La dramaturgie est synonyme d'embellissement dramatique : c'est l'art de la réticence, celui de savoir faire une entrée, une sortie, c'est la poésie du théâtre.
La lingerie est le théâtre de notre intimité.
La vraie poésie ne veut rien dire, elle ne fait que révéler les possibles.
La poésie est partout : il ne s'agit que de la faire sortir.
Le théâtre a toujours partie liée avec le politique : il est ce lieu où la communauté s'interroge sur la nature, la force ou la faiblesse des liens qui la constituent.
Dans un poème ou dans un conte, le sens n'importe guère ; ce qui importe, c'est ce que créent dans l'esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
Qu'est-ce que la danse sinon du théâtre fabriqué à partir d'une musique ?
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Le théâtre est un art violemment polémique. Il ressemble à la guerre. La représentation est toujours le simulacre d'un conflit.
La perfection ne peut être que sereine. Elle exclut l'émotion, le drame et, bien entendu, l'humour.
C'est à la poésie que tend l'homme. Il n'y a de connaissance que du particulier. Il n'y a de poésie que du concret.
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.
Les films ne sont pas ma priorité, mais le théâtre l'est.
La révolution littéraire et la révolution politique ont fait en moi leur jonction.
Le poème ne meurt pas pour avoir vécu : il est fait expressément pour renaître de ses cendres et redevenir indéfiniment ce qu'il vient d'être.
Il y a science des choses simples et art des choses compliquées.
Le théâtre est pour chacun le reflet de sa propre fragilité.
Mon cerveau bourdonne de bribes de poésie et de folie.
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
Vous ne devez pas vous battre trop souvent avec un ennemi, ou vous lui apprendrez tout votre art de la guerre.
La poésie est mémoire baignée de larmes. La musique est mémoire de la mer.
J'ai toujours voulu devenir acteur, et il me semble que cela a débuté du jour où, au jardin d'enfants, j'ai récité un poème : Le Rouge-gorge du printemps. Les gens ont applaudi. J'ai aimé le bruit que cela faisait. Je l'aime toujours.
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
Dieu a mis un art secret dans les forces de la nature pour lui permettre de se façonner du chaos en un système mondial parfait.
Quand la télévision daigne diffuser une pièce de théâtre de qualité, elle le fait tard, à l'heure du porno.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
Les vestiaires de théâtre vous volent vos vêtements quand vous arrivez et vous les revendent quand vous partez.
Je pense que peu importe à quel point vous ne vous aimez pas ou le drame de votre vie, vous pouvez toujours y trouver de la comédie.
Peinture. Art de protéger les surfaces plates des intempéries et de les exposer à la critique.
Mais quand une civilisation s'écroule, est-ce une réserve de billets de banque que leurs successeurs trouvent parmi les ruines, ou est-ce une statue, un poème, une pièce de théâtre ?