La poésie est au théâtre une dentelle délicate impossible à voir de loin.
La promesse donnée était une nécessité du passé : la parole rompue est une nécessité du présent.
Solitude : c'est le même mot pour deux situations opposées, la solitude subie, la solitude désirée.
Le théâtre est essentiel à ce qui nous rend humains.
Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va.
Entre le passé où sont nos souvenirs et l'avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs.
Le théâtre est comme le pouvoir, il est à qui le prend.
L'effet du théâtre consiste en impressions, et non en enseignements.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
Choisie ou forcée, transitoire ou définitive, la solitude est de plus en plus préférée au lien forcé. On apprend à l'aménager et à profiter de son égoïsme.
Demandez pardon à Dieu et laissez vos regrets dans le passé !
Le chemin du devoir est toujours proche, mais l'homme le cherche loin de lui.
La monotonie et la solitude d'une vie tranquille stimulent l'esprit créatif.
J'ai peur du passé, du présent, du futur, du passé simple et du plus-que-parfait du subjonctif.
Sache bien employer ta journée, la vie passe en un instant.
Je passe beaucoup de temps à vivre seule - surtout dans les hôtels - et je prends des chats quand je me sens particulièrement seule.
Le théâtre est trop profond pour moi. Je préfère le vélo.
Tout est sujet ; tout relève de l'art ; tout a droit de cité en poésie (...) le poète est libre.
La séduction des yeux. La plus immédiate, la plus pure. Celle qui se passe de mots, seuls les regards s'enchevêtrent dans une sorte de duel, d'enlacement immédiat, à l'insu des autres, et de leur discours : charme discret d'un orgasme immobile, et silencieux.
Il n'y a qu'un passé et il n'existe qu'un seul présent, par contre il y a une multitude de futurs, mais seul l'un d'eux se réalise.
La valeur d'une idée n'a rien à voir avec la conviction de celui qui l'exprime.
Le sexe, ça se passe dans les chambres, ça se décide dans les couloirs.
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Rien ne passe aussi inaperçu que le Bien, puisque le Bien véritable ne dit pas son nom - s'il le dit, il cesse d'être le Bien, il devient de la propagande.
J'ai trouvé intéressant d'écrire. Je voulais savoir qui je suis. C'est très facile d'oublier tout ce qui c'est passé dans la vie.
La mélancolie est le petit luxe des âmes pauvres.
Tout ce qui est intéressant se passe dans l'ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes.
La solitude est l'élément déterminant de la condition humaine, l'Homme est la seul créature qui se rend compte qu'il est seul.
Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur, Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
On porte son passé, tout son passé dans sa chair et son âme, et il continue de nous miner jusqu'à la ruine.
Si vous travaillez sur l'idée d'aimer, de faire le bien, de tout pardonner et harmoniser, il arrivera un moment où cette idée deviendra si puissante qu'elle imprégnera toutes vos cellules.