Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
Certains se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie.
La poésie vécue comme poésie, c'est le désir et l'agent de l'instauration démocratique, qui peut seule sauver le monde.
Enseignez à vos enfants de la poésie; elle ouvre l'esprit, prête la grâce à la sagesse et rend héréditaires les vertus héroïques.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et le transforme.»
La poésie est naturelle. Elle est l'eau de notre seconde soif.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
L'honneur, c'est la poésie du devoir.
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
Pourquoi je bois ? Pour pouvoir écrire de la poésie.
Un mérite de la poésie, c'est qu'elle dit plus que la prise, et en moins de paroles que la prose.
Garde-toi de sourire quand un marchand de papier, avec lequel tu fais affaire, risque un mot d'esprit, sur la poésie.
Il fait bon d'ouvrir la porte au rêve : on cherche la magique extase de la poésie dans la lecture des chef-d'oeuvre qu'elle a produits.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.
La Poésie n'était au premier âge qu'une Théologie allégorique, pour faire entrer au cerveau des hommes grossiers par fables plaisantes et colorées les secrets qu'ils ne pouvaient comprendre.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
La théologie n'est pas autre chose que la poésie de Dieu.
La poésie, puisée en elle-même, n'est rien d'autre qu'un moyen d'expression et de désenvoûtement de la réalité.
La poésie doit être faite par tous. Non par un.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
Rimbaud a émasculé la poésie pour un siècle. Voilà la force des génies : ils rendent les autres impossibles.
Une éloquence et une poésie d'Asiatique, Des états d'âme indescriptible, incalculable. C'est de la poésie comme l'or est un métal précieux : par convention.
La poésie est toujours une question de tripes, mais à la mode de quand ?
L'excès de sagesse devient fou, la sagesse n'évite la folie qu'en se mêlant à la folie de la poésie et de l'amour.
La poésie se fait dans un lit comme l'amour Ses draps défaits sont l'aurore des choses
Faire de la poésie, c'est se confesser.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
Dans tous les cas, la poésie est antérieure à la prose : on dirait que l'homme chante avant de parler.
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
Le problème avec la poésie : elle embellit tout !
La poésie est à la fois une cachette et un haut-parleur.
Expérience sans mesure, inexpiable, la poésie ne comble pas mais au contraire approfondit toujours le manque et le tourment qui la suscitent.
La poésie immortalise tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans le monde.
Le plus souvent la poésie traduit soumission, défaite, veulerie, désarroi.
La poésie a, comme la vie, l'excuse de ne rien prouver.
La poésie en vers libres, c'est comme jouer au tennis sans filet.
Le langage de l'amour naissant est le langage de la mystique, de la théologie et de la poésie.
Ce que la poésie fait de plus sublime, c'est de donner aux choses insensées sens et passions.
Le rêve est une des dimensions essentielles de l'existence et la poésie permet ce rêve.
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
La poésie n'attend que notre regard.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
La poésie cesse à l'idée. Toute idée la tue.
Le but de la science est de rendre les choses difficiles compréhensibles d'une manière plus simple ; le but de la poésie est d'énoncer des choses simples d'une manière incompréhensible. Les deux sont incompatibles.
L'intelligence de la poésie est répandue, chez les Français, autant, ou quasiment, que l'instinct maternel chez les poissons.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?