La mode c'est le goût des autres.
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
Jouer, c'est le contraire de déclamer, de réciter.
La beauté est la divinité visible, c'est le bonheur palpable, c'est le ciel descendu sur la terre.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
Changer les choses de place c'est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.
Le temps, c'est le besoin d'argent qui nous le vole.
Etre heureux c'est le plus sûr moyen que nous ayons d'approcher du bien.
Le commencement du talent pour un littérateur, c'est le besoin de faire croire qu'il n'est pas compris de sa famille.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
En radio, le seul lien ténu, précis, permanent, entre celui qui parle dans le micro et celui qui l'écoute, c'est le filet de la voix et de la musique, qui coule.
Si nous perdons la liberté ici, il n'y a pas d'endroit où s'échapper. C'est le dernier combat sur terre.
Ecrire, c'est le bonheur de tourner le dos à la société.
Ce n'est pas l'expérience qui compte, c'est le mensonge bien organisé.
Le metteur en scène, c'est le comble du traducteur.
Après tout, c'est le développement de la personnalité humaine qui est le but suprême de la civilisation.
- Pourquoi tout le monde part en vacances en famille ?- Parce que c'est le seul moyen qu'on a trouvé pour être content de rentrer.
Solitude : c'est le même mot pour deux situations opposées, la solitude subie, la solitude désirée.
Réduire l'art à une question de "forme", c'est le rapetisser et le rétrécir outre mesure.
D'abord, c'est le lit et ensuite, les malentendus. On finit toujours par être obligé de regarder justement le programme de télévision qu'on n'aime pas.
Le théâtre, c'est le temps que chacun s'octroie pour se mesurer à l'aune de l'autre.
Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer.
La foi, c'est le souvenir de Dieu.
C'est le soulier qui sait si le bas est percé.
C'est le plateau où, toute la nuit, la pluie a foulé l'herbe.
Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre.
Il est indispensable d'aller au collège. C'est le seul moyen d'apprendre ce qui n'a aucune importance.
Trop de douceur écrite sur la figure. C'est le signe de ceux que l'on exploite.
C'est le lieu de conception qui est le véritable lieu de naissance, car c'est là que tout commence.
Les deux Dumas ont renversé la théorie de l'économie. C'est le père qui fut le prodigue, et le fils qui fut l'avare.
Le logis, c'est le temple de la famille.
Ce n'est pas un privilège de l'artiste d'avoir une ouverture au monde, c'est le privilège de tout ceux qui cherchent.
Si vous voulez être en forme pour toute la journée, chaque matin, levez-vous du pied droit : le pied droit, c'est le pied de la bonne humeur !
Ici, le sens des valeurs, C'est le sens des affaires Ici, la poche du coeur Est une poche revolver.
C'est le langage qui divise.
Un manteau royal va toujours bien. C'est le triomphe de la confection.
Les rapports avec les hommes d'affaire et les avocats. C'est le problème de toutes les veuves.
C'est le mariage qui fait le pouvoir : le chevalier ne convoite une femme que pour les richesses qu'elle peut lui apporter et celui qui réussit un bon mariage se hausse au rang des puissants.
La bonne poire, c'est le mec sympa, trahi de toutes parts. Le con de l'histoire.
La liberté de la presse, c'est le droit de dire ce que ne pense pas le propriétaire du journal à condition que ça ne gêne pas les annonceurs.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Demain, c'est le pays du hasard.
Ce qui est satisfait, c'est le coeur ; le ventre est gourmand.
J'ai besoin de ne pas m'ennuyer pour être créatif. Me casser, partir, c'est le seul truc qui m'apaise un peu.
L'incertitude, c'est le pire de tous les supplices.
Mais de tous les monarques, le plus dur, le plus despotique, le plus intolérable, c'est le monarque "peuple".
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge; qui ayant le choix d'être sujet ou d'être libre, quitte sa franchise et prend le joug; qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse.