Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
Si on ne sait pas faire de l'amour cet absolu auprès de quoi toute autre histoire disparaît, on ne devrait jamais se hasarder à aimer, même pas si on se mariait dix fois.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
On se fatigue de tout, même d'être aimé.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
On se toucherait bien, mais on n'arrive qu'à se donner des coups.
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
La jeunesse. C'est le pire des temps à vivre. On rêve de grandes choses, on veut, on veut ! Puis on se rend compte que pour vouloir, faudrait pouvoir, et qu'on peut justement rien.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
Est-ce qu'on se détache aisément d'un être qui semble ne voir que vous ?
On se fait une fausse idée du bonheur qu'on n'a point éprouvé. Rien de pire que le préjugé, rien de préférable à l'expérience.
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
En voulant, on se trompe souvent. Mais, en ne voulant pas, on se trompe toujours.
On se ruine souvent pour soutenir qu'on est riche.
Qu'est ce qu'un amant ? C'est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir.
Doit-on se défendre d'être sentimental ?
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
On se dit quelquefois : si Dieu était partout, où se trouverait l'homme ?
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
En Amérique, on se donne l'importance de sa voiture.
C'est toujours dans le malheur qu'on se souvient de ses amis plus malheureux encore.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
Dans la vie, on se tire souvent des situations compliquées en ne disant rien.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.
L'Antiquité conseille de se connaître, l'Eglise de s'oublier... Ce n'est pas contradictoire : on ne se possède qu'en se quittant, et c'est chez les autres qu'on se découvre.
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c'est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix.
On est sûr d'aimer quand on est jaloux, comme on est sûr de vivre quand on se fait mal.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
Quand on se dispute avec une femme, le meilleur moyen d'avoir l'avantage est de la laisser parler longuement après qu'elle a eu raison.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Vous serez toujours irrésistibles, vous autres femmes : d'abord raisonnables, et l'on ne peut vous contredire, gracieuses, et l'on se rend volontiers, sensibles et l'on ne veut pas vous faire de peine, mystérieuses et l'on s'effraie.
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
Quand le guignon est à nos trousses, on se noie dans un crachat.
Quand on se cherche des puces, on finit par devenir pouilleux.
Il y a plus d'élégance, quand on se retire du monde, à s'en retirer sans le blâmer.
Si l'on n'avait vraiment pas voulu tout ça, on aurait bien fait quelque chose de plus, non? On se serait battu plus longtemps, plus fort.
Souvent, au lieu de penser, on se fait des idées.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
On se fait rarement rire seul parce qu'on se surprend difficilement soi-même.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Plus on passe pour beau parleur, plus on se défie de nos discours.
Dès qu'on rencontre d'autres créatures, on se retrouve soumis à leur volonté.
Il vaut mieux aimer que détester, même quand on se trompe.