Celui qui veut vivre en paix et à l'aise, ne doit pas dire tout ce qu'il sait ni juger tout ce qu'il voit.
Les préjugés et le sectarisme sont abattus... par la force même de la détermination des individus à réussir et le refus d'un être humain de laisser les préjugés définir les paramètres du possible.
Qui ne connaît pas l'alphabet n'a obtenu qu'à moitié le corps humain.
Dieu a mis un art secret dans les forces de la nature pour lui permettre de se façonner du chaos en un système mondial parfait.
Dans ces périodes de crise (Coronavirus), nous allons voir ce que l'humanité a de plus beau et aussi peut-être ce qu'elle a de plus sombre.
La pensée qui nous a amené à l'endroit où nous sommes n'est pas celle qui nous mènera à l'endroit où nous voulons être.
À ma mort, je n'aurai rien, je veux être celui qu'a pu donner.
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit.
A la source de toute connaissance, il y a une idée, une pensée, puis l'expérience vient confirmer l'idée.
Les seules choses qui sont impossibles à finir sont celles que l'on ne commence pas.
Dans les questions d'honneur, il n'y a de vrai et de décisif que les coups de pied au cul !
La civilisation a rendu l'homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement que jadis.
Je fais un noeud à mon mouchoir pour me rappeler que j'existe.
Jamais bon chien n'aboie à faux.
Le plus court chemin d'un coeur à un autre : la ligne droite.
Un aphorisme n'a pas besoin d'être vrai, mais il doit survoler la vérité. Il doit la dépasser d'un trait.
Pour quoi faire, l'amour, si ce n'est pas pour donner de la beauté à penser ?
Là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de loi ; là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.
L'amour a quelque chose de religieux. Il est au-dessus du code froid et glacé de la raison. Il nous élève, il nous purifie !
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
Quoi de plus banal, de plus prosaïque que la mort ? Elle est à la portée du premier venu. Mais vivre est une autre affaire !
Toujours le Social. Le contrat social, le sens social, l'avenir social, la souffrance sociale, le spectre social. Cette croyance à la Société est quand même la plus étrange qui ait jamais existé.
A qui le bon Dieu donnerait-il son ciel s'il n'y avait pas sur la terre que des gens heureux ?
La dégustation a une valeur d'évasion comparable à celle des autres arts.
La gratuité consiste à concentrer sur quelques uns le bénéfice d'un service dont le coût sera diffusé sur d'autres.
Il y a des femmes qui passent leur vie à rembourrer le fossé où leur vertu comptait choir, et qui, furieuses de rester sur le bord à attendre qu'on les pousse, jettent des pierres aux femmes qui passent.
L'homme est quelque chose de totalement à part. Il est anature. A la suite de quelques mutations, donc par nature, il se retrouve à des années-lumière de la nature.
Certains écrivains s'excusent de ne pas avoir forgé des choses excellentes à cause du manque de liberté. Peut-être est-ce une excuse naïve pour justifier leur ineptie ou leur paresse.
Le destin patiente toujours, quelque mauvaise volonté que nous mettions à le joindre.
Il n'y a pas que l'argent dans la vie, il y a aussi les fourrures et les bijoux.
Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé.
J'ai appris la compassion en étant victime de discrimination. Tout ce qui m'est arrivé de mal m'a appris la compassion.
La pire chose que le colonialisme ait faite a été d'obscurcir notre vision de notre passé.
Je prie pour que vous mettiez tous vos chaussures sous le lit la nuit afin que vous deviez vous mettre à genoux le matin pour les trouver. Et pendant que vous êtes là-bas, remerciez Dieu pour la grâce, la miséricorde et la compréhension.
Donnez à un homme tout ce qu'il veut et à ce moment tout n'est pas tout.
Il y a le risque d'être aimé... et cela m'empêcherait d'être heureux.
La pire chose que vous pouvez donner à un enfant, et je l'ai vu tant de fois, c'est une cuillère en argent.
Relisez Marc Aurèle, et demandez-vous à chaque instant comment sont les choses, quelle est en fait leur vraie nature ?
Eduquer un enfant consiste d'abord à s'éduquer soi-même.
Nous tendons instinctivement à solidifier nos impressions, pour les exprimer par le langage.
L'aventure, ça n'existe pas. Le romantisme non plus. Il n'y a que le désir et les problèmes.
Vous pouvez conduire un cheval à la rivière, mais il boira quand et ce qu'il lui plaira.
Voulez-vous savoir comment il faut donner ? Mettez-vous à la place de celui qui reçoit.
C'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge !
Quand on croit qu'on a tout compris, en un clin d'oeil, tout change.
L'opticien se fait payer très cher ce que les autres ont à l'oeil.
Le vin rouge français a toujours, en Angleterre, un goût d'encre ; en France il a un goût de soleil.
Rien ne vaut l'expérimentation quand on se met à douter du réel ce qui revient, assez paradoxalement, au même qu'à douter de la fiction.
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.