On ne peut regretter que ce qu'on se rappelle.
Combien faudra-t-il ajouter de siècles à ceux qui sont derrière nous pour ne plus avoir honte de nos sensations ?
Mais on regrette toujours pour rien, étant donné qu'on ne peut regretter qu'après.
Personne n'est à l'aise si on se rappelle sans cesse le passé.
Si les choses étaient vraiment ce qu'on voulait qu'elles fussent, il s'en trouverait encore pour regretter qu'elles ne soient plus ce qu'elles étaient.
Avoir honte de changer, c'est avoir honte d'être humain.
Je n'ai jamais pu faire de yoga. Chaque fois qu'on me dit : "Assied-toi et ne pense à rien", ça me rappelle trop le bureau.
Je rappelle qu'aux échecs, si la victoire est brillante, l'échec est mat.
Le fou peut s'habituer à son asile, le prisonnier à sa cellule, l'enfant martyr à son placard - et les regretter quand ils les quittent.
Ce n'est pas mon mode de fonctionnement de regretter mes anciennes vies.
La seule chose qui m'ennuie avec les grands voyageurs, c'est qu'on ne peut jamais les emmener quelque part pour leur faire une surprise : cela leur rappelle toujours quelque chose.
- Ça me rappelle le Vietnam... - Le... le Vietnam ? - Ouais, le Vietnam ! - J'étais trop jeune pour y aller mais... j'ai vu des images. - Elles sont loin du compte les images, loin d'la peur, d'la puanteur, des [...] â–º Lire la suite
- Sont bonnes ces pâtes au fromage non ? Ça me rappelle les coquillettes quand j'étais petite ! - T'es grave ! - C'est ça la dépression. Tu te souviens de ton passé, t'as des grosses bouffées de nostalgie. J'suis bien obligée de les exprimer sinon avec qui je pourrais partager cela ?
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
La vie se passe à désirer ce qu'on n'a pas, à regretter ce qu'on n'a plus.
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
L'horizon qui cerne cette plaine, c'est celui qui cerne toute vie; il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
Je ne veux pas qu'on se rappelle de moi comme «le fils de Bruce Lee».
- Qu'est ce qui t'arrives aujourd'hui ? - Qu'est ce qui m'arrive ? Ce qui m'arrive c'est que j'ai des sentiments pour toi. - Quoi ? - Pourquoi tu crois que je vais chez Granny tout les matins à 7h15 ? C'est pour te [...] â–º Lire la suite
La souffrance peut occuper une telle place qu'on en oublie le bonheur. Parce qu'on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d'autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu'on n'a pas l'habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu'on est heureux.
L'artiste doit se faire regretter déjà de son vivant !
J'aime ces petits moments calmes avant la tempête, ça me rappelle Beethoven.
Je suis nostalgique d'une époque que je n'ai jamais connue.
Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Ça, ça me rappelle quelque chose... Quand Willy le coyote s'assoit dans un lance-pierre géant et qu'il s'attache lui-même à une fusée, c'est ce qu'on va faire ? Non, j'veux dire, parce que ça lui a pas réussi du tout au coyote.
Je puis regretter d'avoir menti, d'être la cause de ruines et de souffrances, mais fussé-je sur le point de mourir, je ne pourrais me repentir d'avoir aimé.
En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.
Passer sa vie à regretter un amour perdu prouve que l'on a aimé vraiment et que notre existence ne fut pas totalement vaine.
Je préfère risquer en osant, que regretter de ne pas avoir su saisir l'occasion qui se présentait.
Chaque jour, je me rappelle que ma vie intérieure et extérieure est basée sur le travail d'autres hommes, vivants et morts, et que je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour donner dans la même mesure que ce que j'ai reçu et que je reçois encore.
Il y a dans l'aurore du talent quelque chose de naïf et de hardi en même temps qui rappelle les grâces de l'enfance et aussi son heureuse insouciance des conventions qui régissent les hommes faits.