Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
L'argent est un maître qu'on se donne. Celui qui se casse la tête ou qui s'éreinte pour en obtenir plus qu'il en a besoin est un fou.
Le symbolisme. C'est toujours le "nous ferons route ensemble" des voyageurs qui partent en même temps. A l'arrivée, on se sépare.
Un lit, c'est presque un livre. On se glisse entre les draps comme entre deux pages et on devient soi-même une belle histoire.
Grâce aux difficultés, on se découvre des qualités insoupçonnés.
La clé dont on se sert toujours est la plus chère.
Si on se mettait à composer les journaux avec de seules véracités, ils tomberaient du coup au format de la feuille de papier à cigarette.
Quand on se voit au bord de l'abîme et qu'il semble que Dieu vous ait abandonné, on n'hésite plus à attendre de lui un miracle.
On anéantit son propre caractère dans la crainte d'attirer les regards et l'attention, et on se précipite dans la nullité pour échapper au danger d'être peint.
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.
Le problème avec les hypothèses, c'est qu'elles se multiplient à la vitesse du son, si on se laisse aller.
Après cinquante ans, l'homme ne doit user que très sobrement du coït et certains auteurs affirment que chaque rapport sexuel est une pelletée de terre qu'on se jette sur la tête.
Les petites choses ont leur importance ; c'est toujours par elles qu'on se perd.
Je suis né dans le brouillard et je vois du brouillard partout, c'est finalement très simple... Sans être psychanalyste professionnel, vous pourriez avancer que le brouillard renvoie à l'utérus maternel, à l'état amniotique originel où l'on se sent libre et [...] ► Lire la suite
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
La solitude est comme le feu : on s'approche et l'on se réchauffe ; on s'approche un peu plus et l'on se brûle.
Quand on se regarde plus dans ses souvenirs que dans son miroir, c'est qu'on se fait bien vieux !
Le sacrifice de soi est une chose qui devrait être condamnée par les lois. Cela démoralise les gens pour lesquels on se sacrifie.
On ne lit pas, on se lit.
L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres.
- Point n'avez occis le dragon ?! - Si si, ça vient, j'occis aussi. Aller on se dépêche !
Une capitulation est essentiellement une opération par laquelle on se met à expliquer au lieu d'agir.
- Bah elles sont où mes fenêtres, elles sont pas encore posées !! - Si si elles sont posées dans le jardin ! Au début on les avait posées dans les escaliers mais elles bouchaient le passage. Alors on les a posées [...] ► Lire la suite
Il y a la réalité. Puis il y a l'illusion. On se tient souvent juste entre les deux.
C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve. Tu parles. C'est quand on croit avoir trouvé une raison de vivre qu'on risque le plus de se perdre.
L'on ne peut goûter à la saveur des jours que si l'on se dérobe à l'obligation d'avoir un destin.
S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable.
On se remet de tout mais on ne guérit de rien.
J'ai observé que, d'ordinaire, on se dit "au revoir" quand on espère bien qu'on ne se reverra jamais - tandis qu'en général on se revoit volontiers quand on s'est dit "adieu".
On se tue pour des questions de race, de fierté et de respect. On se bat pour notre Amérique.
Pourquoi toujours attendre une occasion meilleure et se réserver ? Le meilleur est toujours présent, on se gaspille à force de se réserver.
On se contente d'une vie sans bonheur par ce qu'on a peur du changement.
Est-ce à cause des liens du sang qu'on a tant de difficulté à aider les siens ? On se trouve peut-être trop près d'eux pour leur être utile.
- Mais c'est du délire ! - Non, le délire c'est quand on se balade avec un demi melon sur la tête en criant « j'aime les hamsters » !
On photographie ce qu'on a regardé, donc on se photographie soi-même.
Quand on écrit son journal personnel, on se rend compte d'une chose : on est conscient de son inconscient.
- Ce serait sûrement différent si on se donnait une nouvelle chance. - Souviens toi de moi, fais de ton mieux, peut-être que ça se fera.
Quand on prend ses jambes à son cou, on se casse souvent la figure !
Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.
Quand on croit deviner on se trompe souvent.
L'amour dans l'oeil de l'autre est un cadeau que l'on se fait à soi.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l'esprit humain de toute façon. C'est un piège mortel.
C'est qu'on se veut toujours plus sage que sa mère, C'est qu'on veut sortir de sa sphère.
Etrange maladie que celle de la paternité. On se refuse à voir grandir et vieillir ses enfants, car on les voudrait, tant on les aime pour soi, toujours sous sa tutelle.
Quand on pense au chagrin de ceux qu'on laisserait, on se trouve tout de même un peu moins inutile sur la terre.
On se protège des autres au lieu de se protéger de soi-même.
Le sens de la vie, c'est ce qui reste quand on se débarrasse de tout ce qui est absurde.
Dieu est une maladie dont on se croit guéri parce que plus personne n'en meurt et dont on est surpris, de temps en temps, de constater qu'elle est toujours là.
Qu'est-ce qu'il faut faire lorsqu'on se trouve devant un animal d'une espèce protégée en train de manger une plante d'une espèce protégée ?
Ce n'est pas la sagesse qu'on craint, mais l'âge qu'on a quand on se met à la pratiquer.