L'homme a inventé le pouvoir des choses absentes.
La fidélité à ses convictions est nécessaire à la démocratie.
Il n'y a pas d'hommes impuissants. Il n'y a que des femmes feignantes.
La création n'avait d'autre utilité, d'autre vocation que de dire la liberté intime, profonde, de l'être humain, par-delà tout ce qui tend à la réduire, à la détruire même.
Tout événement ressemble essentiellement à la nature de l'homme qui le subit.
En écrivant cette parole,A peu que le coeur ne me fend.
Au bout du compte, toute existence est une énigme, jusqu'à ce que nous trouvions la clé.
Le positivisme érige donc désormais en dogme fondamental, à la fois philosophique et politique, la prépondérance continue du coeur sur l'esprit.
Il y a une mémoire d'au-delà de la mémoire : c'est ce qui remonte à la surface grâce à ces grands coups de sonde que constituent l'acte poétique.
Luly a été un véritable fléau pour l'école française ; après avoir supplanté Perrin et Cambert qui durent s'exiler en Angleterre, il a régné sans partage pendant sa longue carrière, ne laissant de place à personne auprès de lui, et [...] ► Lire la suite
Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
Être poète à ses heures, rien qu'à ses heures, voilà le secret de la grandeur des nations, me disait, dans mon enfance, un bourgeois de la grande époque.
J'ai toujours été très rebelle et à contre-courant. J'ai toujours défié les normes établies avant moi.
Vous n'avez aucune idée à quel point je serais plus méchant si je n'étais pas catholique. Sans aide surnaturelle, je serais à peine un être humain.
À un vieux chef naîtra un héritier idiot, faible à la fois dans le savoir et dans la guerre.
A large panse, maigre cervelle ! Les morceaux succulents, s'ils enrichissent la chair, mettent l'esprit en banqueroute.
Les personnes qui vous perdent dans des histoires, ou qui vous introduisent à des personnes sans votre consentement moral, vous exploite.
Nous sommes à un moment de l'histoire où tout le monde doit faire attention à la politique. Il y a trop en jeu pour que nous soyons apathiques.
Je crois que les enfants sont notre avenir. Enseignez-leur bien et laissez-les ouvrir la voie. Montrez-leur toute la beauté qu'ils possèdent à l'intérieur.
Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
En bon policier, il était capable de camoufler sa personnalité à volonté, de devenir aussi inoffensif et banal qu'un meuble.
Il n'y a rien qui n'aille mal chez le quidam moyen qu'un bon psychiatre ne puisse amplifier.
Il y a deux façons de voyager : en première classe ou avec des enfants.
Un dictionnaire est comme une montre ; il vaut mieux en avoir un mauvais que pas du tout, mais le meilleur n'est jamais tout à fait exact.
La gaieté est aux hommes ce que la mélancolie est aux femmes ; mais la mélancolie est une voilette, et la gaieté est un voile plus difficile à soulever.
La charge que soutiennent nos épaules doit être moins lourde que facile à porter.
Il n'y a rien de nouveau dans l'art excepté le talent.
Pas de gens qui aiment plus à parler que les bègues, pas de gens qui aiment plus à marcher que les boiteux.
Il y a plus dans les forêts que dans les livres.
Si nous n'avions pas tant de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres.
On n'a pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit dur.
La France a toujours cru qu'une chose dite était une chose faite.
On peut vénérer Dieu profondément et ne pas croire à son existence.
Un artiste peut accepter pour sa part tous les honneurs, à condition que son oeuvre elle, les refuse.
Il y a des folies beaucoup plus sensées que la raison.
L'amour n'échappe pas à la courbe de toute crise, avec son crescendo nécessaire, son éclatement et son decrescendo.
Il y a deux sortes de généraux : ceux qui écrivent l'histoire et ceux que écrivent la leur.
Comment la femme pourrait-elle échapper à ses penchants serviles et perfides quand l'éducation l'a façonnée dès l'enfance à étouffer son caractère pour se plier à celui du premier venu que le hasard, l'intrigue ou l'avarice lui choisiront pour époux ?
On ne résiste à rien plus difficilement qu'à la tentation de pénétrer dans l'espace intérieur d'un être.
S'il ne restait que deux hommes au monde, le plus fort n'hésiterait pas une minute, à défaut de suif pour frotter ses bottes, à tuer son unique compagnon afin d'en prendre la graisse.
C'est après sa mort que quelqu'un commence à changer.
Il y a toutes sortes de suicides. Se laisser mourir est sans doute le plus commun de tous. Se laisser vivre revient peut-être au même. Ça dépend du tempérament. Les gens actifs se tuent, les autres sont trop paresseux.
Une femme, c'est comme un cerf-volant. Malgré ses belles couleurs, et son balancement harmonieux dans le ciel, le cerf-volant est attaché à une ficelle qui est dans les mains de quelqu'un d'autre.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
Tous les romans font preuve d'un conformisme effarant en matière de rencontres et de passage à l'acte.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
Si on ne sait pas faire de l'amour cet absolu auprès de quoi toute autre histoire disparaît, on ne devrait jamais se hasarder à aimer, même pas si on se mariait dix fois.
Mais, enfin, pourquoi donc mépriser un homme qui a de l'égoïsme plutôt qu'un homme qui a du coeur.
En start-up, on apprend à gérer de manière très créative et économe...
Contrairement à la croyance populaire, les Anglaises ne portent pas de chemises de nuit en tweed.