Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
On se toucherait bien, mais on n'arrive qu'à se donner des coups.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
C'est étrange comme on se sent tiré vers l'avant sans savoir d'abord où l'on va.
N'est-il pas évident qu'à chaque fois qu'on se force on s'affaiblit.
Une femme doit toujours s'habiller pour qu'on se souvienne d'elle, pas simplement pour qu'elle se fasse remarquer.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
Qu'est ce qu'un amant ? C'est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
On se fatigue de tout, même d'être aimé.
La jeunesse. C'est le pire des temps à vivre. On rêve de grandes choses, on veut, on veut ! Puis on se rend compte que pour vouloir, faudrait pouvoir, et qu'on peut justement rien.
Quand on se comprend, c'est qu'on a rien à se dire.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
Dans la vie, on se tire souvent des situations compliquées en ne disant rien.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
On se fait une fausse idée du bonheur qu'on n'a point éprouvé. Rien de pire que le préjugé, rien de préférable à l'expérience.
Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.
C'est toujours dans le malheur qu'on se souvient de ses amis plus malheureux encore.
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
On est sûr d'aimer quand on est jaloux, comme on est sûr de vivre quand on se fait mal.
Il vaut mieux aimer que détester, même quand on se trompe.
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
Vous serez toujours irrésistibles, vous autres femmes : d'abord raisonnables, et l'on ne peut vous contredire, gracieuses, et l'on se rend volontiers, sensibles et l'on ne veut pas vous faire de peine, mystérieuses et l'on s'effraie.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c'est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
On se ruine souvent pour soutenir qu'on est riche.
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
L'Antiquité conseille de se connaître, l'Eglise de s'oublier... Ce n'est pas contradictoire : on ne se possède qu'en se quittant, et c'est chez les autres qu'on se découvre.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Quand le guignon est à nos trousses, on se noie dans un crachat.
On ne sait pas parler du haschich aux jeunes. On se place du point de vue moral. Il faut se placer du point de vue existentiel.
Quand on part, on se sauve toujours de quelque chose. Tant qu'on peut faire face on reste.
Si l'on n'avait vraiment pas voulu tout ça, on aurait bien fait quelque chose de plus, non? On se serait battu plus longtemps, plus fort.
Il y a plus d'élégance, quand on se retire du monde, à s'en retirer sans le blâmer.
On se fait rarement rire seul parce qu'on se surprend difficilement soi-même.