La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
Le voyage, pour moi, ce n'est pas d'arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
La nuit c'est le noir illimité contredit par quelques étoiles, quand je veux au mieux me définir, je ne parle pas d'mes exploits.
Le sel est âcre quand on le goûte à part ; mais c'est le parfait assaisonnement qui donne aux mets toute leur saveur. Ainsi les difficultés sont-elles le sel de la vie.
Ah ! Gardons le plus longtemps possible la pitié, c'est le plus bel assaisonnement de la vie pour nous autres milliardaires.
Le secret, c'est de garder en toi une pensée agréable. C'est le secret de beaucoup de réussites, d'ailleurs.
Ce qui sauve les Anglais, c'est le flegme avec lequel ils savent appréhender n'importe quelle situation.
Le dialecte, c'est le sang d'une région qui n'est pas normalisée et conditionnée par Paris.
Une femme, c'est le mystère à portée de la main.
C'est le pays qui engendre ses enfants et non l'inverse. Chaque fois que dans l'histoire un homme a voulu dépasser le pouvoir de son pays, il n'a réussi qu'à installer le chaos et la catastrophe.
C'est le savoir faire qui compte.
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
Je me demande si c'est moi qui vieillis ou si c'est le monde qui est trop vieux.
C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l'égalité et au progrès.
La conversation est un commerce. Tous ceux qui y prennent part doivent dépenser ; c'est le seul moyen d'en tirer quelque chose.
Jouer, c'est le contraire de déclamer, de réciter.
L'amour, le vrai, c'est le seul lien palapable entre l'homme et ce que nous nommons "Dieu".
- Merci du fond du coeur Jack ! - Oh, mais de rien ! - Pas toi, c'est le singe qu'on a appelé Jack !
La culture, c'est le lieu où s'exerce l'activité humaine ; mêmes émotions, mêmes angoisses, mêmes désirs, mais pas nécessairement pour les mêmes choses.
Le baccarat, la roulette, les courses de chevaux, c'est la vieille guerre, c'est l'arme blanche. La Bourse, c'est le tir à longue portée.
Exerce-toi à changer souvent d'opinion politique. C'est le seul moyen d'avoir un jour une véritable conviction.
La véritable richesse, c'est l'esprit, et l'esprit à tous ses niveaux. Le franc peut baisser; si l'esprit monte, c'est le signe que tout se relèvera, se restaurera.
Le génie, c'est le bon sens appliqué aux idées nouvelles.
Vous imaginez le bonheur absolu possible, c'est le néant que vous désirez.
Rajeunissement. Tous les esthéticiens le conseillent. Ils ont raison. C'est le vrai secret de la fraîcheur.
Dedans comme dehors, il ne fait pas beau, C'est le mois de Mars, le mois du vent et des impôts. Le vent bientôt sera tombé, Mais les impôts c'est toute l'année.
- Il semblerait qu'on ait lancé une nouvelle tendance. - Je crois que geek, c'est le nouveau chic.
La condamnation à mort est un acte barbare... C'est le reflet de l'instinct animal encore présent chez l'être humain.
l'Algérie, voilà... C'est le pays de mes parents, c'est dans le coeur. Mais bon après sportivement, c'est vrai que je jouerai en équipe de France. Je serai là toujours présent pour l'équipe de France.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
Accolade : C'est le baiser sans lèvres des hommes politiques qui ne s'aiment pas.
L'oeuvre, c'est le spectacle, la rencontre avec le public. Elle sert à découvrir le monde concret, à jouer avec la réalité.
Physiologiquement parlant, les parents conçoivent l'enfant, mais c'est le fait de la naissance qui oblige le couple à vraiment devenir des parents.
C'est le fumet qui remplit la distance entre l'assiette et votre tête.
Réduire l'art à une question de "forme", c'est le rapetisser et le rétrécir outre mesure.
Le souvenir, ce n'est pas une réminiscence du passé, c'est le moment où le présent trébuche sur une aspérité de l'histoire et libère un message laissé là longtemps auparavant, qui se déploie et prend son sens.
Le plus grand mal que fait un ministre n'est pas de ruiner son peuple, il y en a un autre mille fois plus dangereux : c'est le mauvais exemple qu'il donne.
Etre heureux c'est le plus sûr moyen que nous ayons d'approcher du bien.
Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer.
Merde : ce mot est une friandise. Seuls les crétins de haut vol ne l'utilisent jamais. Un mot qui se crie, qui se hurle, qui se susurre, se murmure, se savoure. C'est le mot qui console, dont on a besoin.
Chaque soir, pendant les représentations d'une pièce de théâtre, c'est sur la même réplique que les spectateurs enrhumés se mettent à se moucher ; c'est le moment où la pièce faiblit.
Ce n'est pas un privilège de l'artiste d'avoir une ouverture au monde, c'est le privilège de tout ceux qui cherchent.
La corruption, c'est le manque de dignité, c'est l'absence de scrupule.
Monsieur le capitaliste affirme, sournois : "C'est le destin qui fait les pauvres".
C'est le terreau de la vie, la banalité. Rarement, une perle, un grain de sable, une particule luisante tombe sur notre épaule. Et dans cet océan de vagues ordinaires, le pouvoir est le vice banal le plus à son aise chez l'homme.
La poésie, c'est le point où la prose décolle.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
Le commencement du talent pour un littérateur, c'est le besoin de faire croire qu'il n'est pas compris de sa famille.
Solitude : c'est le même mot pour deux situations opposées, la solitude subie, la solitude désirée.
C'est le vrai droit du jeu de tromper le trompeur.