Nous sommes le monstre d'humanité car nous avons déclaré combat à la nature.
Nous sommes plus riches que nous ne pensons ; mais on nous dresse à l'emprunt et à la quête.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Voilà que, du sol où nous sommes,Nous passons nos vies de mortelsÀ chercher ces portes qui donnentVers le ciel.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
Toi, moi, eux et les autres sommes tous des humains, et si ensemble nous devenions l'humanité ?
Nous naissons dans l'esclavage. Et de là, si nous avons suffisamment la grâce, si nous sommes assez fous ou assez courageux, nous nous libérons.
Je pense que nous sommes des marchands de bonheur, des marchands de plaisir. Je pense qu' une sorte de générosité est indispensable quand on est cuisinier, il faut être généreux. Il faut donner, partager et aimer donner et faire plaisirr.
Pourquoi sommes-nous au monde, sinon pour amuser nos voisins et rire d'eux à notre tour ?
Nous sommes, nous les écrivains, des anomalies sociales, des boutons sur le cul de notre culture.
Nous sommes automates dans les trois quarts de nos actions.
Nous ne nous sommes jamais cherchés - comment donc se pourrait-il que nous nous découvrions un jour?
Nous ne sommes pas assez naïfs pour demander des hommes purs ; nous demandons simplement des hommes dont l'impureté n'entre pas en conflit avec les obligations de leur travail.
Nous sommes le seul pays au monde à détruire ses anciens bâtiments. Trop tard, nous réalisons à quel point nous en avons besoin.
Les femmes sont embauchées selon des critères de procréation. Après 40 ans, nous sommes périmées.
Aucun être humain n'est pareil; nous sommes comme des flocons de neige, aucun de nous n'est le même mais nous sommes tous COOL.
Nous sommes les pires ennemis de notre liberté.
Nous sommes perdus, et ne sommes punis que si loin, que sans espoir nous continuons à vivre dans le désir.
Nous sommes tous des produits de notre enfance.
Nous ne sommes rien et c'est ce qui fait que nous sommes quelque chose.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Nous ne sommes jamais arrivés. Nous sommes dans un état constant de devenir.
Le domaine où nous sommes le plus grand est le domaine dans lequel nous inspirons, encourageons et nous connectons avec un autre être humain.
Nous sommes dans une société de l'image : celle-ci introduit l'immédiateté de l'événement.
Nous sommes des malheureux, il n'y a que ça de vrai !
Les rêves semblent réels pendant que nous y sommes. C'est seulement quand nous nous réveillons que nous réalisons que quelque chose était vraiment étrange.
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
Shakespeare a dit "Etre ou ne pas être", c'est la question", et le chef des nègres a dit "non, c'est pas bon, nous n'en sommes plus à nous demander si nous sommes ou ne sommes pas, nous avons déjà résolu la question puisque nous sommes au pouvoir depuis vingt-trois ans".
Fonds secrets. - Sommes incalculables avec lesquelles les ministres achètent les consciences.
Nous nous sommes partagés les dieux, mais eux, se sont-ils partagé les hommes ?
En amitié, comme en amour, nous sommes souvent plus heureux par notre ignorance que par nos connaissances.
Quand c'est la crise, c'est bien connu, les rats que nous sommes se bouffent entre eux.
C'est lorsque nous aimons notre péché que nous sommes damnés irrémédiablement.
Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules ; notre propre image est pour nous le plus grand mystère.
Partir, c'est beaucoup plus une façon de demander autre chose qu'un moyen sûr d'obtenir quelque chose. Naufragés, nous représenterions quelque chose, pour une fois, nous occuperions l'attention, nous nous regarderions nous même avec surprise, avec intérêt, avec compassion. Nous sommes l'autorité que nous conservons sur nous-mêmes. Nous ne sommes rien que l'autorité du désespoir.
Il nous est plus aisé d'arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
Ne vous vient-il jamais à l'esprit à quel point nous sommes différents, comme au niveau cellulaire ?
Nos disparus ont, dans une grande partie, fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
Nous naissons tous en nous sentant parfaits jusqu'à ce que quelqu'un nous dise que nous ne le sommes pas. Il n'y a donc rien que je puisse enseigner à ma fille. Elle a déjà tout. La seule chose que je peux faire est de protéger ce qu'elle ressent déjà.
Peut-être que nous sommes nos pires ennemies, nous les femmes.
Nous sommes manipulés par l'insatisfaction et le manque.
Nous sommes nés mouillés, tout nus et affamés ; ensuite les choses ont empiré !
Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères qui sera terminée par nos fils.
Dans une galaxie spirale, le rapport de la matière sombre à la lumière est d'environ un facteur dix. C'est probablement un bon chiffre pour le rapport entre notre ignorance et notre connaissance. Nous sommes sortis de la maternelle, mais seulement vers la troisième année.
Et croyez-vous, parce que nous sommes partis, que nous sommes certains d'arriver ?
Si nous sommes dans la joie, gardons-nous de porter nos pensées au-delà du présent.
Les cachets des vedettes, c'est de la connerie. En général, nous sommes au pourcentage. Nous ne coûtons cher qu'en cas de succès.
Nous ne sommes pas un pays de consensus, mais un pays en proie à une sorte d'incessante guerre civile.
Nous ne pleurons pas, parce que nous sommes tristes. Nous sommes tristes parce que nous pleurons.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.