Quand on est raciste, on se trompe de colère, on utilise les forces irascibles contre celui qui est différent de soi.
Après cinquante ans, l'homme ne doit user que très sobrement du coït et certains auteurs affirment que chaque rapport sexuel est une pelletée de terre qu'on se jette sur la tête.
L'argent est un maître qu'on se donne. Celui qui se casse la tête ou qui s'éreinte pour en obtenir plus qu'il en a besoin est un fou.
On s'aperçoit qu'on vieillit quand on se dit qu'on ferait mieux de respecter les limitations de vitesse.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
Si l'image que l'on se fait de soi contient des éléments qui ne cadrent pas avec la réalité, il vaut mieux s'en débarrasser, aussi difficile que cela puisse être.
Il est vraiment rare qu'on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas.
C'est bien quand on ne fait rien qu'on se fatigue le plus.
On ne lutte pas contre l'amour, on se laisse envahir. Avant qu'il ne soit trop tard. Tout de suite.
Il y a la réalité. Puis il y a l'illusion. On se tient souvent juste entre les deux.
S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable.
A propos du sport professionnel : tant et aussi longtemps que l'opium moderne du peuple fera planer, on se bousculera pour en acheter. Et les vendeurs riront jusqu'à la banque.
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.
Pour mieux voir les défauts des autres, on prend une loupe ; pour les siens, on se bande les yeux.
On anéantit son propre caractère dans la crainte d'attirer les regards et l'attention, et on se précipite dans la nullité pour échapper au danger d'être peint.
Le voyage s'allonge et par moment il semble qu'il ne prendra fin qu'avec la vie ; on se sent une chose passive emportée sans pouvoir.
Les petites choses ont leur importance ; c'est toujours par elles qu'on se perd.
- Bah elles sont où mes fenêtres, elles sont pas encore posées !! - Si si elles sont posées dans le jardin ! Au début on les avait posées dans les escaliers mais elles bouchaient le passage. Alors on les a posées [...] ► Lire la suite
Le symbolisme. C'est toujours le "nous ferons route ensemble" des voyageurs qui partent en même temps. A l'arrivée, on se sépare.
Quand on se voit au bord de l'abîme et qu'il semble que Dieu vous ait abandonné, on n'hésite plus à attendre de lui un miracle.
On se remet de tout mais on ne guérit de rien.
Un lit, c'est presque un livre. On se glisse entre les draps comme entre deux pages et on devient soi-même une belle histoire.
L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
Comment peut-on se prendre au sérieux quand l'existence est si éphémère et qu'elle ne cesse de courir vers sa fin ?
Quand on se regarde plus dans ses souvenirs que dans son miroir, c'est qu'on se fait bien vieux !
- Point n'avez occis le dragon ?! - Si si, ça vient, j'occis aussi. Aller on se dépêche !
Le sacrifice de soi est une chose qui devrait être condamnée par les lois. Cela démoralise les gens pour lesquels on se sacrifie.
Dans les années cinquante, on se réunissait en famille pour regarder la radio. Aujourd'hui, l'image est tellement banalisée qu'on écoute la télé.
J'ai observé que, d'ordinaire, on se dit "au revoir" quand on espère bien qu'on ne se reverra jamais - tandis qu'en général on se revoit volontiers quand on s'est dit "adieu".
Est-ce à cause des liens du sang qu'on a tant de difficulté à aider les siens ? On se trouve peut-être trop près d'eux pour leur être utile.
Pourquoi toujours attendre une occasion meilleure et se réserver ? Le meilleur est toujours présent, on se gaspille à force de se réserver.
On ne lit pas, on se lit.
L'on ne peut goûter à la saveur des jours que si l'on se dérobe à l'obligation d'avoir un destin.
Quand on pense au chagrin de ceux qu'on laisserait, on se trouve tout de même un peu moins inutile sur la terre.
Quand on écrit son journal personnel, on se rend compte d'une chose : on est conscient de son inconscient.
On photographie ce qu'on a regardé, donc on se photographie soi-même.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l'esprit humain de toute façon. C'est un piège mortel.
Ce n'est pas la peine de se tuer puisqu'on se tue toujours trop tard.
Etrange maladie que celle de la paternité. On se refuse à voir grandir et vieillir ses enfants, car on les voudrait, tant on les aime pour soi, toujours sous sa tutelle.
On se contente d'une vie sans bonheur par ce qu'on a peur du changement.
- Mais c'est du délire ! - Non, le délire c'est quand on se balade avec un demi melon sur la tête en criant « j'aime les hamsters » !
Il n'y a d'intérêt à vivre que si on se dévoue pour des choses qui vous dépassent. Ne se consacrer qu'à sa propre personne serait terriblement décevant.
Quand on prend ses jambes à son cou, on se casse souvent la figure !
On se tue pour des questions de race, de fierté et de respect. On se bat pour notre Amérique.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Qu'est-ce qu'il faut faire lorsqu'on se trouve devant un animal d'une espèce protégée en train de manger une plante d'une espèce protégée ?
On se protège des autres au lieu de se protéger de soi-même.
L'amour dans l'oeil de l'autre est un cadeau que l'on se fait à soi.
Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.