Souvent, les gens savent que c'est le produit qu'ils veulent seulement une fois qu'on le leur a présenté.
Quand une pièce fait une chute, c'est le rideau qui ne se relève pas.
C'est le hasard qui fait le plus mal dans le progrès.
Plus un caillou a roulé, plus il est poli. Les chauffeurs de taxi, c'est le contraire.
Dieu n'est pas le Tout-puissant dominateur, c'est le Tout-puissant captif, captif des libertés qu'il crée à la cime du monde pour que le monde puisse culminer dans l'amour.
La poésie, c'est le temps durant lequel un homme oublie qu'il va mourir.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.
- Pourquoi tout le monde part en vacances en famille ?- Parce que c'est le seul moyen qu'on a trouvé pour être content de rentrer.
La mélancolie, c'est le voyage des vies qu'on n'a pas eues.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
La mode c'est le goût des autres.
La beauté est la divinité visible, c'est le bonheur palpable, c'est le ciel descendu sur la terre.
Le drame du pianiste, c'est que son action est exclusivement verticale. C'est le défi permanent de notre art.
Le ralliement, ça ne marche jamais, ce qui marche, c'est le rassemblement. Derrière le ralliement, il y a le désenchantement, et puis l'effacement. Derrière le rassemblement, il y a le courage et le succès.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Juste avant de franchir le mur du son, c'est le cockpit qui tremble le plus.
Ma maison, c'est le sein de ma mère.
C'est le silence qui se rapproche le plus de Dieu.
C'est le malheur de beaucoup de gens de vouloir un bonheur qui ne leur va pas.
Le metteur en scène, c'est le comble du traducteur.
En toi ce que je déteste C'est le mal que je te fais.
La cocaïne, c'est le diable dans un flacon !
Le raisonnement n'est bon que dans les matières où nous n'y voyons goutte. C'est le vrai bâton de l'aveugle.
L'histoire d'un amour, c'est le drame de sa lutte contre le temps.
Je n'ai jamais cherché de succès pour obtenir la gloire et l'argent; C'est le talent et la passion qui comptent dans le succès.
Le corps aussi a sa géographie. S'il est certain que c'est le Nord qui commande, le Sud aussi existe ! S'il n'y avait pas ce que les filles ont au Sud du nombril, par où elle naîtrait, l'humanité ?
Le style, c'est le mot qu'il faut. Le reste importe peu.
Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C'est le genre : "Réveille-toi, c'est l'heure d'aller se coucher !"
Notre prochain, ce n'est pas notre voisin, c'est le voisin du voisin.
Ce n'est pas dans l'infortune, mais dans la fortune qu'on connaît les vrais amis. La véritable épreuve de l'amitié, c'est le succès : car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l'avarice ; tandis que le succès voudrait de l'affection et ne rencontre que l'envie.
Calomnier c'est le contraire de diffamer, c'est mentir.
L'amour c'est le coeur qui s'émeut en même temps que l'intelligence.
Douze ans. C'est le bel âge, celui de la fabulation, des mythes et des rêves.
La mort, c'est le début de l'extase où l'âme ravie entrevoit la vision béatifique.
L'autre côté de la vie c'est le printemps, il y fait Dieu comme il fait soleil sur nos printemps de la terre.
En amour, c'est le coeur qui fait tout.
La France, c'est le Puy du Fou, c'est formidable !
Le théâtre, c'est le temps que chacun s'octroie pour se mesurer à l'aune de l'autre.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Au fond quand on y pense, un type qui doit être vachement frustré, c'est le type qui a réalisé le plancher de la chapelle Sixtine...
La chanson c'est le battement du coeur des hommes.
Le logis, c'est le temple de la famille.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
Les deux plus belles conquêtes que l'homme ait faites sur lui-même, c'est le saut périlleux et la philosophie.
Il faut sauver l'espérance. C'est le grand problème de ce siècle.
Le monopole, c'est le dogme.
Donc, en fait, la seule chose que vous pouvez juger dans ce sport, c'est le long terme. Vous pouvez juger une carrière ou une saison, mais pas une course.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.