La mort est derrière la pluie. Derrière la pluie, plus jamais de pluie. Après l'enfer, la vie.
La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.
La mort est éternelle, peu importe quand elle commence.
La vie est une maladie dans laquelle le sommeil nous apaise toutes les seize heures ; c'est un palliatif ; la mort est le remède.
La décadence m'attire. Cela suggère un nouveau monde et, pour moi, la lutte de la société entre la vie et la mort est absolument magnifique.
La mort est un acte du coeur.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
La mort est une loi, non pas un châtiment.
La mort est toujours la même, et chacun, pourtant, meurt de sa propre mort.
La mort est le prolongement horizontal d'un rêve factice, la vie n'étant pas vérifiable.
La mort est le meilleur sauf-conduit vers l'oubli.
La mort est le plus profond souvenir.
La mort est une façon pour la nature de dire «Votre table est prête!»
La mort est un état de non-existence. Ce qui n'est pas n'existe pas. Donc la mort n'existe pas.
La mort est un moissonneur qui ne fait pas la sieste.
Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c'est une libération.
La mort est-elle le dernier sommeil? Non, c'est le dernier et l'ultime éveil.
La mort est vraie. Et tout le reste est diversion. Sauf l'amour.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
Pour ceux qui n'acceptent pas de quitter la terre, la mort est un avenir intolérable.
Seule la mort est inutile.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
Ceux qui disent que la vie n'est qu'un assemblage de malheurs veulent dire que la vie même est un malheur. Si elle est un malheur, la mort est donc un bonheur.
L'étreinte de la mort est comme la morsure d'un amant, qui fait mal et qu'on désire.
La mort est si peu notre affaire, que personne ne s'enterre sois-même.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est gênante.
La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n'est pas si important que ça.
La mort est un roman.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
Aucun de nos instants qui ne soit éphémère ! La mort est une corde au cou de tout vivant.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
La mort est la chose la plus simple qui soit si on évite de philosopher à son sujet.
La mort est un mur qui t'exclut, un grand mur sombre dont la porte disparaît dès que la personne est entrée, sans fenêtre, sans lumière, sans espoir d'un message.
La mort est ce qui fait de la vie un événement.
Nous travaillons tous contre notre propre guérison, car la mort est la guérison de toutes les maladies.
La mort est le jouet sérieux de Dieu.
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie a été vécue vraiment honnêtement, vraiment avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
La mort est un vêtement que tout le monde devra porter.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
Lorsque la mort est là, à quelques secondes de nous, le plus dur est fait : on a vécu. Le reste est formalité...
La mort est l'espérance de qui n'en a plus.