La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et la transforme.
Les vérités historiques sont rarement bonnes à entendre lorsqu'elles ébranlent les fondements de la mémoire collective.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
- Désolé Angie. - Tu n'as rien à faire dans les douches du personnel. - Je sais, je sais. Situation de crise. - Et bien je dirai que c'était juste un peu gênant. Mais ça va je ne suis pas [...] â–º Lire la suite
On ne lit pas, ni écrit de la poésie, parce que c'est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l'humanité. Et l'humanité est faite de passion. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires [...] â–º Lire la suite
La révolution informatique fait gagner un temps fou aux hommes, mais ils le passent avec leur ordinateur !
La pitié est au coeur ce que la poésie est à l'imagination.
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
Quand le pouvoir pousse l'homme à l'arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l'existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie.
La mémoire est trompeuse parce qu'elle est colorée par les événements d'aujourd'hui.
La mémoire fait à notre place des choix qui façonnent nos personnalités et font de chacun de nous le reflet de ce que son cerveau a emmagasiné.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
La mémoire n'est-elle pas un voyage dans le temps ?
L'éclair me dure La poésie me volera de la mort.
Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C'est un automatisme: quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C'est naturel, j'associe toute phrase à un tempo.
La poésie n'a lieu que pour quelques-uns. Et pourtant, elle se manifeste partout.
Le futur vient à chacun de nous au rythme de 60 minutes par heure, qui que vous soyez et quoi que vous fassiez.
L'espoir est une mémoire qui désire.
Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
La vraie poésie ne veut rien dire, elle ne fait que révéler les possibles.
La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter.
La dramaturgie est synonyme d'embellissement dramatique : c'est l'art de la réticence, celui de savoir faire une entrée, une sortie, c'est la poésie du théâtre.
La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
Notre mémoire et notre coeur ne sont pas assez grands pour pouvoir être fidèles.
Ce que nous appelons l'éducation chauvine du peuple français n'est que l'exaltation excessive de la grandeur de la France dans tous les domaines de la culture ou, comme disent les Français, de la "civilisation". Un jeune Français n'est pas dressé [...] â–º Lire la suite