, c'est souvent à cause de quelque chose. Vous, les femmes, c'est toujours à cause de quelqu'un.
Pour le diplomate, le dernier mot de l'astuce est de dire la vérité quand on croit qu'il ne la dit pas, et de ne pas la dire quand on croit qu'il l'a dit.
Dans l'opinion qu'il y ait un Dieu il peut se trouver des difficultés, mais dans l'opinion contraire il y a des absurdités. Aussi reconnaître qu'il y ait une Dieu est la chose la plus vraisemblable que les hommes puissent penser.
Les voies de Dieu sont impénétrables, dit-on. Assurément. Je n'aurais jamais accepté, en aucune façon, de servir un Dieu dont les voies auraient été à la portée de la compréhension de l'homme.
On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses.
Si les découvertes scientifiques ont à la fois donné à l'humanité le pouvoir de créer et le pouvoir de détruire, alors elles sont en même temps un énorme défi et une grande épreuve.
En politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs.
Les autres peuples ont eu des historiens, des jurisconsultes, des sages, des poètes, mais qui sont à eux seuls et forment comme une gloire privée, le peuple juif a été l'historien, le sage, le poète de l'humanité.
Si tous les gens qui s'aiment se mariaient, ça ferait du beau ! Tous ces divorces en perspective. Et toute une morale à refaire. L'Eglise n'y tiendrait plus.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Il n'y a qu'un précepte : s'aimer. Aimer les autres est un a posteriori.
Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
Il y a un espoir souverain dans les yeux des jeunes filles.
Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
Les larmes, on sait bien qu'elles ne signifient rien, à peine une lâcheté de plus.
Il y a des bêtises qu'un homme d'esprit achèterait.
Certains ne sont pas plus portés à la grande mystique que les hyènes ne le sont à la grande ablution.
On ne tire pas sur les pintades qu'on a dans son filet.
Il y a deux sortes d'écrivains comme il y a deux sortes de chasseurs, ceux qui vont acheter leur gibier chez le marchand de comestibles, et ceux qui le rapportent de la chasse.
Le public a besoin d'être violé dans des positions rares.
A la demande d'un ami, on ne répond pas "plus tard".
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Nos idées morales naturelles et frustes, au lieu de fournir un remède à la partialité de nos affections, s'accordent plutôt avec cette partialité et lui donnent un supplément de force et d'influence.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
Le bourgeois est celui qui n'a pas mes idées.
Je défendrai jusqu'à la mort la pureté de la langue française.