La source d'inspiration, à condition de ne pas mener au plagiat, est essentielle. Par ailleurs, T.S. Eliot a très bien dit que la poésie et l'écriture, ce ne sont pas l'expression des émotions mais précisément la fuite des émotions.
Vous ne pouvez pas écrire de la poésie sur un ordinateur.
La poésie de Verlaine est simple, humaine et chantante, ce qui explique son succès.
La beauté de la poésie est que la création transcende le poète.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
La poésie, comme Dieu, comme l'amour, n'est que foi.
Il est un art - l'art du mot - qui ne connaît pas de limites : la poésie.
La pitié est au coeur ce que la poésie est à l'imagination.
Dans la poésie, la vie est encore plus vie que la vie même.
La poésie doit être grande et discrète à la fois; quelque chose capable d'entrer dans l'âme de chacun et qui ne la surprend ou ne l'émerveille pas par elle-même, mais par son sujet.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Et jamais le tourment ne trouvera un ciel, et jamais le désir ne trouvera une terre. C'est pourquoi la poésie existe.
L'éloquence est la poésie de la prose.
La poésie, c'est l'art de faire l'éloge des choses qui ne le méritent pas.
L'amour est surtout la poésie des gens qui n'en sauraient avoir d'autre.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
La poésie, sa brièveté, sa fulgurance, c'est le domaine de la jeunesse. Le roman, c'est lourd, suffocant, ce n'est pas fait pour l'impétuosité de la jeunesse.
La poésie ce n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie.
Je me retrouve dans la poésie de Verlaine.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
Ah ! Monsieur, on ne se méfiera jamais assez de la poésie.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
Il y a certaines choses où la médiocrité est intolérable : la poésie, la musique, la peinture, l'éloquence publique. Quel supplice d'entendre pompeusement déclamer un discours glacial, ou des vers médiocres dits avec toute la pompe d'un mauvais poète !
La poésie n'a lieu que pour quelques-uns. Et pourtant, elle se manifeste partout.
Que chaque chose soit possible, voilà la poésie.
Pour rapprocher du passé le « devenir », il faut dire que le passé a engendré le présent. Prophéties effroyables, vous êtes devenues « terrestres » et avez été sauvées par la poésie et par votre signification.
Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes choses.
Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile, dans toute la force du terme. Elle montre nue, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
La poésie guérit les blessures infligées par la raison.
Décrire appartient à la peinture. La poésie peut aussi, en cela, s'estimer heureuse, en comparaison de la musique ; son domaine n'est pas aussi limité que le mien ; mais, en revanche, le mien s'étend plus loin dans d'autres régions ; et l'on ne peut pas atteindre si facilement mon empire.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
Plus la poésie est vraie, plus elle est fausse ; et les amoureux sont fort adonnés à la poésie ; et ce qu'ils jurent en poésie, en tant qu'amoureux, c'est, on peut bien le dire, fausseté pure.
Ici, que la poésie morte revienne à la vie.
A mesure qu'avance la civilisation, la poésie, presque nécessairement, décline.
La poésie, l'art, les connaissances, sont purs et sacrés.