La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Dans les communiqués émanant du gouvernement, lorsqu'on se réjouit de, on n'y est pour rien et lorsqu'on déplore que, on n'y peut rien.
Quand on se retrouve à côté des pestiférés, une fracture nette sépare votre monde de celui des épargnés. On ne veut ni charité, ni empathie. De chaque côté des frontières, les mots n'ont plus le même sens.
Quand on se plaint de tout, il ne vous arrive rien de bon.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Ils sont plus honnêtes - et c'est naturel - ceux qui recherchent la simplicité de préférence à l'abondance ; car mieux on se contente de ce que l'on a, et moins on convoite le bien d'autrui.
Il arrive que l'on se fréquente soi-même, entre un rêve éveillé et un bouquet de désespoir.
Puis les baisers perdent leurs charmes,Ayant duré quelques saisons.Les réciproques trahisons,font qu'on se quitte un jour, sans larmes.
Quand on se fait honorer par les riches, on a l'air d'un larbin.
Quoi qu'on fasse ou décide on se trompe toujours.
On se croit tous un peu plus immortels que les autres.
On se protège instinctivement. On ne voit et n'entend que ce qu'on peut supporter.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù l'air reste si pur qu'on se baigne dedansA jouer avec le ventComme dans mes rêves d'enfantComme, comme, comme avant.
Le souvenir est une voix brisée,On l'entend mal, même si on se penche.Et pourtant on écoute, et si longtempsQue parfois la vie passe. Et que la mortDéjà dit non à toute métaphore.
J'en chie mais à l'usine on se tait.
Si on se querellait avec tous les amants de sa femme, on n'aurait jamais d'amis.
Ce qu'on se défend sous un nom, On se le permet sous un autre.
L'ami est d'abord celui dont on se raconte qu'il est votre ami.
Non, les Dujarmy n'ont pas vu les Brangelina pendant les vacances. On se verra aux prochains Oscars...
Aujourd'hui, on se mêle de vouloir apporter la démocratie dans des pays qui n'en veulent pas.
Sa passion pour les desserts de Michel et Augustin l'a perdu. Il se descend un seau de mousse au chocolat chaque soir en regardant des séries. Plus diverses merdes qu'il ingurgite tout au long de la journée. On se protège comme on peut. Il a mis du gras entre lui et le monde.
Hommes de demain, à accuser les peuples on se condamne à ne rien comprendre.
Ils s'étaient quittés comme on se quitte à cet âge, on morfle un peu et puis qu'est ce que ça fait, est-ce que la vie n'est pas tout entière à venir encore.
Pendant des années on se résigne à l'idée que les gens ne se souviennent pas, ne se soucient pas réellement de vous ; et puis un jour on comprend que c'est Dieu qui ne se soucie pas de vous ; [...] ► Lire la suite
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
En observant on se sent plus grave et se sentant plus grave on se sent plus âgé. De là se croire plus sage, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans cesse.
Lorsque vous vivez pour les opinions des autres, vous êtes mort. Je ne veux pas vivre en pensant à la façon dont on se souviendra de moi.
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
Football : Opium de l'électeur. On se shoote comme on peut.
À ne vouloir point omettre le bien dans le compte des maux que nous avons à souffrir, nous trouverions que nous ne sommes point si malheureux qu'on se dit.
Dans tout ce qu'on écrit, on se caractérise.
Moins on a d'idées, plus on se massacre pour elles.
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.
Le moyen le plus efficace d'attaquer le vice est de l'exposer au ridicule public. Les gens peuvent supporter les reproches mais ils ne supportent pas qu'on se moque de eux : ils sont prêts à être méchants mais ils n'aiment pas paraître ridicules.
Le vrai drame, la vraie injustice, c'est de survivre tout seul quand on se sent inutile. ou de mourir pour rien en croyant qu'on va sauver quelqu'un.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
Dans la tristesse, on se met à poil.
On se demande souvent comment les hommes parviendront jamais à s'entendre, s'ils refusent toujours de s'écouter.
- Il y a environ une heure, un petit avion s'est écrasé en plein coeur de New York. Le Président était à bord. - Président de quoi ? - J'ai horreur qu'on se foute de moi.
J'ai écrit tous ces livres, et on se souviendra de ma cravate tricot.
Le monde ne mérite pas qu'on se sacrifie pour une idée ou une croyance.
Il n'y a qu'aux riches qu'on se donne la peine de plaire.
Quand on se dit je t'aime par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit je t'aime un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage.
On se sauve de tout par l'orgueil.
C'est tout ce que je pense de la religion : quand au départ on n'est pas quelqu'un de bien, ça vous rend deux fois pire. On se repent, on se croit pur et, grâce à la bonne conscience, on retombe encore plus bas.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
La peur, c'est une théorie, une idée qu'on se fait.