Je souhaite qu'on se souvienne que j'ai été le dernier homme de ma tribu à rendre mon fusil.
On est impuissant à trouver du plaisir, quand on se contente de le chercher.
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
Avoir du pouvoir, c'est garder le sourire quand on se fait casser les côtes par plus puissant que soi.
On se met pas à ne plus aimer quelqu'un. On se met à aimer quelqu'un d'autre, peut-être aussi parce qu'il y a de la place...
On a honte d'avouer qu'on a de la jalousie, et l'on se fait honneur d'en avoir eu et d'être capable d'en avoir.
Délicieuse est la volupté du malheur d'autrui quand on est si nombreux et qu'on se sent solidaires dans la contagion.
On rougirait bientôt de ses décisions, si l'on voulait réfléchir sur les raisons pour lesquelles on se détermine.
Dès qu'on sent qu'on se fait de l'effet, On se cache des choses.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
Voici comme rien ne change, les pauvres enfants ne changent pas. Peut-être par pudeur, nous, on change par crainte de les choquer, par respect de cet enfant qui devient jeune fille et on se trompe, elles ont autant besoin de [...] ► Lire la suite
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
Qu'on se le dise la jalousie est un zèle égoïste et malheureux.
Tout exercice du pouvoir aujourd'hui est un vol et une duperie où l'on se floue soi-même.
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain.
On est plus facilement méchant dans la vie que dans un livre. Quand on écrit, on réfléchit davantage à ce qu'on fait. On se contrôle mieux.
Plus aucun idéal ne vaut qu'on se sacrifie pour lui, il n'y a rien au-dessus de la vie.
A partir de 65 ans, on se répète toujours, excepté en amour.
On se dit "après moi le déluge". Mais on aimerait tous le voir, ce déluge !
Quand le miel manque, on se contente de mélasse.
De nos jours, la différence entre le mal et le bien est très mince : le mal c'est lorsque l'on se fait prendre !
La vie ne vaut pas le coup qu'on se donne la peine de la quitter.
On se réfère au passé, en arguant que la liberté d'expression est un droit de longue date. Mais c'est une idée du passé qui est totalement reconstruite.
On ne comprend jamais très bien l'être qu'on aime. Non pas qu'il soit plus opaque que les autres. Mais on se pose davantage de questions sur lui.
L'hiver à ses débuts ressemble toujours à une fête attendue. Ce n'est qu'après qu'on se demande ce qu'on pouvait bien tant attendre.
On se supprime pour montrer à tous qu'on n'est décidément plus capable du moindre accommodement avec la vie.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Quand on se meurt, même d'amour, c'est toujours l'amour qui peut nous sauver.
On se laisse attirer par la faiblesse, parce que c'est doux et tiède, et on s'y abandonne, et on finit pas sombrer dans la veulerie.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences, et on devrait se servir, au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.
Il faut accepter de changer. Dès qu'on se durcit, les artères en font autant.
On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
On se demande parfois pourquoi la mémoire s'acharne à retenir certaines histoires aussi anodines que banales.
Verglas : Quand on rit au verglas, on se moque de l'hiver.
On invente avec un stylo, on se juge à la machine.
Un berger est plus dangereux pour une jeune fille qu'un loup : on a peur de l'un et l'on se fie à l'autre.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
Peut-être la politique est-elle l'art de mettre les chimères à leur place ? On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères, mais que faire de grand sans elles.
On ne vit pas quand on a vingt ans, on se prépare à vivre, on apprend à aimer.
En voyant le dimanche matin les gens jouer au tiercé on se met à penser que l'homme est la moins noble conquête du cheval.