La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu'on se dit toujours que ce sera le dernier.
C'est nécessaire, un sourire, lorsqu'on se croit tout seul.
On rencontre des personnes magnifiques, puis on se quitte sur des mots pathétiques.
C'est en voulant connaître toujours davantage qu'on se rend compte qu'on ne sait pas grand-chose.
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Matinal. L'être, preuve de moralité. Si l'on se couche à 4 heures du matin et qu'on se lève à 8, on est paresseux, mais si l'on se met au lit à 9 heures du soir pour en sortir le lendemain à 5, on est actif.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
On se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine [...] ► Lire la suite
À force de parler on se trompe ; à force de manger on fatigue son estomac.
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
Quand on se trouve en face d'une difficulté, on en tire le meilleur parti possible.
La haine est certainement le plus durable des plaisirs : on se presse d'aimer, on se déteste à loisir.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
La guerre puise en elle-même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu'on s'est battu.
Les gens ne sont pas commodes ; ils vous disent : "Comme vous vous servez mal, monsieur ! ". Et si l'on se sert bien, ils ne vous invitent plus.
On se deteste tellement qu'on fait l'amour.
La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité.
Quand on se tient avec les loups, on hurle.
On n'est jamais trahi ; on se sert des autres pour se trahir soi-même.
C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve.
On se défend mal que contre ce qu'on aime.
Si on compare le passage à l'euro à un déménagement et les 35 heures à un mariage, on se rend bien compte qu'il est impossible de gérer les deux événements dans la même semaine.
On comprend assez tôt que la vie est une horrible chose dont on se serait bien passé.
Quand on se trouve sous la partie saillante d'un toit bas, comment se défendre de baisser la tête ?
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
Quand on est pris par l'amour, on se réserve, on rêve, on se consacre.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
- Choisir un lit c'est personnel. C'est l'endroit où on aime, l'endroit où on rêve, l'endroit où on donne la vie. Quand on est enfant, c'est l'endroit où on se réfugie pour pleurer, c'est l'endroit où on caches ses premiers [...] ► Lire la suite
Plus on vieillit et plus on se persuade que Sa sacrée Majesté le Hasard fait les trois quarts de la besogne de ce misérable univers.
Je ne veux pas qu'on se rappelle de moi comme «le fils de Bruce Lee».
C'est toujours très curieux ce qui se passe quand on se meurt d'amour et qu'on n'a personne pour se jeter dedans, follement.
On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
Peindre, c'est réaliser l'acte sexuel. Sauf qu'on se sert d'un pinceau.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
On hait les autres parce qu'on se hait soi-même.
Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu'on sait par coeur.
Avec de la mémoire on se tire de tout.
La guerre c'est aussi un jeu. On se dit des secrets et on écoute leurs rumeurs en attendant de mourir.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
On se plaint de la brièveté de la vie, et tous nos efforts tendent à la passer brièvement.
En Amérique, on se donne l'importance de sa voiture.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.