A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
On se marie facilement, on se sépare difficilement.
Dire que la vie c'est ça, c'est pour ça qu'on s'habille, et qu'on se fait belle, et tous les romans sont écrits sur ça, et on y pense tout le temps, et finalement, on s'en va dans une chambre avec un type qui vous étouffe à moitié et qui vous mouille le v
Plus on regarde exactement la même chose, plus elle perd tout son sens, et plus on se sent bien, avec la tête vide.
Sur scène, ou on se montre à la hauteur des circonstances, ou on s'écroule.
On se croit naturellement bien plus capable d'arriver au centre des choses que d'embrasser leur circonférence.
On se marie pour énerver ses amis ou faire plaisir à ses parents, souvent les deux, parfois l'inverse.
Est ce qu'on se demande pourquoi l'homme a marché sur la dune ? Pourquoi les femmes ont des bébés et pas directement des hommes ? Ou pourquoi une mouche se mouche alors qu'un éléphant ne s'éléphante pas ?
Dans la confiance, on se donne mutuellement des ailes. Cette réciprocité est très importante. On est élu par quelqu'un, mais on le choisit aussi.
On se réfugie dans ce qu'on ignore. On s'y cache de ce qu'on sait. L'inconnu est l'espoir de l'espoir.
Ce n'est pas en enfermant son voisin qu'on se convainc de son propre bon sens.
Quand on se méfie, on se trompe ; quand on ne se méfie pas, on est trompé.
Comment peut-on se prendre au sérieux quand l'existence est si éphémère et qu'elle ne cesse de courir vers sa fin ?
Le monde est en profonde mutation. Hier on se disputait les richesses ; aujourd'hui on s'arrache la pauvreté.
Les femmes sont décevantes. Ce sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
C'est dans le plus beau moment, quand on est au sommet du bonheur, qu'on se sent en même temps le plus fragile.
On se complaît à ne surtout pas envisager les dégâts du progrès.
On se saoule parce qu'on a soif ou parce qu'on est tous ensemble et qu'il faut se supporter, ou peut-être même, comme ça, sans raison.
Il n'y a pas que de doctrine vraie en art, parce qu'on se lasse de tout et que l'on finit par s'intéresser à tout.
Rien dans la vie n'exige plus d'attention que les choses qui paraissent naturelles ; on se défie toujours assez de l'extraordinaire.
Dans les moments de grande tension, l'esprit se fixe sur un détail sans importance dont on se souvient parfaitement bien longtemps après, comme si l'anxiété nous l'avait à jamais gravé dans le cerveau.
Par terre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !
Sur la terre, on se comprend sans presque jamais se parler ; tandis que dans les villes, on se parle sans presque jamais se comprendre.
Il faut être discret quand on parle de son bonheur, et l'avouer comme si l'on se confessait d'un vol.
Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.
On perd le droit de parler des autres quand on se met à les connaître intimement.
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
Quand on dit qu'on se fout de quelque chose, c'est qu'on ne s'en fout pas.
Quand on se place du point de vue du système solaire, nos révolutions ont à peine l'amplitude de mouvements d'atomes.
La chambre où l'on se trouve enfermé est déjà une prison quand le bonheur y est avec nous.
J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui était un champion de la paix et des droits de la personne.
Délicieuse est la volupté du malheur d'autrui quand on est si nombreux et qu'on se sent solidaires dans la contagion.
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.
Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine.
Dis donc, je voulais te dire, à propos de... Souviens toi, on se réveille ébloui ou dégouté y'a pas de milieu, alors... Ne nous précipitons pas.
On se réconcilie dans son coeur avec un esprit supérieur au sien par le biais d'une divergence d'opinion.
Quand on se voit milliardaire, on se voit toujours en train de dépenser le milliard, jamais de le gagner.
Dès qu'on sent qu'on se fait de l'effet, On se cache des choses.
On rougirait bientôt de ses décisions, si l'on voulait réfléchir sur les raisons pour lesquelles on se détermine.
Qu'on est loin de son pays natal, Quand on se retrouve à l'hôpital
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
A partir de 65 ans, on se répète toujours, excepté en amour.
Acheter une maison à crédit: c'est le crédit qui est cher, pas la maison. La preuve, c'est que quand on a fini de payer, si on pouvait vendre le crédit, on se ferait plus de pognon qu'en vendant la maison.
Echarde : Pièce de tissu qu'on se met autour du cou quand il fait un froid piquant.
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
Le lit est un meuble où l'on se repose quand on est seul et où l'on se fatigue quand on est deux.
On a honte d'avouer qu'on a de la jalousie, et l'on se fait honneur d'en avoir eu et d'être capable d'en avoir.
Un désir auquel on se cramponne, un rêve auquel on croit très fort, est déjà une réalité.
On se met pas à ne plus aimer quelqu'un. On se met à aimer quelqu'un d'autre, peut-être aussi parce qu'il y a de la place...