Nous sommes condamnés, nous les Terriens, à la banalité.
En amitié, comme en amour, nous sommes souvent plus heureux par notre ignorance que par nos connaissances.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] ► Lire la suite
Nous ne sommes peut-être pas Dieu, mais nous sommes de Dieu, comme une petite goutte d'eau est de l'océan.
Les rêves semblent réels pendant que nous y sommes. C'est seulement quand nous nous réveillons que nous réalisons que quelque chose était vraiment étrange.
Nous ne sommes rien et c'est ce qui fait que nous sommes quelque chose.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
Nous sommes perdus, et ne sommes punis que si loin, que sans espoir nous continuons à vivre dans le désir.
Nous sommes le monstre d'humanité car nous avons déclaré combat à la nature.
Aucun être humain n'est pareil; nous sommes comme des flocons de neige, aucun de nous n'est le même mais nous sommes tous COOL.
Nous sommes possédés par ce que nous possédons.
Nous ne sommes bons que de côté.
Les femmes sont embauchées selon des critères de procréation. Après 40 ans, nous sommes périmées.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Nous ne sommes pas assez naïfs pour demander des hommes purs ; nous demandons simplement des hommes dont l'impureté n'entre pas en conflit avec les obligations de leur travail.
Nous sommes tous des produits de notre enfance.
Pourquoi sommes-nous au monde, sinon pour amuser nos voisins et rire d'eux à notre tour ?
Généralement, quand nous sommes traversés d'une évidence, elle est terrible et meurtrière.
Shakespeare a dit "Etre ou ne pas être", c'est la question", et le chef des nègres a dit "non, c'est pas bon, nous n'en sommes plus à nous demander si nous sommes ou ne sommes pas, nous avons déjà résolu la question puisque nous sommes au pouvoir depuis vingt-trois ans".
Le domaine où nous sommes le plus grand est le domaine dans lequel nous inspirons, encourageons et nous connectons avec un autre être humain.
Encore une histoire d'amour impossible ?- Non, l'histoire de l'amour que nous sommes et que nous portons. Aimer en donnant, aimer en recevant, aimer en fermant une porte pour aussitôt en ouvrir une autre.
Nous sommes automates dans les trois quarts de nos actions.
Nous sommes les pires ennemis de notre liberté.
Sous ce régime le peuple doit nécessairement souffrir : la raison en est que le système des services publics, outre qu'il trouble le nivellement des valeurs, ce qui est injustice, amène aussi une déperdition fatale de richesse, ce qui est [...] ► Lire la suite
Nous ne sommes jamais arrivés. Nous sommes dans un état constant de devenir.
Nous ne nous sommes jamais cherchés - comment donc se pourrait-il que nous nous découvrions un jour?
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Partir, c'est beaucoup plus une façon de demander autre chose qu'un moyen sûr d'obtenir quelque chose. Naufragés, nous représenterions quelque chose, pour une fois, nous occuperions l'attention, nous nous regarderions nous même avec surprise, avec intérêt, avec compassion. Nous sommes l'autorité que nous conservons sur nous-mêmes. Nous ne sommes rien que l'autorité du désespoir.
Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères qui sera terminée par nos fils.
Quand c'est la crise, c'est bien connu, les rats que nous sommes se bouffent entre eux.
Nous sommes, nous les écrivains, des anomalies sociales, des boutons sur le cul de notre culture.
Il nous est plus aisé d'arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
Nos disparus ont, dans une grande partie, fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
Nous naissons dans l'esclavage. Et de là, si nous avons suffisamment la grâce, si nous sommes assez fous ou assez courageux, nous nous libérons.
Nous sommes des malheureux, il n'y a que ça de vrai !
Si nous renoncions à notre liberté comme prix de la sécurité, nous ne serions plus la grande nation que nous sommes.
Dans une galaxie spirale, le rapport de la matière sombre à la lumière est d'environ un facteur dix. C'est probablement un bon chiffre pour le rapport entre notre ignorance et notre connaissance. Nous sommes sortis de la maternelle, mais seulement vers la troisième année.
Nous sommes dans une société de l'image : celle-ci introduit l'immédiateté de l'événement.
Fonds secrets. - Sommes incalculables avec lesquelles les ministres achètent les consciences.
Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules ; notre propre image est pour nous le plus grand mystère.
Nous sommes tous une exception, rien donc d'exceptionnel.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
C'est lorsque nous aimons notre péché que nous sommes damnés irrémédiablement.
Nous sommes manipulés par l'insatisfaction et le manque.
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
Les Russes ne peuvent pas nous changer ou nous affaiblir de manière significative. C'est un petit pays. C'est un pays plus faible. Leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter, sauf du pétrole, du gaz et des armes. Ils n'innovent pas. Mais ils peuvent nous impacter si nous perdons de vue qui nous sommes.
Dans le siècle où nous sommes, on ne donne rien pour rien.
Ne vous vient-il jamais à l'esprit à quel point nous sommes différents, comme au niveau cellulaire ?
Nous nous sommes partagés les dieux, mais eux, se sont-ils partagé les hommes ?