C'est le rêveur, le faiseur de plans, qui subissent l'étreinte de la loi ; ce n'est jamais le philosophe.
Toute métaphysique résulte d'un mauvais usage des mots.
L'écrivain de par la nature de sa profession est un rêveur et un rêveur conscient. Il doit imaginer, et l'imagination nécessite de l'humilité, de l'amour et un grand courage.
Il est comme le sel, il n'est absent à aucun repas.
Le crime n'est chez l'homme qu'une entreprise engagée de façon maladroite.
L'ignorance est la mère de tous les crimes. Un crime est, avant tout, un manque de raisonnement.
Le crime se reflète toujours sur les esprits des témoins et des proches. Il faut les considérer comme des miroirs ; le meurtrier se cache dans un des angles morts.
La loi ne donne pas les mêmes droits au pauvre qu'au riche.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Qu'on parle de civilisation chrétienne, d'humanisme gréco-latin ou de « matérialisme historique », on ne désigne pas autre chose que cette évolution qui est la loi même de l'humanité.
L'ours en cage ne peut que satisfaire l'ambition aventureuse des faibles, tandis que le cerf sauvage évoque une liberté et une vigueur pénétrantes.
La force se fait sa propre loi et le pouvoir ne souffre aucun partage.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
Combien de temps encore, des musulmans vont-ils choisir l'extérieur au lieu de l'intérieur, la règle au lieu de la vertu, la loi au lieu du coeur ?
Quel crime de lèse-million que de démontrer aux riches l'impuissance de l'or !
Vivez votre vie comme si chacun de vos actes devait devenir une loi universelle.
L'urgence est de rétablir avec les choses un contact personnel, frais, contraignant, magique. La révolution sera sociale et poétique ou ne sera pas.
Celui-là fait le crime à qui le crime sert.
La loi médiatique consiste à tempérer, à cacher, à noyer, à effacer l'information.
Un gredin qui tourne la loi est moins à craindre en son action qu'un homme de bien qui la discute avec sagesse et clairvoyance.
Un gagnant est un rêveur qui n'abandonne jamais.
Ce n'est pas un crime de savoir plusieurs langues, c'est plutôt un malheur.
La démocratie n'est pas la loi de la majorité mais la protection de la minorité.
La loi doit avoir autorité sur les hommes, et non les hommes sur la loi.
Le hasard est une loi qui voyage incognito.
Etre philosophe aujourd'hui n'est même plus drôle : on a trop de motifs de rire, on ne sait plus où donner de la tête.
George Sand est un coeur lumineux, une belle âme, un généreux combattant du progrès, une flamme dans notre temps. C'est un bien plus vrai et bien plus puissant philosophe que certains bonshommes plus ou moins fameux du quart d'heure que nous traversons.
Si on gagne sa vie, on doit prendre des risques. C'est la loi du métier.
Une règle du parlement d'Utopie est de ne jamais débattre d'une loi le même jour de sa proposition.
L'impulsion du seul appétit est esclavage, l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté.
Tout bon mathématicien doit également être un bon joueur d'échecs et vice versa.