Votre étude sur la dépendance fait largement réfléchir. Comme toutes les choses très simples et qui, rappelées à l'esprit, soudain apparaissent évidente, on n'avait jamais pensé à y penser. Et voici que vous obligez à le faire et que s'ouvrent des horizons infinis. On se découvre soumis à un nombre de dépendances quasiment illimité.
Ils s'étaient quittés comme on se quitte à cet âge, on morfle un peu et puis qu'est ce que ça fait, est-ce que la vie n'est pas tout entière à venir encore.
L'hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu'on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède... on se dit qu'on y reviendra un jour ou l'autre. Il est l'image de notre mort...
Si l'on se bat, on peut être battu.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu'on se repose ou qu'on va se reposer mais c'est juste une petite espérance qu'on a, on sait bien que ça n'existe pas, ce n'est qu'une chose qu'on dit quand on est fatigué.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
Quand on se dit je t'aime par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit je t'aime un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage.
Je n'ose pas dire à Paul qu'on se perd à vouloir trop haïr.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
Plus on est chiant, plus on se fait respecter.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
On se construit sur ce qu'on a vécu, en reproduisant ou en exorcisant.
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
Le plus déroutant est d'enchaîner les films. À force, on se coupe d'un quotidien nécessaire.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Plus on se sent incompétent, plus on a envie de se battre.
On se prélassait là jusqu'à la nuit... à moins qu'un orage, une ondée nous déhotte.
On se console souvent d'être malheureux par un certain plaisir qu'on trouve à le paraître.
Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualité-prix que pour tant d'oeuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel. Aujourd'hui comme hier, c'est bon de mépriser la prescription.
Nous formons un couple heureux. On se connaît par coeur, on se porte,on s'admire. Quand des gens méchants disent qu'il y a des tensions entre nous car Jean travaille plus que moi, c'est complètement faux.Je suis heureuse pour lui. Je l'aime.
Si la justice était bien observée, on se passerait de protection.
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
On se souvient des chefs de file, mais on ne connaît pas forcément ceux qui ont contribué à faire de ces chefs de file de grandes et hautes personnalités.
C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
On n'est pas des gensdelettres. Si on se donne tout ce mal fou ce n'est pas pour le résultat mais parce que c'est le seul moyen de tenir le coup sur cette foutue planète.
Quand on n'a pas de mémoire, on se répète : quand on en a, on répète les autres.
C'est important quand on est peintre ou danseur, ou bien quand l'on représente l'art pour lequel on se passionne, de bien le représenter.
A la quarantaine, on se débarrasse des emmerdeurs.
On se trompe souvent est estimant trop les hommes, mais rarement en les estimant peu.
On s'y évade de la règle de trois, des participes vraiment passés. On se conjugue plutôt dans le futur... mentir, voler, arnaquer, maquereauter...
Il en est des différentes formes de psychothérapie comme des religions ou des partis politiques : moins on en attend, mieux on se porte.
Qui souvent s'examine n'avance en rien dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Le devoir : aimer ce que l'on se prescrit à soi-même.
En jouant un rôle, il arrive qu'on se trouve soi-même.
On n'est un zéro que si on se considère comme tel.
Ça vaut le coup de se fâcher avec quelqu'un si on le voit tous les jours. Parce que si on se fâche avec quelqu'un qu'on ne voit que tous les ans, ça vaut pas le coup, on n'en profite pas.
On se console de ne pas mettre sa conduite au niveau de ses principes, en considérant combien ils sont élevés.
Si on ne maîtrise pas la chanson, on se retrouve dans le syndrome du chanteur constipé.
Je crois que l'on devient ce que notre père nous a enseigné dans les temps morts, quand il ne se souciait pas de nous éduquer. On se forme sur des déchets de sagesse.
On s'enferme dans son silence ; on se fait coffrer dans ses paroles.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Mais la paresse ne veut pas dire ne rien faire.Elle veut dire faire ce qu'on a décidé de faire parce qu'on l'aime, parce que l'on se construit en le faisant, parce qu'on se libère, parce qu'on s'amuse...
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Sa passion pour les desserts de Michel et Augustin l'a perdu. Il se descend un seau de mousse au chocolat chaque soir en regardant des séries. Plus diverses merdes qu'il ingurgite tout au long de la journée. On se protège comme on peut. Il a mis du gras entre lui et le monde.
Mais on finit toujours par s'inventer une manière de faire face à l'absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l'on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence à ne plus compter du tout.
Avec trop, on se perd. Avec moins, on se trouve.
On ne peut regretter que ce qu'on se rappelle.