Quand on se place du point de vue du système solaire, nos révolutions ont à peine l'amplitude de mouvements d'atomes.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain.
On se réconcilie dans son coeur avec un esprit supérieur au sien par le biais d'une divergence d'opinion.
Quand on se voit milliardaire, on se voit toujours en train de dépenser le milliard, jamais de le gagner.
Je souhaite qu'on se souvienne que j'ai été le dernier homme de ma tribu à rendre mon fusil.
J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui était un champion de la paix et des droits de la personne.
La chambre où l'on se trouve enfermé est déjà une prison quand le bonheur y est avec nous.
Dès qu'on sent qu'on se fait de l'effet, On se cache des choses.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.
Quand on se méfie, on se trompe ; quand on ne se méfie pas, on est trompé.
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine.
Délicieuse est la volupté du malheur d'autrui quand on est si nombreux et qu'on se sent solidaires dans la contagion.
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
On rougirait bientôt de ses décisions, si l'on voulait réfléchir sur les raisons pour lesquelles on se détermine.
La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel, comme on l'était.
On a honte d'avouer qu'on a de la jalousie, et l'on se fait honneur d'en avoir eu et d'être capable d'en avoir.
Tout exercice du pouvoir aujourd'hui est un vol et une duperie où l'on se floue soi-même.
On se réfère au passé, en arguant que la liberté d'expression est un droit de longue date. Mais c'est une idée du passé qui est totalement reconstruite.
On est plus facilement méchant dans la vie que dans un livre. Quand on écrit, on réfléchit davantage à ce qu'on fait. On se contrôle mieux.
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
Rien ne vaut l'expérimentation quand on se met à douter du réel ce qui revient, assez paradoxalement, au même qu'à douter de la fiction.
Qu'on se le dise la jalousie est un zèle égoïste et malheureux.
On se dit "après moi le déluge". Mais on aimerait tous le voir, ce déluge !
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
En voyant le dimanche matin les gens jouer au tiercé on se met à penser que l'homme est la moins noble conquête du cheval.
Plus aucun idéal ne vaut qu'on se sacrifie pour lui, il n'y a rien au-dessus de la vie.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
La vie ne vaut pas le coup qu'on se donne la peine de la quitter.
L'hiver à ses débuts ressemble toujours à une fête attendue. Ce n'est qu'après qu'on se demande ce qu'on pouvait bien tant attendre.
Vous savez ce que j'aime ? Vieillir. Avec l'âge, on se bonifie.
On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences, et on devrait se servir, au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison.
On ne comprend jamais très bien l'être qu'on aime. Non pas qu'il soit plus opaque que les autres. Mais on se pose davantage de questions sur lui.
La ruse supplée à la force : si on n'est pas lion, on se fait renard.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
Quand le miel manque, on se contente de mélasse.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
Quand on se meurt, même d'amour, c'est toujours l'amour qui peut nous sauver.
Un berger est plus dangereux pour une jeune fille qu'un loup : on a peur de l'un et l'on se fie à l'autre.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
Ne te crois pas persécuté, on se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.