Du premier baiser : c'est le lien qui relie l'obscurité du passé à l'éclat du futur, le lien entre le silence des sentiments et leur mélodie.
L'idée, c'est la graine, la méthode, c'est le sol.
Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le paradis.
On dit toujours que c'est d'un ver que sort le papillon ; chez l'homme, c'est le papillon qui devient un ver.
Savoir donner, peu le savent, c'est le secret du bonheur.
La vertu accouplée à la beauté, c'est le miel servant de sauce au sucre.
La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c'est le sentiment de l'injustice. Nous avons l'impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d'une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien.
Le journalisme, c'est le contact et la distance.
Le pouvoir est ce qu'ils aiment - c'est le plus grand de tous les aphrodisiaques.
C'est le sort d'un héros d'être persécuté.
La justification, c'est le début du mensonge.
Avoir des dettes, c'est le seul moyen de rester dans la mémoire des classes commerçantes.
Peut-on être un saint sans Dieu : c'est le seul problème concret que je connaisse aujourd'hui.
- C'est quoi Dieu ? - Tu vois quand tu fermes les yeux et que tu désires un truc très fort. Et bah Dieu c'est le mec qui en a rien à foutre.
Tu me consacres du temps, c'est le plus généreux de tous les cadeaux.
C'est le privilège des dieux de ne rien vouloir, et des hommes divins de vouloir peu.
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et on fait les choses.
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même en espérant que les autres fassent la même démarche ; le monde ira mieux alors ; crois moi, c'est le seul chemin.
C'est le temps seul qui révèle l'homme juste ; un seul jour dévoile le perfide.
Le leadership résout les problèmes. Le jour où les soldats cesseront de vous apporter leurs problèmes, c'est le jour où vous cesserez de les diriger. Ils ont soit perdu confiance que vous pouvez les aider, soit conclu que vous ne vous en souciez pas. Dans les deux cas, c'est un échec du leadership.
La nostalgie du Paradis, c'est le désir de l'homme de ne pas être homme.
Il faut rester insolent. La fin de l'insolence, c'est le début de la vieillesse.
- Tu sais à quoi on reconnait un belge dans un sous-marin ? Ben, c'est le seul qui a un parachute.
La tradition, c'est le progrès dans le passé ; le progrès, dans l'avenir, ce sera la tradition.
Nous possédons la liberté de l'âme. Nous ne jouissons pas de la liberté de la chair ; et c'est le corps que partout il faut suivre.
Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
La première qualité d'un créateur, c'est le courage. Le courage d'affronter le scepticisme, le conformisme et, finalement, la jalousie.
C'est le monde à l'envers quoi. Vous, vous pouvez éventuellement savoir ce que vous allez faire, mais jamais ce que vous venez de faire.
Le jazz est vif, douloureux, doux, tendre, lent ; il apaise, il bouleverse, c'est de la musique et ce qu'il rythme est vrai, c'est le pouls de la vie.
Comment peut-on prétendre que les amis sont rares, dans le besoin ? Mais c'est le contraire. À peine a-t-on fait amitié avec un homme, que le voilà aussitôt dans le besoin et qu'il vous emprunte de l'argent.
Le remords, c'est le crime enfoncé dans l'âme, qui s'oxyde.
Le diable ne croit pas, non pas parce que c'est le diable, mais parce qu'il est vieux.
Le compromis, ça n'est pas la compromission, c'est l'envers du fanatisme. La compromission c'est la lâcheté. Le compromis, c'est le courage.
Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
Dans la passion, c'est le rêve qui compte.
C'est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, Le savant obstiné dont le front s'alourdit, Et l'ouvrier courbé qui regagne son lit.
Il existe un mot qui désigne l'acte de donner et celui de prendre, la charité et l'avidité, la bienfaisance et la convoitise, c'est le mot amour.
La ponctuation c'est le sel de la phrase.
L'avenir, c'est la foi de notre âge : c'est le flambeau du passé, l'étoile du présent.
L'avenir ne fait aucun doute, c'est le passé qui est imprévisible. Et l'avenir n'est qu'un présent en devenir.
C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.
Une femme laide, c'est le trésor d'une maison : cela évite bien des préoccupations.
Le beau, c'est le vrai bien habillé.
Dans une société qui devient de plus en plus matérialiste, le confesseur, c'est le médecin.
La solitude chez soi, c'est le drame de la vie, pour beaucoup ; pourtant les êtres les plus heureux que j'ai vus, c'était des solitaires.
La chose la plus incroyable lorsqu'on tombe amoureux, c'est le temps passé nu.
L'impuissance du pouvoir contre l'individu réellement libre est une des grandes chances de libération de l'homme, c'est le grain de sable de son destin, sa grandeur.
La liberté, ce n'est pas la liberté de faire n'importe quoi, c'est le refus de faire ce qui est nuisible.
La note, c'est le salaire de l'étudiant.
Cela m'ennuie de parler de cette histoire. Tout y est absurde, mesquin. J'y vois des sortes...des sortes d'offenses. Oui, c'est le mot. Qu'un homme puisse se trouver dans une situation absurde, je trouve cela insultant. c'est ce qui me fâche [...] ► Lire la suite