Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
Quand on se fait honorer par les riches, on a l'air d'un larbin.
Quand on se sent voyeur c'est qu'on n'est pas assez proche des gens.
La jeunesse. C'est le pire des temps à vivre. On rêve de grandes choses, on veut, on veut ! Puis on se rend compte que pour vouloir, faudrait pouvoir, et qu'on peut justement rien.
On se souvient toujours des dates importantes... le lendemain.
De profession à profession, on se devine, et de vice à vice aussi.
Il faut aller jusqu'à l'horreur quand on se connaît.
On se cache d'être brave comme d'aimer.
N'est-il pas évident qu'à chaque fois qu'on se force on s'affaiblit.
C'est étrange comme on se sent tiré vers l'avant sans savoir d'abord où l'on va.
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
On devient parfois bizarre, en vieillissant, et l'on se raccroche aux lubies les plus aberrantes.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
Une femme doit toujours s'habiller pour qu'on se souvienne d'elle, pas simplement pour qu'elle se fasse remarquer.
Surfer sur internet c'est comme pour le sexe : tout le monde se vante de faire plus qu'il ne fait. Mais pour le cas d'Internet, on se vante bien plus.
Il vaut mieux aimer que détester, même quand on se trompe.
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...
Dans la vie, on se tire souvent des situations compliquées en ne disant rien.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent.
C'est rare qu'on se sente heureux. C'est encore plus rare qu'on se sache heureux.
C'est toujours dans le malheur qu'on se souvient de ses amis plus malheureux encore.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
J'en chie mais à l'usine on se tait.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Quand on se comprend, c'est qu'on a rien à se dire.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Le salon doit être un lieu où l'on se sent totalement à l'aise - temple de l'âme.
Plus on se cache, plus il est désagréable d'être surpris.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
On ne sait pas parler du haschich aux jeunes. On se place du point de vue moral. Il faut se placer du point de vue existentiel.
Vous serez toujours irrésistibles, vous autres femmes : d'abord raisonnables, et l'on ne peut vous contredire, gracieuses, et l'on se rend volontiers, sensibles et l'on ne veut pas vous faire de peine, mystérieuses et l'on s'effraie.
On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c'est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
Les pays où l'on s'habille le mieux sont ceux où l'on se déshabille le plus.
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
J'ai lu qu'on était un orchestre de bal musette, et qu'on allait rencontrer un orchestre symphonique de la Scala de Milan. Ben finalement, à l'accordéon, on se démerde pas mal.
Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.